Plaidoyer auprès du Président du Faso pour une meilleure présence du cinéma burkinabè au FESPACO 2019

Burkina Faso
Quand
2020
Qui
Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel (FNCA)
Cette mesure a été reportée par la société civile.
Décrivez les principales caractéristiques de la mesure/initiative: 
Le cinéma et l’audiovisuel contribuent au rayonnement régional et international du Burkina Faso. L’organisation du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO), des Journées Cinématographiques de la Femme Africaine de l’Image (JCFA) et du Festival Ciné Droit Libre, permet au Burkina Faso de conforter son image de pays de cinéma. Cependant, en dépit de ses potentialités socioéconomiques, la filière cinéma et audiovisuelle traverse depuis des décennies une crise structurelle qui affecte ses différents maillons, surtout la production. Ce phénomène est accentué par l’insuffisance des accompagnements financiers de l’Etat et la difficulté d’accès des cinéastes aux crédits bancaires. Ces goulots d’étranglements entrainent la baisse régulière de production de grands films d’auteur qui jadis faisait du Burkina Faso la locomotive du cinéma en Afrique de l’Ouest. Le FESPACO a été créé en 1969 par une poignée de cinéastes africains sous la houlette du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène. L’édition 2019 constituait une édition spéciale, car elle célébrait aussi le cinquantenaire de la biennale du cinéma africain. Malheureusement pour cette édition les réalisateurs burkinabè manquant crucialement de moyens de productions s’alarmaient sur la participation nationale. L’Union nationale des cinéastes du Burkina (UNCB), faîtière de la filière cinéma et audiovisuelle au Burkina Faso a réalisé un plaidoyer auprès des plus hautes autorités nationales afin qu’elles soutiennent la production d’œuvres cinématographiques en vue d’une participation honorable du Burkina Faso au FESPACO 2019. Dans le cadre de ce lobbying, l’Union nationale des cinéastes du Burkina (UNCB) a obtenu une audience avec le Chef de l’Etat le 13 juin 2017 au Palais présidentiel. Cette rencontre visait à échanger avec le Président du Faso sur les problèmes qui entravent le développement du cinéma burkinabè et d’obtenir un appui financier conséquent en vue de produire des films de qualité pour une meilleure présence du Burkina Faso au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) 2019. En réponse à ce plaidoyer et pour réaffirmer ses engagements à soutenir la culture de façon générale et le monde du 7è art en particulier, le Président du Faso a décidé d’apporter un appui aux professionnels dans le cadre du FESPACO 2019. La concrétisation de cette mesure présidentielle s’est traduite par l’allocation de 1 000 000 000 FCFA soit 1 818 181 USD pour l’accompagnement des cinéastes burkinabè en vue du financement de production de films en perspective du FESPACO 2019.
Quels sont les résultats atteints jusqu’à présent grâce à la mise en œuvre de la mesure/initiative ?: 
Pour la sélection des projets de films qui bénéficieraient de la mesure présidentielle de soutien à la production cinématographique, le Ministère de la Culture et des Arts et du Tourisme, en collaboration avec les structures associatives et les professionnels du 7ème art, a élaboré un cahier de charge et lancé un appel à projets à l’intention des réalisateurs. Cet appel à projets a permis la sélection de 35 projets de production ou de post production de films longs métrages fictions, longs métrages documentaires, courts métrages fictions, courts métrages documentaires et de productions de séries et sitcoms. L’opérationnalisation de l’appui financier du Chef de l’Etat a permis la réalisation de 15 films dont certains ont été primés lors du cinquantenaire du FESPACO. Il s’agit : de “Hakilitan (mémoire) en fuite” de Issaka konaté de la structure Accent Sud Communication (15 000 000 de F CFA, soit 20 000 USD), et de « Balolé, une carrière de géants » de Aicha Boro/Letterier de la structure productions Métissées (15 000 000 de F CFA, soit 20 000 USD) ; de la « Femme au foyer » de Kady Traoré de la structure Athena Film (50 millions de F CFA, soit 100 000 USD), et de « l’Ami fidèle » de Flore Yaméogo de la structure 2B studios (50 millions de F CFA, soit 100 000 USD) ; du « Rêve brisé » de Modeste Mofedogna Bède Ganafe de la structure racine production, coproduction casting communication (35 millions de franc F CFA, soit 70 000 USD), et du « Fragile espoir » de Inoussa Baguian de la structure IMMEDA (35 millions de F CFA, soit 70 000 USD) ; du projet « Pas d’or » pour Kalsaka de Michel K. Zongo de la structure Diam Production (70millions de F CFA, 140 000 USD) ; de « Desrances » de Apolline Traoré de la structure les films Selmon (325 millions de F CFA, soit 650 000 USD) et « Duga les charognards » de Abdoulaye Dao/Hervé Eric R. Lengani de la structure Déclic plus (325 millions de F CFA, soit 650 000 USD).
Objectif(s) de la Convention 2005 de l'UNESCO
Domaines culturels
Cinéma/Arts audiovisuels