Rapport Périodique Tunisie

Year
2012
Party
Tunisie
Executive summary

La réalisation de ce premier périodique de la Tunisie s'est faite lors de son entrée dans le processus d'une transition démocratique débutée depuis le 14 Janvier 2012. A cet effet,  un travail de restructuration profonde du secteur de la culture Tunisien est déjà entamé par le nouveau gouvernement et qui vise une véritable démocratisation de la culture et la promotion de libre expression. Cette restructuration à l'objectif d'identifier les besoins culturels réels du citoyen tunisien et de promouvoir  la diversité des expressions culturelles dans le pays.

En conséquence, la réelle mise en œuvre de la convention de 2005 en Tunisie, notamment par la participation de la société civile, prendra effet après la mise d'une nouvelle constitution, qui inclura de façon explicite les principes de cette convention. Néanmoins, depuis son adhérence à cette convention, la Tunisie à pris en considération l'intégration de la culture dans le développement et ceci par la promotion des industries culturelles.

le rapport actuel se base essentiellement sur les mesures/politiques déjà réalisées dans le cadre de la promotion des industries culturelles, de la promotion des exportations et de l'intégration de la culture dans les plans de développement notamment par le renforcement des capacités et de la création de nouveaux emplois.

La mise en œuvre de la convention a été principalement liée à la promotion, au niveaux régional et  international, de l'importance du droit souverain pour les politiques culturelles, et de s'assurer de ne pas les soumettre au droit commercial international. En plus, la convention de 2005 a facilité pour le ministère de la culture la promotion des projets au profit des les industries culturelles et du renforcement des capacités sectorielles.

Les perspectives d'avenir pour cette convention sont nettement liées aux outils élaborés pour son suivi et  pour sa mise en œuvre, dont les rapports périodiques. En effet, l'arborescence et l'architecture actuelle des rapports périodiques telle que présentées, ne permettent pas de mieux visualiser les projets exclusivement réalisés dans la politique culturelle comme résultats d'adhérence à cette convention. 

Les politiques culturelles existaient déjà avant la convention de 2005 et la diversité des expressions culturelles faisait déjà partie de ces politiques. Par conséquence, les rapports périodiques, dans cette forme, n'auront qu'à devenir une description simple des activités déjà réalisées par chaque partie dans sa politique culturelle.

Selon cette perspective, la convention pourra perdre son apport dans les politiques culturelles et les rapports deviendront un travail de plus sans impact de fond pour la Convention de 2005. Dans ce cadre de référence, il est préférable de limiter les rapports aux activités, mesures et projets exclusivement liés à la mise en œuvre de la convention de 2005 et selon un thème précis que le comité intergouvernemental pourra le choisir parmi les directives opérationnelles de la convention ( par exemple : la participation de la société civile, la mise en œuvre de l'article 16, etc...), ou bien aussi selon les priorités de chaque pays dans cette démarche. Ceci pourrait devenir une occasion pour concentrer les efforts et réaliser des activités et des projets bien précis et plus efficaces. 

Pour le cas de la Tunisie, les perspectives pour la mise en œuvre pour la convention de 2005 sont très prometteuses notamment, au niveau de la participation de la société civile et au niveau de la démocratisation de la culture au niveau local. Le processus de la transition démocratique actuel en Tunisie permettra la promotion de la convention de 2005 ainsi que ses objectifs et ses mécanismes dans les années à venir.