L’UNESCO promeut l’apprentissage entre pairs sur les politiques en faveur de la créativité en Namibie

« Alors que nous entrons dans la dernière décennie d’action pour la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable et au vu des défis que la pandémie de la COVID-19 a engendrés, je pense que nous sommes tous d’accord sur le besoin urgent d’adaptation du secteur culturel afin de devenir plus robuste et plus résilient. Je ne doute pas que cet atelier servira de laboratoire politique, générant des propositions innovantes et créatives pour l’avenir post-COVID-19 », a souligné S.E. Sinnika Antila, ambassadrice de l’UE en Namibie lors de l’ouverture de l’atelier.

Du 22 mars au 1er avril 2022, l’UNESCO, en partenariat avec le Ministère de l’Éducation, de la Culture et des Arts de Namibie, a organisé un « Atelier d’apprentissage entre pairs sur les politiques en faveur de la créativité : Suivre et mettre en œuvre la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » à Swakopmund, en Namibie.

L’atelier a réuni plus de 50 participants du Botswana, du Costa Rica, de l’Éthiopie, du Gabon, de la Géorgie, de la Jamaïque, de la Namibie, de la Palestine, du Sud-Soudan, de la Tanzanie et du Zimbabwe, ainsi que des experts d’Argentine, de Cuba, de l’Éthiopie, du Gabon, du Kenya, du Mexique, de la Namibie, du Nigeria, de l’Afrique du Sud, du Sud-Soudan, de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Zimbabwe, ainsi que des représentants du Siège et des bureaux hors-Siège de l’UNESCO en Éthiopie, au Zimbabwe, au Sud-Soudan, en Jamaïque, au Mexique, au Kenya, en Palestine et en Namibie.

 

Promouvoir l’apprentissage entre pairs et la coopération Sud-Sud

L'atelier a abordé le suivi participatif des politiques et l’élaboration de politiques en faveur de la créativité dans le cadre de la Convention de 2005. Cette communauté de pratique émergente a ainsi eu l’occasion de renforcer son travail et de créer de nouvelles opportunités de collaboration. « Cet apprentissage de pair à pair a été un merveilleux exemple de créativité, d’équilibre et de liberté d’expression. Le processus a permis des échanges ouverts, honnêtes, réfléchis et même provocateurs », a noté Avril Joffe (Afrique du Sud), membre de la Banque d’expertise de l’UNESCO.

L’approche de l’apprentissage entre pairs favorise les processus d’élaboration des politiques grâce à un solide échange de connaissances, d’expertise, de compétences et d’apprentissage mutuel. Cela facilite également l’apprentissage et l’échange de connaissances Sud-Sud, ce qui représente un outil puissant pour relever les défis du développement et trouver des solutions adaptées au niveau local. « J’ai été étonné de constater à quel point la situation est similaire sur le continent africain, et dans les pays du Sud en général, en ce qui concerne les cadres politiques et la règlementation du secteur culturel. De nombreux gouvernements s’efforcent de comprendre le fonctionnement du secteur », a exprimé Polly Kamukama (Ouganda), expert national.

 

Promouvoir les derniers outils et produits de recherche de l’UNESCO

Un lancement public du Rapport Mondial 2022, « ReIpenser les politiques en faveur de la créativité : La culture, un bien public mondial » a également eu lieu. Cette publication phare de l’UNESCO fournit une vue d’ensemble unique sur l’état des secteurs culturels et créatifs avec de nouvelles données qui mettent en lumière les tendances émergentes et proposent des recommandations politiques pour favoriser des écosystèmes créatifs durables. Deux tables rondes ont été consacrées aux liens entre le suivi des politiques en faveur de la créativité aux niveaux national et mondial, ainsi qu’à l’exploration des opportunités et des défis pour des industries culturelles et créatives inclusives dans l’environnement numérique.

Plusieurs publications et outils élaborés par l’UNESCO ont également été présentés sur des domaines clés tels que la liberté artistique, le statut de l’artiste, l’égalité des genres et l’économie créative. Enfin, l’environnement numérique, à travers la « Feuille de route ouverte pour la mise en œuvre de la Convention de 2005 », et le secteur du cinéma, à travers le rapport sur « L’industrie du film en Afrique : tendances, défis et opportunités de croissance » ont été mis en évidence comme deux domaines politiques clés pour le développement stratégique des secteurs culturel et créatif.

 

Renforcer les processus participatifs pour les politiques en faveur de la créativité et la démocratie

Cet événement de trois jours a été organisé dans le cadre du programme Union Européenne/UNESCO « Appui aux nouveaux cadres réglementaires visant à renforcer les industries culturelles et créatives et la promotion de la coopération Sud-Sud », et le programme « Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentales et la diversité des expressions culturelles », financé par l’Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (Sida). Les deux projets prenant fin en 2022, l’atelier a été l’occasion de discuter de la méthodologie participative et de questions spécifiques telles que les difficultés rencontrées pour des processus consultatifs durables ou la manière de s’engager de manière adéquate avec les parties prenantes des secteurs culturel et créatif.

Cet atelier nous a ouvert l’esprit et nous a donné la possibilité de partager des actions qui pourraient être appliquées dans nos pays et créer de grands avantages pour les secteurs culturel et créatif

Monica Salazar (Costa Rica), cheffe du bureau pour la culture du vice-ministre.