Thème:
Banque d'Expertise, Contribuer aux ODD
Type de projet:
Renforcement des capacités, Monitoring
Pays:
Activité connexe:
Début
Jul 2018
Fin
Jun 2022

Contexte/Aperçu

Le Mali connaît depuis quelques années des troubles sécuritaires qui menacent la paix et la cohésion sociale. Dans ce contexte, le Mali a mis l’accent sur le rôle de la culture dans la construction de la paix et la réconciliation. La sauvegarde et la protection du patrimoine a été au cœur de la politique culturelle malienne, notamment en réponse aux destructions et dégradations subies durant le conflit. Toutefois, le secteur des industries culturelles et créatives continue de se développer au Mali, au travers de festivals, de biennales artistiques et culturelles, et d’initiatives de la société civile ainsi que des mesures de soutien dans le secteur audiovisuel et de la photographie.

En outre, il s’agit pour le Mali de continuer à renforcer son cadre normatif ainsi que le développement de politiques publiques en vue de professionnaliser le secteur des industries culturelles et créatives (ICC). Le Document-cadre de politique culturelle de 2013 comporte trois axes stratégiques centrés sur les conditions de travail des professionnels de la culture, le renforcement structurel des industries culturelles et créatives et le renforcement de la place et du rôle de la culture dans tous les domaines de politique sectorielle. Le Document-cadre réaffirme l’engagement du Mali pour la créativité comme pilier du développement et son soutien envers les artistes et les opérateurs culturels. L’adoption en février 2016 par le Mali d’un décret sur le statut des artistes affirmant notamment le principe de liberté artistique constitue une manifestation de cet engagement.

Le projet de l’UNESCO/ASDI sur le suivi participatif des politiques culturelles présente une opportunité de créer un espace de dialogue entre les instances gouvernementales et les acteurs du secteur des arts, de la culture et des médias. A travers un processus collaboratif, le projet a pour but de structurer le secteur des ICCs et de promouvoir la diversité des expressions culturelles et un accès plus large aux contenus locaux. Ce sera aussi pour le Mali l’occasion de soumettre son premier rapport périodique, qui détaillera les progrès de la mise en œuvre de la Convention de 2005.

Lancement du Rapport mondial 2018 « ReIPenser les politiques culturelles »

Le 17 Juin 2019, le Rapport mondial 2018 « Re-penser les politiques culturelles » a été lancé à Bamako. Cet événement a été l’occasion pour plus de 60 professionnels de la culture de se rassembler dans le but de promouvoir les industries culturelles et créatives (ICCs) maliennes. La séance d’échange qui s’est déroulée au cours de l’événement a révélé que de nombreux participants, bien que représentant diverses disciplines et organisations artistiques, se heurtent à des obstacles similaires, notamment le manque de fonds et de possibilités de formation. L’intégration de contributions d’acteurs culturels, y compris la prise en compte des préoccupations exprimées par les participants de l’événement, constitue l’élément central de ce projet de quatre ans - Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles au Mali. En améliorant les mécanismes de suivi et de collecte de données relatifs au secteur créatif, le projet garantit que les futures politiques répondent aux défis actuels et pressants auxquels sont confrontés les créateurs et les professionnels de la culture sur le terrain.

N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture, a affirmé l’engagement du ministère à soutenir avec ténacité les acteurs aussi bien étatiques que de la société civile. Elle a adjuté que les arts et la culture représentent « un axe stratégique national qui joue un rôle de premier plan dans le développement durable. »

La ministre a aussi salué le Rapport mondial 2018 « Re-penser les politiques culturelles » en tant que publication innovante servant « d’outil d’orientation, de document de référence et d’outil de plaidoyer et de sensibilisation ». Cette publication phare de l’UNESCO s’appuie sur les rapports périodiques quadriennauxsoumis par les pays qui ont ratifié la Convention de 2005, pour identifier les tendances et pratiques innovantes mondiales. Une équipe nationale multipartite, composée de membres du secteur public et de la société civile, a été présentée lors de l’événement comme principal responsable du premier rapport du Mali qui doit paraître en 2020. 

Atelier national de formation

Un atelier national de renforcement de capacités s’est tenu à Bamako (Mali) du 21 au 25 octobre 2019 destiné à l’équipe nationale, chargée d’élaborer le premier rapport du Mali sur la mise en œuvre de la Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles (2005). Porté par Désiré Ouédraogo, membre de la Banque d’expertise de l’UNESCO, et Fallo Baba Keita, consultant national, l’atelier a permis aux participants de se familiariser avec la Convention de 2005 et le processus de mise en œuvre du projet Sida II et d’aborder la production de statistiques culturelles et les priorités politiques de promotion des industries culturelles et créatives (ICC) au Mali. Alternant des sessions théoriques, des sessions pratiques et des travaux de groupe, l’équipe nationale a identifié des mesures et politiques sous chacun des 4 objectifs du cadre de suivi de la Convention.

Les débats ont porté sur plusieurs thématiques, notamment la contribution des médias à la production et à la diffusion de contenus culturels, le rôle des médiateurs dans la promotion des ICC, ou encore la répartition des compétences entre la société civile, le gouvernement et les autres acteurs pour une gouvernance plus efficace et transparente de la culture. La condition de l’artiste, et notamment la protection sociale, ainsi que la faiblesse des mesures de soutien à la mobilité des artistes maliens ont aussi été abordées.

L’équipe nationale du Mali est composée à 44% d’organisations de la société civile et comprends également des représentants de différents ministères et agences publiques, ce qui rend l’exercice d’élaboration du rapport périodique particulièrement inclusif. L’équipe nationale va maintenant procéder à la collecte d’informations sur les politiques et mesures qui figureront dans le rapport, ainsi qu’à déterminer les principales réalisations et les futures priorités pour promouvoir la diversité des expressions culturelles. Un comité de rédaction sera en charge de consolider les contributions des différentes parties prenantes et de rédiger le rapport. Dans ce but, un atelier résidentiel de rédaction sera organisé par le Ministère de la culture du Mali en Février 2020. 

Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles au Mali

French
Photo Gallery: 
Countries: 
Mali
Date: 
2018 à 2022
Context/Overview: 

Le Mali connaît depuis quelques années des troubles sécuritaires qui menacent la paix et la cohésion sociale. Dans ce contexte, le Mali a mis l’accent sur le rôle de la culture dans la construction de la paix et la réconciliation. La sauvegarde et la protection du patrimoine a été au cœur de la politique culturelle malienne, notamment en réponse aux destructions et dégradations subies durant le conflit. Toutefois, le secteur des industries culturelles et créatives continue de se développer au Mali, au travers de festivals, de biennales artistiques et culturelles, et d’initiatives de la société civile ainsi que des mesures de soutien dans le secteur audiovisuel et de la photographie.

En outre, il s’agit pour le Mali de continuer à renforcer son cadre normatif ainsi que le développement de politiques publiques en vue de professionnaliser le secteur des industries culturelles et créatives (ICC). Le Document-cadre de politique culturelle de 2013 comporte trois axes stratégiques centrés sur les conditions de travail des professionnels de la culture, le renforcement structurel des industries culturelles et créatives et le renforcement de la place et du rôle de la culture dans tous les domaines de politique sectorielle. Le Document-cadre réaffirme l’engagement du Mali pour la créativité comme pilier du développement et son soutien envers les artistes et les opérateurs culturels. L’adoption en février 2016 par le Mali d’un décret sur le statut des artistes affirmant notamment le principe de liberté artistique constitue une manifestation de cet engagement.

Le projet de l’UNESCO/ASDI sur le suivi participatif des politiques culturelles présente une opportunité de créer un espace de dialogue entre les instances gouvernementales et les acteurs du secteur des arts, de la culture et des médias. A travers un processus collaboratif, le projet a pour but de structurer le secteur des ICCs et de promouvoir la diversité des expressions culturelles et un accès plus large aux contenus locaux. Ce sera aussi pour le Mali l’occasion de soumettre son premier rapport périodique, qui détaillera les progrès de la mise en œuvre de la Convention de 2005.

Section for activities: 
Titre de la section: 
Lancement du Rapport mondial 2018 « ReIPenser les politiques culturelles »
Brève description: 

Le 17 Juin 2019, le Rapport mondial 2018 « Re-penser les politiques culturelles » a été lancé à Bamako. Cet événement a été l’occasion pour plus de 60 professionnels de la culture de se rassembler dans le but de promouvoir les industries culturelles et créatives (ICCs) maliennes. La séance d’échange qui s’est déroulée au cours de l’événement a révélé que de nombreux participants, bien que représentant diverses disciplines et organisations artistiques, se heurtent à des obstacles similaires, notamment le manque de fonds et de possibilités de formation. L’intégration de contributions d’acteurs culturels, y compris la prise en compte des préoccupations exprimées par les participants de l’événement, constitue l’élément central de ce projet de quatre ans - Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles au Mali. En améliorant les mécanismes de suivi et de collecte de données relatifs au secteur créatif, le projet garantit que les futures politiques répondent aux défis actuels et pressants auxquels sont confrontés les créateurs et les professionnels de la culture sur le terrain.

N’Diaye Ramatoulaye Diallo, ministre de la Culture, a affirmé l’engagement du ministère à soutenir avec ténacité les acteurs aussi bien étatiques que de la société civile. Elle a adjuté que les arts et la culture représentent « un axe stratégique national qui joue un rôle de premier plan dans le développement durable. »

La ministre a aussi salué le Rapport mondial 2018 « Re-penser les politiques culturelles » en tant que publication innovante servant « d’outil d’orientation, de document de référence et d’outil de plaidoyer et de sensibilisation ». Cette publication phare de l’UNESCO s’appuie sur les rapports périodiques quadriennauxsoumis par les pays qui ont ratifié la Convention de 2005, pour identifier les tendances et pratiques innovantes mondiales. Une équipe nationale multipartite, composée de membres du secteur public et de la société civile, a été présentée lors de l’événement comme principal responsable du premier rapport du Mali qui doit paraître en 2020. 

Poste: 
Top left
Style: 
collapsed
Titre de la section: 
Atelier national de formation
Brève description: 

Un atelier national de renforcement de capacités s’est tenu à Bamako (Mali) du 21 au 25 octobre 2019 destiné à l’équipe nationale, chargée d’élaborer le premier rapport du Mali sur la mise en œuvre de la Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles (2005). Porté par Désiré Ouédraogo, membre de la Banque d’expertise de l’UNESCO, et Fallo Baba Keita, consultant national, l’atelier a permis aux participants de se familiariser avec la Convention de 2005 et le processus de mise en œuvre du projet Sida II et d’aborder la production de statistiques culturelles et les priorités politiques de promotion des industries culturelles et créatives (ICC) au Mali. Alternant des sessions théoriques, des sessions pratiques et des travaux de groupe, l’équipe nationale a identifié des mesures et politiques sous chacun des 4 objectifs du cadre de suivi de la Convention.

Les débats ont porté sur plusieurs thématiques, notamment la contribution des médias à la production et à la diffusion de contenus culturels, le rôle des médiateurs dans la promotion des ICC, ou encore la répartition des compétences entre la société civile, le gouvernement et les autres acteurs pour une gouvernance plus efficace et transparente de la culture. La condition de l’artiste, et notamment la protection sociale, ainsi que la faiblesse des mesures de soutien à la mobilité des artistes maliens ont aussi été abordées.

L’équipe nationale du Mali est composée à 44% d’organisations de la société civile et comprends également des représentants de différents ministères et agences publiques, ce qui rend l’exercice d’élaboration du rapport périodique particulièrement inclusif. L’équipe nationale va maintenant procéder à la collecte d’informations sur les politiques et mesures qui figureront dans le rapport, ainsi qu’à déterminer les principales réalisations et les futures priorités pour promouvoir la diversité des expressions culturelles. Un comité de rédaction sera en charge de consolider les contributions des différentes parties prenantes et de rédiger le rapport. Dans ce but, un atelier résidentiel de rédaction sera organisé par le Ministère de la culture du Mali en Février 2020. 

Poste: 
Top left
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collapsed
Donors: 
Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (Sida)
Related activity: 
Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles