Travailler ensemble pour promouvoir la diversité des expressions culturelles en Tunisie

L'UNESCO a organisé le 4 et le 5 mai 2017 une série d'ateliers de formation et d'information à Tunis, réunissant de multiples parties prenantes en vue de renforcer les efforts entrepris par le pays pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles. Les discussions ont porté sur le renforcement de la participation active de différents groupes, y compris les acteurs de la société civile et les professionnels des médias, dans la mise en œuvre des objectifs et des principes de la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Les conditions de création artistique et d'innovation sont devenues de plus en plus favorables en Tunisie ces dernières années. Les droits fondamentaux tels que la liberté d'expression et l'accès à l'information, ainsi que les droits des femmes ont tous été inscrits dans la plus récente Constitution du pays en 2014. La Tunisie, en tant que Partie à la Convention depuis 2007, a récemment soumis son deuxième rapport périodique quadriennal. Le rapport présente les différentes politiques et mesures que le pays a pris au cours des quatre dernières années pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles dans le but d'informer l’élaboration de nouvelles politiques.

En s'appuyant sur ces efforts récents, l'UNESCO a organisé ces ateliers avec le soutien de la Banque d'expertise de la Convention de 2005 et dans le cadre plus large du projet intitulé « Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles » financé par le gouvernement suédois. Plusieurs consultations multipartites et débats publics ont déjà été organisés entre juillet et décembre 2016. Ces nouvelles activités de formation ont mis plus spécifiquement en évidence le rôle actif que doivent jouer tous les acteurs, y compris les fonctionnaires, les acteurs de la société civile et les professionnels des médias pour assurer la mise en œuvre réussie des objectifs et des principes de la Convention de 2005.

Engager toutes les parties prenantes

Le premier atelier a rassemblé différents fonctionnaires gouvernementaux et représentants de la société civile dans le but de recueillir des connaissances sur les concepts, les buts et les principes clés de la Convention de 2005. La discussion a également permis de renforcer le dialogue politique entre le gouvernement et la société civile.

Le deuxième atelier a réuni des professionnels des médias et des journalistes pour les encourager à participer à la mise en œuvre de la Convention de 2005, qui met en avant le rôle essentiel de la diversité des médias - diversité des contenus; diversité de la propriété des médias (public, privé, communautaire, etc.); indépendance éditoriale; diversité de l'accès à l'information - dans la réalisation du développement durable.

« De nombreux journalistes et professionnels ne sont pas pleinement conscients de leur rôle de promouvoir et de garantir la diversité des expressions culturelles. L'atelier a été l'occasion de comprendre les obstacles et les défis liés à l'application des principes de la Convention de 2005 et d’encourager une nouvelle diversité de voix dans un nouvel environnement mondialisé », a déclaré Naïma Abdallah, rédactrice en chef de la télévision nationale tunisienne.

Les médias sont des producteurs, des distributeurs, des diffuseurs et des médiateurs d'expressions culturelles. Sans la diversité des médias et la liberté d'expression, les expressions culturelles diverses ne peuvent s'épanouir. Il est donc essentiel que les professionnels des médias et les journalistes comprennent leur rôle clé et s'engagent dans le travail de promotion de la diversité des expressions culturelles.

Le dernier atelier a rassemblé des ONG et des responsables gouvernementaux pour leur fournir des informations pratiques sur le Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC) afin d'améliorer la qualité des demandes de financement. Le FIDC soutient des projets dans les pays en développement qui favorisent les industries culturelles et créatives comme moyen pour réduire la pauvreté, favoriser l’inclusion sociale et la croissance économique.