Thème:
Banque d'Expertise, Contribuer aux ODD
Type de projet:
Renforcement des capacités, Monitoring
Pays:
Partenaire local:
  • Ministry of Culture
    Type d'organisation: 
    Autorité publique
Activité connexe:
Début
Jul 2018
Fin
Jun 2022

Contexte/Aperçu

Le Burkina Faso s’est associé à l’UNESCO pour la mise en œuvre du projet « Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles » (2014-2018), ce qui a conduit à la mise en place de mécanismes de collecte de données, au renforcement des mécanismes de coordination entre les représentants des gouvernements et de la société civile, à la production réussie d'un deuxième Rapport périodique quadriennal (RPQ) en 2016 et à l’identification de domaines clés pour toute action politique future.

Dans ce contexte, deux stratégies importantes inspirées des principes de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ont été adoptées : le Plan national de développement économique et social 2016-2020 (PNDES) et la nouvelle Stratégie nationale de la culture et du tourisme (SNCT), qui reconnaissent tous deux le potentiel des industries culturelles et créatives pour la croissance économique et la cohésion sociale. En outre, un Fonds pour le développement culturel a été créé pour soutenir les organisations de la société civile.

Dans le cadre de la deuxième phase du projet, le Burkina Faso s’associe à nouveau avec l’UNESCO pour s’appuyer sur les résultats obtenus jusqu’à présent, pérenniser les mécanismes et plateformes mis en place pour le dialogue sur les politiques et suivre les priorités politiques dans la perspective de la production du troisième rapport périodique à soumettre en avril 2020. Les activités de suivi établiront également des liens entre le suivi et la mise en œuvre des politiques, notamment en ce qui concerne la promotion de l’égalité des genres dans les secteurs créatifs.

Promouvoir l'égalité des genres dans l'industrie cinématographique africaine

S’appuyant sur le 50ème anniversaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO, 23 février-2 mars 2019), le Burkina Faso et l’UNESCO ont uni leurs efforts pour traiter en priorité politique les défis et les opportunités des femmes dans le secteur cinématographique africain.

Un événement de mise en réseau d’une demi-journée intitulé « L'assemblée des Yennenga : Où sont les réalisatrices ? » a été organisé et a réuni des femmes travaillant dans le secteur du cinéma pour partager leurs expériences et formuler des recommandations politiques. Les professionnelles du cinéma ont exprimé le besoin de solidarité, d’égalité de rémunération et d’appui juridique pour la défense de leurs droits, ce qu’elles ont officiellement présenté à Mme Sika Kaboré, Première dame du Burkina Faso.

Une table ronde de haut niveau intitulée « 50 ans de FESPACO : 50-50 pour les femmes » a également été organisée avec la participation d’Audrey Azoulay, Directrice générale de l'UNESCO, et de Mme Sika Kaboré, Première dame du Burkina Faso. La table ronde a réuni des réalisatrices, des distributeurs de films et des ministres de la culture d’Afrique de l’Ouest afin de débattre des difficultés rencontrées par les femmes pour accéder à des opportunités de financement et de formation dans les industries du film et de la radiodiffusion. A également été examinée la question de l’égalité des genres dans les politiques culturelles nationales et la représentation des femmes aux postes de prise décision.

Les activités mises en œuvre ont servi à accroître la visibilité des défis et des opportunités pour l’égalité des genres dans l’industrie cinématographique africaine, à renforcer les capacités des femmes cinéastes par la mise en réseau et le partage des connaissances, à regrouper une première série de recommandations sous le slogan « Les femmes cinéastes sont des réalisateurs comme les autres », et à mobiliser les décideurs politiques pour soutenir la participation des femmes à l’industrie cinématographique africaine.

Lancement du Rapport mondial 2018 « ReIPenser les politiques culturelles »

Le deuxième Rapport mondial « ReIPenser les politiques culturelles : la créativité au cœur du développement » a été lancé à Ouagadougou le 28 février 2019 à l’occasion du festival FESPACO.

Le Secrétaire général de la Commission nationale burkinabé pour l'UNESCO, Aristide Dabire, le Secrétaire général du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, Lassina Simpore, le Directeur du bureau de l'UNESCO à Dakar, Dimitri Sanga, et la Secrétaire de la Convention de 2005 de l'UNESCO, Danielle Cliche, ont participé à une discussion publique sur les principaux messages et recommandations des Rapports mondiaux et ont lancé un débat sur les mécanismes de soutien aux artistes et aux professionnels de la culture.

A cette occasion, Patric Lega, le point de contact national pour la Convention de 2005, a présenté les différentes réalisations du Burkina Faso dans la mise en œuvre des objectifs de la Convention de 2005. Ont été mis en exergue la décentralisation de la politique culturelle du Burkina Faso, la création du Fonds de développement culturel et touristique et les collaborations avec la Chambre de commerce du Burkina Faso pour promouvoir l’entreprenariat culturel et créatif.

Le lancement du rapport a été suivi par une conférence « Créer | 2030 » sur les programmes d'assistance et de coopération internationales de l'UNESCO en faveur du secteur cinématographique et audiovisuel en Afrique. Les bénéficiaires du Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC) de l’UNESCO du Sénégal, Malawi, Madagascar et Cameroun ont discuté de leurs réalisations et défis.

Atelier national de formation

Un atelier national de formation sur le processus d’élaboration du rapport périodique s’est tenu du 4 au 7 décembre 2019 à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso. L’atelier, animé par Désiré Ouédraogo, membre de la Banque d’expertise de l’UNESCO, a été organisé par la Direction générale des études et des statistiques sectorielles, le Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) et le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar. L’atelier a porté sur une série de communications relatives à la promotion des industries culturelles et créatives au Burkina Faso, aux résultats et recommandations du 2ème rapport du Burkina Faso et à l’état des lieux de la production de statistiques culturelles ainsi que sur le canevas des rapports périodiques, la formulation des résultats et défis et le plan d’action pour la suite du processus. L’atelier a notamment apporté une clarification sur les notions de mesure, d’arts numériques, de gestion culturelle et de régénération culturelle ainsi que la justification d’un canevas spécifique à la société civile.  

Consultation multipartite

Une consultation multipartite a été organisée les 9 et 10 janvier 2020 à Ouagadougou, au Burkina Faso. M. Abdoul Karim SANGO, ministre de la culture, des arts et du tourisme du Burkina Faso, a ouvert la consultation à laquelle ont participé plus de 100 personnes représentant des organismes publics culturels et non culturels ainsi que la société civile. Le ministre a rappelé que l’objectif de la consultation est d’informer tous les acteurs investis dans la mise en œuvre de la Convention de 2005 sur le processus de rapport périodique et de solliciter leur soutien. Les discussions entre les participants ont suscité des débats intéressants sur la production et la diffusion de statistiques culturelles, l’appropriation de la Convention de 2005 par toutes les parties prenantes et les méthodologies de suivi des politiques. Le 10 janvier 2020, une session spécifique avec les médias a été organisée pour informer les acteurs concernés sur le processus mené par le Burkina Faso pour l’élaboration de son troisième rapport périodique. L’objectif était également d’assurer la visibilité des activités et de rechercher leur soutien. Les journalistes présents représentaient quinze médias de la presse écrite, de la radio, de la télévision et des médias en ligne. Une session spécifique a également été organisée avec les organisations de la société civile et les associations professionnelles du secteur culturel. Cette session a permis de partager des informations et de dialoguer sur le suivi participatif des politiques et sur les caractéristiques d’une méthodologie inclusive et transparente.

Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles au Burkina Faso

French
Photo Gallery: 
Countries: 
Burkina Faso
Local Partner: 
Ministry of Culture
Type d'organisation: 
Autorité publique
Date: 
2018 à 2022
Context/Overview: 

Le Burkina Faso s’est associé à l’UNESCO pour la mise en œuvre du projet « Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles » (2014-2018), ce qui a conduit à la mise en place de mécanismes de collecte de données, au renforcement des mécanismes de coordination entre les représentants des gouvernements et de la société civile, à la production réussie d'un deuxième Rapport périodique quadriennal (RPQ) en 2016 et à l’identification de domaines clés pour toute action politique future.

Dans ce contexte, deux stratégies importantes inspirées des principes de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ont été adoptées : le Plan national de développement économique et social 2016-2020 (PNDES) et la nouvelle Stratégie nationale de la culture et du tourisme (SNCT), qui reconnaissent tous deux le potentiel des industries culturelles et créatives pour la croissance économique et la cohésion sociale. En outre, un Fonds pour le développement culturel a été créé pour soutenir les organisations de la société civile.

Dans le cadre de la deuxième phase du projet, le Burkina Faso s’associe à nouveau avec l’UNESCO pour s’appuyer sur les résultats obtenus jusqu’à présent, pérenniser les mécanismes et plateformes mis en place pour le dialogue sur les politiques et suivre les priorités politiques dans la perspective de la production du troisième rapport périodique à soumettre en avril 2020. Les activités de suivi établiront également des liens entre le suivi et la mise en œuvre des politiques, notamment en ce qui concerne la promotion de l’égalité des genres dans les secteurs créatifs.

Section for activities: 
Titre de la section: 
Promouvoir l'égalité des genres dans l'industrie cinématographique africaine
Brève description: 

S’appuyant sur le 50ème anniversaire du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO, 23 février-2 mars 2019), le Burkina Faso et l’UNESCO ont uni leurs efforts pour traiter en priorité politique les défis et les opportunités des femmes dans le secteur cinématographique africain.

Un événement de mise en réseau d’une demi-journée intitulé « L'assemblée des Yennenga : Où sont les réalisatrices ? » a été organisé et a réuni des femmes travaillant dans le secteur du cinéma pour partager leurs expériences et formuler des recommandations politiques. Les professionnelles du cinéma ont exprimé le besoin de solidarité, d’égalité de rémunération et d’appui juridique pour la défense de leurs droits, ce qu’elles ont officiellement présenté à Mme Sika Kaboré, Première dame du Burkina Faso.

Une table ronde de haut niveau intitulée « 50 ans de FESPACO : 50-50 pour les femmes » a également été organisée avec la participation d’Audrey Azoulay, Directrice générale de l'UNESCO, et de Mme Sika Kaboré, Première dame du Burkina Faso. La table ronde a réuni des réalisatrices, des distributeurs de films et des ministres de la culture d’Afrique de l’Ouest afin de débattre des difficultés rencontrées par les femmes pour accéder à des opportunités de financement et de formation dans les industries du film et de la radiodiffusion. A également été examinée la question de l’égalité des genres dans les politiques culturelles nationales et la représentation des femmes aux postes de prise décision.

Les activités mises en œuvre ont servi à accroître la visibilité des défis et des opportunités pour l’égalité des genres dans l’industrie cinématographique africaine, à renforcer les capacités des femmes cinéastes par la mise en réseau et le partage des connaissances, à regrouper une première série de recommandations sous le slogan « Les femmes cinéastes sont des réalisateurs comme les autres », et à mobiliser les décideurs politiques pour soutenir la participation des femmes à l’industrie cinématographique africaine.

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Titre de la section: 
Lancement du Rapport mondial 2018 « ReIPenser les politiques culturelles »
Brève description: 

Le deuxième Rapport mondial « ReIPenser les politiques culturelles : la créativité au cœur du développement » a été lancé à Ouagadougou le 28 février 2019 à l’occasion du festival FESPACO.

Le Secrétaire général de la Commission nationale burkinabé pour l'UNESCO, Aristide Dabire, le Secrétaire général du Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, Lassina Simpore, le Directeur du bureau de l'UNESCO à Dakar, Dimitri Sanga, et la Secrétaire de la Convention de 2005 de l'UNESCO, Danielle Cliche, ont participé à une discussion publique sur les principaux messages et recommandations des Rapports mondiaux et ont lancé un débat sur les mécanismes de soutien aux artistes et aux professionnels de la culture.

A cette occasion, Patric Lega, le point de contact national pour la Convention de 2005, a présenté les différentes réalisations du Burkina Faso dans la mise en œuvre des objectifs de la Convention de 2005. Ont été mis en exergue la décentralisation de la politique culturelle du Burkina Faso, la création du Fonds de développement culturel et touristique et les collaborations avec la Chambre de commerce du Burkina Faso pour promouvoir l’entreprenariat culturel et créatif.

Le lancement du rapport a été suivi par une conférence « Créer | 2030 » sur les programmes d'assistance et de coopération internationales de l'UNESCO en faveur du secteur cinématographique et audiovisuel en Afrique. Les bénéficiaires du Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC) de l’UNESCO du Sénégal, Malawi, Madagascar et Cameroun ont discuté de leurs réalisations et défis.

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Titre de la section: 
Atelier national de formation
Brève description: 

Un atelier national de formation sur le processus d’élaboration du rapport périodique s’est tenu du 4 au 7 décembre 2019 à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso. L’atelier, animé par Désiré Ouédraogo, membre de la Banque d’expertise de l’UNESCO, a été organisé par la Direction générale des études et des statistiques sectorielles, le Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) et le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar. L’atelier a porté sur une série de communications relatives à la promotion des industries culturelles et créatives au Burkina Faso, aux résultats et recommandations du 2ème rapport du Burkina Faso et à l’état des lieux de la production de statistiques culturelles ainsi que sur le canevas des rapports périodiques, la formulation des résultats et défis et le plan d’action pour la suite du processus. L’atelier a notamment apporté une clarification sur les notions de mesure, d’arts numériques, de gestion culturelle et de régénération culturelle ainsi que la justification d’un canevas spécifique à la société civile.  

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Consultation multipartite
Brève description: 

Une consultation multipartite a été organisée les 9 et 10 janvier 2020 à Ouagadougou, au Burkina Faso. M. Abdoul Karim SANGO, ministre de la culture, des arts et du tourisme du Burkina Faso, a ouvert la consultation à laquelle ont participé plus de 100 personnes représentant des organismes publics culturels et non culturels ainsi que la société civile. Le ministre a rappelé que l’objectif de la consultation est d’informer tous les acteurs investis dans la mise en œuvre de la Convention de 2005 sur le processus de rapport périodique et de solliciter leur soutien. Les discussions entre les participants ont suscité des débats intéressants sur la production et la diffusion de statistiques culturelles, l’appropriation de la Convention de 2005 par toutes les parties prenantes et les méthodologies de suivi des politiques. Le 10 janvier 2020, une session spécifique avec les médias a été organisée pour informer les acteurs concernés sur le processus mené par le Burkina Faso pour l’élaboration de son troisième rapport périodique. L’objectif était également d’assurer la visibilité des activités et de rechercher leur soutien. Les journalistes présents représentaient quinze médias de la presse écrite, de la radio, de la télévision et des médias en ligne. Une session spécifique a également été organisée avec les organisations de la société civile et les associations professionnelles du secteur culturel. Cette session a permis de partager des informations et de dialoguer sur le suivi participatif des politiques et sur les caractéristiques d’une méthodologie inclusive et transparente.

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Donors: 
Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (Sida)
Related activity: 
Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles