Rapport Périodique Serbie

Year
2013
Party
Serbie
Documents
Executive summary

La ratification par le parlement serbe de la Convention de 2005 a contribué au développement du système culturel. Entre 2009 et 2012, plusieurs nouvelles réglementations et lois ont été adoptées qui traitent de la diversité culturelle et du dialogue interculturel. La loi relative à la culture a jeté les bases du développement culturel. Le Ministère de la culture et des médias a veillé à la production, à la diffusion et à la diversité des expressions culturelles au moyen de concours annuels pour l’obtention de cofinancements. Divers projets et programmes à vocation culturelle ou impliquant les médias ont été financés grâce à des accords de coopération signés à différents échelons du gouvernement. Le Groupe de travail pour le développement des industries culturelles, qui dépend du Ministère de la culture, a été créé.

Les projets de reconstruction dans l’optique du long terme prennent le pas sur les projets à court terme. C’est ainsi que les institutions culturelles revêtant une importance nationale, comme le Musée national, la Bibliothèque nationale de Serbie ou la Cinémathèque yougoslave ont été reconstruites pendant cette période, et que plusieurs réseaux de salles de cinéma ont été modernisés de manière à proposer des projections numériques. L’accent a été mis particulièrement sur la diminution des impôts sur le revenu au bénéfice des artistes, ce qui a contribué à l’amélioration de leur situation socioéconomique, et de nouveaux avantages fiscaux sont désormais consentis pour les investissements dans la culture.

Les fruits de l’appui apporté par l’État à la constitution de réseaux et à la coopération (organisations de la société civile, petites et moyennes entreprises, etc.) apparaissent sous la forme de plusieurs plates-formes de collaboration et groupements au sein des industries culturelles. Au cours des quatre années considérées, cinq associations professionnelles dans le secteur des arts plastiques ont acquis le statut d’associations culturelles représentatives au niveau national. Outre les programmes et protocoles de coopération culturelle menés avec de nombreux pays sur une base bilatérale, les activités régionales et multilatérales ont elles aussi abouti à la signature de déclarations communes mettant l’accent sur la diversité culturelle avec des pays d’Europe du Sud-Est. À mesure que la coopération traditionnelle entre nations se renforce, une nouvelle pratique consiste à intégrer les domaines de la culture et des arts dans les documents portant sur la coopération économique, scientifique et technique. Le souci de faire connaître la culture serbe à l’étranger figure en bonne place sur l’agenda des relations internationales. Une date marquante a été l’entrée de la Serbie au Centre Nord-Sud du Conseil de l’Europe, dont elle est devenue membre en 2009. Des instituts d’études culturelles ont réalisé plusieurs enquêtes nationales portant sur les politiques culturelles, l’accent étant mis sur les ressources culturelles des grandes villes et des communes. Ces études ont  éclairé le système culturel serbe de l’intérieur et permettront de fixer des orientations pour les politiques futures. Dans la même optique, le potentiel local en matière de culture deviendra un vecteur du développement économique des régions, qui est un objectif cité dans la législation nationale relative à la culture.

La visibilité de la Convention a été assurée grâce à l’organisation de diverses manifestations publiques axées sur les industries culturelles. En 2011, le Ministère de la culture a signé le protocole de coopération avec l’organisation fédératrice Independent Culture Scene of Serbia, confirmation officielle du rôle aussi actif que notable de la société civile dans l’élaboration d’une politique culturelle.

Il est indéniable que l’adoption de la Convention a fortement contribué à la réforme du système culturel et qu’elle a stimulé du même coup le développement à long terme et les réformes axées sur une gestion démocratique.

Les principaux accomplissements issus de la mise en œuvre de la Convention sont l’entrée en vigueur de nouvelles lois ; l’appui financier apporté à l’action menée au nom de la diversité culturelle ; le renforcement des partenariats avec des organisations de la société civile.

Aujourd’hui, le principal défi à relever est la poursuite de cette mise en œuvre, en particulier au niveau local.