Les experts culturels ougandais inaugurent une nouvelle ère de politiques culturelles pour le développement durable

 

L’UNESCO a mobilisé une équipe nationale pour le suivi des politiques culturelles à Kampala afin de planifier l’utilisation d’une approche interministérielle et participative pour examiner les défis et les progrès accomplis par l’Ouganda dans la mise en œuvre de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

La culture et les arts contemporains ougandais connaissent actuellement un nouvel élan. Le 12 septembre 2019, vingt-quatre professionnels de la culture se sont réunis à Kampala pour planifier le lancement public du projet de l’UNESCO « Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles », financé par le gouvernement suédois (SIDA) jusqu’en 2021. L’Ouganda, ainsi que quinze autres pays, ont été sélectionnés en 2018 pour bénéficier de ce projet majeur d’échelle mondiale sur les politiques culturelles, en vue de soutenir la mise en œuvre de la Convention de 2005 de l’UNESCO.

« La culture a une dimension économique : elle crée des emplois et des revenus, favorise l’innovation et une croissance économique durable », a déclaré Mme Rosie Agoi, Secrétaire générale de la Commission nationale ougandaise pour l’UNESCO. « La culture est aussi un vecteur d’identités et de valeurs, favorisant l’inclusion sociale et le sentiment d’appartenance. Ce projet fournira à l’Ouganda une excellente plate-forme d’examen et de réflexion », a-t-elle ajouté.

Les participants, représentant différentes visions du développement du secteur créatif ougandais, ont été officiellement nommés par le ministère du Genre, du Travail et du Développement social afin d’intégrer une équipe nationale pour le projet et sont chargés d’examiner l’état des politiques culturelles du pays et l’avenir des secteurs créatifs tout au long de ce projet pluriannuel. Les membres comprennent des représentants des ministères du Commerce, de la Culture, des Affaires étrangères, des Finances et des TIC, ainsi que de la société civile et des fédérations des industries créatives. L’équipe, avec l’aide des ministères et de la Commission nationale ougandaise pour l’UNESCO, dirigera l’élaboration du rapport périodique quadriennal de l’Ouganda, un rapport obligatoire détaillant les efforts du pays pour mettre en œuvre la Convention de 2005 de l’UNESCO, prévu pour avril 2020.

Lors de la réunion de consultation du 12 septembre, l’équipe nationale a approfondi ses connaissances sur la Convention de 2005 de l’UNESCO et ses quatre objectifs – renforcer la gouvernance pour la culture, améliorer la mobilité des artistes, intégrer la culture au développement durable et promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales – ce qui permettra la structuration du travail de suivi de l’équipe. Ces objectifs sont étroitement liés au Programme de développement durable à l’horizon 2030.

« Cette réunion a également célébré le dynamisme que connaissent les industries créatives ougandaises aujourd’hui », a déclaré Mme Judy Ogana, responsable nationale de la culture au Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est, basé à Nairobi.
« Depuis la ratification de la Convention de 2005 par l’Ouganda en 2015, le pays a fait de grands progrès dans le soutien et la promotion des talents nationaux par le biais de politiques et de mesures culturelles », a-t-elle ajouté.

Le projet SIDA en Ouganda est coordonné par le Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est, le ministère du Genre, du Travail et du Développement social de l’Ouganda et la Commission nationale ougandaise pour l’UNESCO. Une réunion nationale de consultation multipartite aura lieu à Kampala en octobre 2019 afin de lancer le projet.