Le Sénégal présente son premier rapport périodique sur la mise en œuvre de la Convention de 2005

L’atelier de restitution du 1er Rapport périodique quadriennal du Sénégal, ouvert par un puissant sketch interprété par une jeune compagnie de théâtre dakaroise, s’est tenu le 29 novembre 2016 à la Maison de la Culture Douta Seck. Ce rapport, élaboré conformément à l’article 9 de la Convention, contribue à partager l’information sur les politiques et mesures en matière de promotion de la diversité des expressions culturelles entreprises au Sénégal, aussi bien au niveau national qu’international.

L’équipe nationale mise en place par le Ministre de la Culture le 1er février 2016 au Grand Théâtre de Dakar, a présenté publiquement le rapport du Sénégal. Celui-ci analyse les politiques et mesures de soutien à la création, la production, la diffusion et la consommation d’activités, biens et services culturels et la diversité des expressions culturelles. Le rapport, soumis le 30 juin 2016 à l’UNESCO, a été élaboré grâce au soutien de la Suède, dans le cadre du projet « Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles ».

Une diversité d’acteurs issus de la société civile et du secteur privé ainsi que de nombreux acteurs institutionnels dont le Ministère de la culture et de la communication, de l’Economie et des finances, du Commerce et des Affaires étrangères, et les Directeurs de Centres culturels régionaux, ont pris une part active à l’élaboration du rapport. Comme rappelait le Professeur Ibrahima Wane de l’UCAD, ce processus de rédaction participatif ne consistait « pas seulement en un travail mécanique d’inventaire ou en une archéologie des politiques culturelles du Sénégal », mais en un vrai travail de réflexion et d’analyse.

Cette restitution publique marque la dernière étape du processus lancé en février 2016. D’autres actions doivent toutefois être menées pour une mise en œuvre effective de la Convention de 2005, notamment en la faisant mieux connaître auprès des acteurs de la culture. En ce sens, plusieurs membres de l’équipe nationale ont formulé des recommandations évoquant, entre autres, l’importance d’effectuer un suivi régulier de sa mise en œuvre, par exemple par la création d’un comité permanent ou par l’organisation de rencontres annuelles tripartites associant le Ministère de la culture et de la communication, les partenaires financiers et techniques et la société civile. « Nous conjuguons toujours au futur mais jamais à l’imparfait », rappelait M. Babacar Diouf, Président de la Mutuelle nationale de santé des acteurs culturels du Sénégal (MNSAC), qui a appelé à évaluer régulièrement l’impact des mesures et politiques incluses dans le premier Rapport périodique du Sénégal.