Thème:
Banque d'Expertise, Contribuer aux ODD
Type de projet:
Renforcement des capacités, Monitoring
Activité connexe:
Début
Jul 2018
Fin
Jun 2022

Contexte/Aperçu

Les industries culturelles et créatives (ICC) de la République Unie de Tanzanie sont en plein essor et emploient une majorité de jeunes et de femmes. Des festivals, des spectacles et des prix, un secteur de la musique dynamique et des secteurs florissants de l’artisanat, des arts, du cinéma et de l’édition ne sont que quelques exemples démontrant que les ICC sont devenus un secteur important de développement. Le paysage de la politique culturelle en Tanzanie comprend la Politique culturelle nationale (1997) et la Politique culturelle de Zanzibar (2005), toutes deux en cours de révision. La Tanzanie continentale et Zanzibar ont également établi des lois sur le droit d’auteur par le biais de la loi de 1999 sur les droit d’auteur et les droits voisins (Tanzanie continentale) et la loi de 2003 sur le droit d’auteur (Zanzibar). Le Zanzibar et la Tanzanie continentale se sont dotées d’institutions spécialisées telles que le Conseil national des arts, l’Office du film de Tanzanie, l’Autorité tanzanienne de réglementation des communications et la Société du droit d’auteur de Tanzanie et de Zanzibar respectivement. Les industries culturelles et créatives sont considérées comme les industries qui connaissent la croissance la plus rapide en Tanzanie. L’étude économique de 2018 estime un taux de croissance de 13,7 % (Ministère des Finances et de la Planification).

Néanmoins, des efforts sont nécessaires pour renforcer la chaîne de valeur culturelle et pour créer un environnement institutionnel et juridique global permettant aux jeunes talents de s’épanouir. La Tanzanie s’est donc lancée dans l’évaluation et le suivi de ses politiques culturelles et de ses pratiques novatrices, ainsi que dans l’identification des défis et lacunes spécifiques par la rédaction de son premier rapport périodique quadriennal (RPQ) sur la mise en œuvre de la Convention de 2005. En mettant en place un processus participatif unique pour mener à bien cet exercice, la Tanzanie réunira diverses parties prenantes, y compris des représentants gouvernementaux et des organisations de la société civile, afin de définir des domaines d’action prioritaires et de revoir ses politiques culturelles, notamment en ce qui concerne les lois sur le droit d’auteur, le statut de l’artiste ou l’environnement numérique. Cela permettra de soutenir l’engagement de la Tanzanie à faire de la créativité un pilier essentiel de développement durable.

Consultation multipartite

Une consultation multipartite a eu lieu le 24 octobre 2019 à Dar-es-Salaam (Tanzanie) en vue de l’élaboration du rapport périodique de la Tanzanie. La consultation a réuni des représentants de divers ministères, des acteurs de la société civile et des opérateurs culturels. La consultation a été l’occasion de mettre en lumière certaines réalisations et certains défis dans les secteurs de la culture et de la création, notamment le fait que le secteur des arts et du spectacle a été identifié comme l’un des secteurs avec la croissance la plus rapide en Tanzanie, employant une majorité de jeunes et de femmes. Toutefois, les défis comprennent une coordination inadéquate, des capacités professionnelles limitées des professionnels du secteur des arts et de la culture, une innovation limitée et un manque de soutien, ainsi que la nécessité d’améliorer les politiques culturelles et leur mise en œuvre.

 

La consultation multipartite a été suivie d’un débat « Créer 2030 » sur la culture et les industries créatives et la révolution numérique avec des panélistes de la société civile. Les discussions ont permis d’engager un débat sur l’état de la culture numérique chez les artistes et les entrepreneurs créatifs, sur les programmes de formation existants pour renforcer les aptitudes et compétences numériques et sur les innovations numériques dans les industries culturelles et créatives.

Atelier national de formation

Un atelier national de formation a eu lieu du 20 au 23 octobre 2019 à Dar es Salaam, en Tanzanie, animé par Ayeta Anne Wangusa et David Waweru, membres de la Banque d’expertise de l’UNESCO et appuyé par Doreen Anthony Sinare, experte nationale. L’équipe nationale, chargée d’élaborer et de rédiger le rapport périodique de la Tanzanie de manière participative, a reçu une formation sur la Convention de l’UNESCO de 2005 et son cadre de suivi et sur la façon de remplir le formulaire du rapport périodique. L’atelier comprenait une série d’exposés ainsi que des exercices de groupe et a permis de définir une série de politiques et de mesures à inclure dans le rapport périodique. Une équipe de rédaction a été choisie pour assurer le suivi de la collecte des données et de la rédaction du rapport. L’équipe nationale tanzanienne est composée de représentants de la Tanzanie continentale et du Zanzibar. Trois réunions sont prévues avec l’équipe nationale.

Présentation publique

Le 10 mars 2020, une présentation publique multipartite du projet de rapport périodique a été organisée à Dar-es-Salaam, en Tanzanie. Co-organisée par le ministère de l’information, de la culture, des arts et des sports et le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est, le Bureau de l’UNESCO à Dar-es-Salaam et la Commission nationale de la République unie de Tanzanie, la présentation publique a réuni plus de 70 participants. Les objectifs de la présentation publique étaient de partager le processus et les résultats de l’exercice du rapport périodique, de favoriser un dialogue interactif et de recueillir les commentaires et contributions des parties prenantes concernées et de soutenir la formulation de recommandations politiques. Le ministre de l’information, de la culture, des arts et des sports a prononcé un discours d’ouverture avec l’ambassadeur de Suède en République unie de Tanzanie.

 

Une analyse des tendances de la mise en œuvre par la Tanzanie de la Convention de 2005 de l’UNESCO et le projet de rapport périodique ont été présentés aux participants. Des discussions interactives par le biais de travaux de groupe ont été encouragées, chaque groupe analysant l’un des quatre objectifs du cadre de suivi de la Convention. Les participants comprenaient des représentants de divers ministères, d’associations professionnelles, d’artistes et d’organisations de la société civile. Une attention particulière a été portée aux représentants des régions et aux questions de gouvernance local, au travers de la participation de plusieurs représentants de Zanzibar et du ministère de l’administration régionale et du gouvernement local.

ResiliArt Tanzanie

Le ministère tanzanien de l'Information, de la Culture, des Arts et des Sports s'est associé à l’organisation pour la culture et le développement de l'Afrique de l'Est (CDEA) et à Midundo Radio pour organiser un débat ResiliArt Tanzanie le 21 mai 2020, Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. Le thème du débat était « Les défis et la nouvelle normalité dans l'ère post-Covid-19 ». Le directeur du département de la culture et du développement, membre du panel, a assuré aux participants que le ministère travaillait en étroite collaboration avec les associations, les groupes d'artistes et les parties prenantes pour développer une stratégie visant à protéger les travailleurs créatifs des ramifications économiques de la pandémie.

ResiliArt Afrique de l’Est : La créativité en temps de crise

« Y a-t-il un dialogue interculturel sur la Covid-19 entre les créateurs d'Afrique de l'Est ? » Des artistes et des gestionnaires culturels de la Tanzanie, du Kenya et de l'Ouganda ont participé au ResiliArt Afrique de l’Est le 4 juin 2020 pour explorer les défis uniques auxquels sont confrontés les créateurs de la région.

 

Bien que leurs disciplines artistiques varient, les participants des trois pays ont fait une transition de leur processus de création et de distribution vers le travail en ligne. Ils ont partagé une inquiétude pour les artistes qui n'ont pas les moyens de se procurer un accès à internet pour effectuer cette transition, ainsi que pour le public ayant un accès limité à l'internet. Le manque de compétences numériques et de formation parmi les professionnels de la culture a été soulevé comme un autre problème commun.

 

En même temps, les voix de la résilience et de l'espoir ont été entendues. La pandémie n'a pas seulement été une force négative - elle est aussi « une opportunité », a déclaré Princely Glorious, un artiste numérique de Tanzanie. Les mesures d'éloignement physique ont forcé de nombreux artistes à « s'arrêter et à réfléchir », et ont « activé la créativité ». D'autres ont estimé qu'il y a eu un essor des collaborations artistiques. Ils ont déclaré que la production participative des connaissances et des talents peut être la réponse au manque de ressources en Afrique de l'Est.

Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles en Tanzanie

French
Photo Gallery: 
©Philippe Nyirimihigo
Countries: 
République-Unie de Tanzanie
Date: 
2018 à 2022
Context/Overview: 

Les industries culturelles et créatives (ICC) de la République Unie de Tanzanie sont en plein essor et emploient une majorité de jeunes et de femmes. Des festivals, des spectacles et des prix, un secteur de la musique dynamique et des secteurs florissants de l’artisanat, des arts, du cinéma et de l’édition ne sont que quelques exemples démontrant que les ICC sont devenus un secteur important de développement. Le paysage de la politique culturelle en Tanzanie comprend la Politique culturelle nationale (1997) et la Politique culturelle de Zanzibar (2005), toutes deux en cours de révision. La Tanzanie continentale et Zanzibar ont également établi des lois sur le droit d’auteur par le biais de la loi de 1999 sur les droit d’auteur et les droits voisins (Tanzanie continentale) et la loi de 2003 sur le droit d’auteur (Zanzibar). Le Zanzibar et la Tanzanie continentale se sont dotées d’institutions spécialisées telles que le Conseil national des arts, l’Office du film de Tanzanie, l’Autorité tanzanienne de réglementation des communications et la Société du droit d’auteur de Tanzanie et de Zanzibar respectivement. Les industries culturelles et créatives sont considérées comme les industries qui connaissent la croissance la plus rapide en Tanzanie. L’étude économique de 2018 estime un taux de croissance de 13,7 % (Ministère des Finances et de la Planification).

Néanmoins, des efforts sont nécessaires pour renforcer la chaîne de valeur culturelle et pour créer un environnement institutionnel et juridique global permettant aux jeunes talents de s’épanouir. La Tanzanie s’est donc lancée dans l’évaluation et le suivi de ses politiques culturelles et de ses pratiques novatrices, ainsi que dans l’identification des défis et lacunes spécifiques par la rédaction de son premier rapport périodique quadriennal (RPQ) sur la mise en œuvre de la Convention de 2005. En mettant en place un processus participatif unique pour mener à bien cet exercice, la Tanzanie réunira diverses parties prenantes, y compris des représentants gouvernementaux et des organisations de la société civile, afin de définir des domaines d’action prioritaires et de revoir ses politiques culturelles, notamment en ce qui concerne les lois sur le droit d’auteur, le statut de l’artiste ou l’environnement numérique. Cela permettra de soutenir l’engagement de la Tanzanie à faire de la créativité un pilier essentiel de développement durable.

Section for activities: 
Titre de la section: 
Consultation multipartite
Brève description: 

Une consultation multipartite a eu lieu le 24 octobre 2019 à Dar-es-Salaam (Tanzanie) en vue de l’élaboration du rapport périodique de la Tanzanie. La consultation a réuni des représentants de divers ministères, des acteurs de la société civile et des opérateurs culturels. La consultation a été l’occasion de mettre en lumière certaines réalisations et certains défis dans les secteurs de la culture et de la création, notamment le fait que le secteur des arts et du spectacle a été identifié comme l’un des secteurs avec la croissance la plus rapide en Tanzanie, employant une majorité de jeunes et de femmes. Toutefois, les défis comprennent une coordination inadéquate, des capacités professionnelles limitées des professionnels du secteur des arts et de la culture, une innovation limitée et un manque de soutien, ainsi que la nécessité d’améliorer les politiques culturelles et leur mise en œuvre.

 

La consultation multipartite a été suivie d’un débat « Créer 2030 » sur la culture et les industries créatives et la révolution numérique avec des panélistes de la société civile. Les discussions ont permis d’engager un débat sur l’état de la culture numérique chez les artistes et les entrepreneurs créatifs, sur les programmes de formation existants pour renforcer les aptitudes et compétences numériques et sur les innovations numériques dans les industries culturelles et créatives.

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Titre de la section: 
Atelier national de formation
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Un atelier national de formation a eu lieu du 20 au 23 octobre 2019 à Dar es Salaam, en Tanzanie, animé par Ayeta Anne Wangusa et David Waweru, membres de la Banque d’expertise de l’UNESCO et appuyé par Doreen Anthony Sinare, experte nationale. L’équipe nationale, chargée d’élaborer et de rédiger le rapport périodique de la Tanzanie de manière participative, a reçu une formation sur la Convention de l’UNESCO de 2005 et son cadre de suivi et sur la façon de remplir le formulaire du rapport périodique. L’atelier comprenait une série d’exposés ainsi que des exercices de groupe et a permis de définir une série de politiques et de mesures à inclure dans le rapport périodique. Une équipe de rédaction a été choisie pour assurer le suivi de la collecte des données et de la rédaction du rapport. L’équipe nationale tanzanienne est composée de représentants de la Tanzanie continentale et du Zanzibar. Trois réunions sont prévues avec l’équipe nationale.

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Présentation publique
Brève description: 

Le 10 mars 2020, une présentation publique multipartite du projet de rapport périodique a été organisée à Dar-es-Salaam, en Tanzanie. Co-organisée par le ministère de l’information, de la culture, des arts et des sports et le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est, le Bureau de l’UNESCO à Dar-es-Salaam et la Commission nationale de la République unie de Tanzanie, la présentation publique a réuni plus de 70 participants. Les objectifs de la présentation publique étaient de partager le processus et les résultats de l’exercice du rapport périodique, de favoriser un dialogue interactif et de recueillir les commentaires et contributions des parties prenantes concernées et de soutenir la formulation de recommandations politiques. Le ministre de l’information, de la culture, des arts et des sports a prononcé un discours d’ouverture avec l’ambassadeur de Suède en République unie de Tanzanie.

 

Une analyse des tendances de la mise en œuvre par la Tanzanie de la Convention de 2005 de l’UNESCO et le projet de rapport périodique ont été présentés aux participants. Des discussions interactives par le biais de travaux de groupe ont été encouragées, chaque groupe analysant l’un des quatre objectifs du cadre de suivi de la Convention. Les participants comprenaient des représentants de divers ministères, d’associations professionnelles, d’artistes et d’organisations de la société civile. Une attention particulière a été portée aux représentants des régions et aux questions de gouvernance local, au travers de la participation de plusieurs représentants de Zanzibar et du ministère de l’administration régionale et du gouvernement local.

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ResiliArt Tanzanie
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Le ministère tanzanien de l'Information, de la Culture, des Arts et des Sports s'est associé à l’organisation pour la culture et le développement de l'Afrique de l'Est (CDEA) et à Midundo Radio pour organiser un débat ResiliArt Tanzanie le 21 mai 2020, Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. Le thème du débat était « Les défis et la nouvelle normalité dans l'ère post-Covid-19 ». Le directeur du département de la culture et du développement, membre du panel, a assuré aux participants que le ministère travaillait en étroite collaboration avec les associations, les groupes d'artistes et les parties prenantes pour développer une stratégie visant à protéger les travailleurs créatifs des ramifications économiques de la pandémie.

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ResiliArt Afrique de l’Est : La créativité en temps de crise
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« Y a-t-il un dialogue interculturel sur la Covid-19 entre les créateurs d'Afrique de l'Est ? » Des artistes et des gestionnaires culturels de la Tanzanie, du Kenya et de l'Ouganda ont participé au ResiliArt Afrique de l’Est le 4 juin 2020 pour explorer les défis uniques auxquels sont confrontés les créateurs de la région.

 

Bien que leurs disciplines artistiques varient, les participants des trois pays ont fait une transition de leur processus de création et de distribution vers le travail en ligne. Ils ont partagé une inquiétude pour les artistes qui n'ont pas les moyens de se procurer un accès à internet pour effectuer cette transition, ainsi que pour le public ayant un accès limité à l'internet. Le manque de compétences numériques et de formation parmi les professionnels de la culture a été soulevé comme un autre problème commun.

 

En même temps, les voix de la résilience et de l'espoir ont été entendues. La pandémie n'a pas seulement été une force négative - elle est aussi « une opportunité », a déclaré Princely Glorious, un artiste numérique de Tanzanie. Les mesures d'éloignement physique ont forcé de nombreux artistes à « s'arrêter et à réfléchir », et ont « activé la créativité ». D'autres ont estimé qu'il y a eu un essor des collaborations artistiques. Ils ont déclaré que la production participative des connaissances et des talents peut être la réponse au manque de ressources en Afrique de l'Est.

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Atelier régional sur la diversité des médias
Brève description: 

La Tanzanie a participé à une série d'ateliers hybrides (physiques et en ligne) sur la diversité des médias et le pluralisme culturel organisés par le bureau régional de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Est et impliquant des acteurs nationaux de trois autres pays de la région (Maurice, Ethiopie et Ouganda). 

L'équipe nationale, coordonnée par le point focal national pour la Convention de 2005, comprenait des acteurs des médias et de la culture, des experts nationaux et des fonctionnaires. La formation a permis de renforcer les capacités sur la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et de discuter des politiques et des mesures nécessaires pour soutenir la diversité des médias et des contenus qu’ils diffusent dans les pays d'Afrique de l'Est. Elle a également souligné le rôle stratégique que jouent les médias dans la mise en œuvre de la Convention en encourageant la production de contenus culturels diversifiés et en favorisant l'accès à ceux-ci.

L'atelier a été l'occasion d'échanger entre pairs, aux niveaux national et régional, sur les défis et les stratégies pour renforcer le rôle des médias dans la promotion de la diversité des expressions culturelles et consolider le réseau des acteurs des médias et de la culture en Afrique de l'Est. 

Plus d'informations ici.

Donors: 
Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (Sida)
Related activity: 
Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles