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Chefs-d'oeuvre japonais de l'âge de pierre

L'histoire de l'art japonais commence il y a quelque six mille ans, dans les brouillards des premiers âges. A ces six millénaires (ou du moins à l'époque qui s'étend entre l'installation des premiers habitants dans l'archipel japonais, il y a quatre ou six mille ans, et l'apparition du bouddhisme, en l'an 552 après J.-C.) les Japonais ont donné le nom de Joko Jidai, l'âge ancien.

Il n'existe aucun témoignage écrit sur cette période, car l'écriture y était inconnue. Mais les études archéologiques ont permis de reconstituer une image des premiers Japonais et de leur manière de vivre à l'âge de pierre.

Ils vivaient de chasse et de pêche, de la cueillette des fruits sauvages et de la capture de crustacés. Ils utilisaient des outils de pierre. On a donné à cette époque le nom de période de la poterie Jômon (corde tressée). Cette civilisation est en effet caractérisée par des poteries primitives sur lesquelles étaient imprimées des décorations obtenues en pressant contre l'argile des cordes ou des nattes faites en paille de riz tressée. Les hommes vivaient dans des habitations qui n'étaient autre chose que des excavations creusées dans le sol, avec un foyer en leur centre et des toits semblables à ceux de nos tentes. Des fouilles effectuées dans ces excavations ont permis de ramener au jour non seulement des poteries, mais des pointes de flèches en silex, des hachettes et des statuettes d'argile ou dogu.

Comme le foetus humain, qui présente des formes bizarres, les figurines d'argile de l'âge de pierre ont des corps accroupis et des têtes aplaties. La plupart ont de quinze à vingt centimètres de haut ; certaines ont cinq centimètres, d'autres en atteignent trente. Elles ont été découvertes dans le centre et le nord du Japon, souvent avec des poteries Jômon.

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Juin 1958