Psychanalyse : la règle du Je
Existe-t-il un moyen d'affranchir les hommes de la menace de la guerre? De canaliser l'agressivité de l'être humain et de le rendre psychiquement mieux armé contre ses pulsions de haine et de destruction? Telles sont les questions qu'Albert Einstein, le 30 juillet 1932, pose, inquiet, dans une lettre à Sigmund Freud, alors que la violence fasciste et nazie s'étend en Europe. Dès septembre, le père de la psychanalyse, qu'Einstein appelle le « grand connaisseur des instincts humains », répond au physicien, en s'expliquant sur les soubassements psychiques du comportement, et en précisant les voies possibles vers une cessation des conflits qui déchirent les hommes.
Cette correspondance, publiée en 1933 par l'Institut international de coopération intellectuelle, le précurseur de I'Unesco, sous le titre Pourquoi la guerre?, constitue, avec quelques autres échanges de vues entre personnalités marquantes du monde intellectuel d'alors, l'une des initiatives les plus remarquables de la Société des Nations dont l'Organisation des Nations Unies a repris la mission en 1946 pour consolider, dans l'esprit des hommes, une paix de plus en plus menacée.
Soixante ans plus tard, ce document quasiment inédit reste une mise au point qui n'a rien perdu ni de son intérêt, ni de sa validité. De larges extraits de la lettre d'Albert Einstein ont déjà paru dans le Courrier (dans notre numéro de mai 1985, « Quarante ans après », commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale). Pour la première fois, nous présentons dans ce numéro, légèrement abrégée, la réponse de Sigmund Freud.
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