La créativité dans l'espace numérique au cœur du débat mondial

La du Comité intergouvernemental de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005) s'est tenue au Siège de l'UNESCO du 11 au 14 février 2020.

L'impact des technologies numériques et des plateformes en ligne sur la culture a été un sujet récurrent tout au long du Comité. Les États membres ont partagé de nouvelles initiatives en matière de gouvernance culturelle qui encouragent la créativité et la diffusion en ligne. Conscient des menaces croissantes posées par ces nouveaux outils et leurs effets sur le secteur culturel, le Comité a discuté de l’état d’avancement de la feuille de route numérique novatrice pour la mise en œuvre de la Convention, qui présente les politiques et mesures nationales en faveur des industries créatives dans l'environnement numérique.

Le Comité a approuvé neuf projets qui bénéficieront du soutien du Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC). Le Fonds, qui en est à sa 10e année d’existence, a été créé pour stimuler des secteurs créatifs émergents et dynamiques au sein des pays en développement. Cette année, des projets en Afrique du Sud, en Argentine, en Équateur, en Éthiopie, en Géorgie, au Mexique, au Mozambique, en Turquie et au Viet Nam ont été sélectionnés parmi 480 propositions. Suite à l'annonce des derniers projets sélectionnés, la liste des bénéficiaires du FIDC atteint 114 projets dans 59 pays en développement, pour un financement total de plus de 7,5 millions de dollars.

Créer|2030, une série de débats interactifs, a animé la salle en abordant la façon dont les investissements dans le domaine créatif peuvent contribuer au Programme de développement durable des Nations unies à l'horizon 2030. Dans le cadre de l’initiative Créer|2030, la session « 10 ans de créativité: l'impact à long terme des investissements du FIDC » a célébré l'anniversaire du FIDC, alors que la session « Diversité des contenus: découvrir des contenus créatifs divers dans l'environnement numérique », dont les panélistes représentaient des plateformes en ligne uniques pour le contenu culturel tel que la musique, les livres et les films, a porté sur les défis et les opportunités présentés par la révolution numérique dans la culture, en particulier dans l’hémisphère sud.

Le Comité a également constitué un espace précieux de co-apprentissage et de mise en réseau entre les décideurs. Des bénéficiaires du projet financé par la Suède intitulé « Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles » et du projet financé par l'UE « Appui aux nouveaux cadres réglementaires visant à renforcer les industries culturelles et créatives et la promotion de la coopération Sud-Sud », soit 23 pays au total (au 14 février 2020) ont partagé leurs progrès, leurs défis et leurs efforts lors d'événements parallèles dédiés à chaque projet. De nombreux bénéficiaires ont déclaré que les connaissances et compétences pratiques acquises, grâce à ces initiatives de l'UNESCO, ont contribué à améliorer leur chaîne de valeur créative: création, production, diffusion et appréciation.

Le soutien aux artistes et aux industries culturelles a également été souligné. Le 13 février, la Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay et la réalisatrice japonaise Naomi Kawase, ont annoncé les dix lauréats de la résidence UNESCO-Nara pour les jeunes cinéastes africaines. Dans l'esprit de la Convention de 2005, la Directrice générale a déclaré: « Il est important de soutenir l'émergence de diverses expressions culturelles, de proposer de nouvelles idées et émotions et de veiller à ce que les femmes, en tant que créatrices, contribuent à un dialogue global nécessaire au service de la paix, de la culture et du développement. » Dans le cadre de la session du Comité, le film « Rona, la mère d'Azim », lauréat du Prix de la diversité culturelle aux Asia Pacific Screen Awards 2019, a été projeté, constituant un exemple de la diversité des expressions culturelles racontée à travers l'art du cinéma. L’importante Recommandation de 1980 relative à la condition de l'artiste, adoptée il y a 40 ans pour améliorer le statut professionnel, social et économique des artistes, a été discuté à la lumière du droit des artistes à être organisés en syndicats ou en organisations professionnelles qui peuvent représenter et défendre les intérêts de leurs membres.

Tout au long du Comité, les Parties à la Convention ont souligné que les industries culturelles et créatives deviennent de plus en plus reconnues comme des moteurs du développement durable dans leurs pays respectifs. Les décideurs politiques, les organisations de la société civile, le secteur public et les chaires UNESCO ont également exprimé leur désir de travailler ensemble pour une gestion culturelle plus globale.

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