La Route des Arts pour l'intégration africaine

Burkina Faso
Quand
2020
Qui
Espace culturel Gambidi (ECG)
Cette mesure a été reportée par la société civile.
Décrivez les principales caractéristiques de la mesure/initiative: 
La nécessité de créer la Route des Arts est partie du constat que beaucoup de créations de grande qualité se font dans les pays de la sous-région ouest-africaine, mais celles-ci n’arrivent à circuler ni au niveau national ni au niveau sous régional. L’initiative vise donc à pallier cette insuffisance en faisant appel à une collaboration entre les gestionnaires des espaces culturels des pays traversés, afin qu’en mutualisant leurs forces, ils arrivent à faire circuler leurs propres œuvres, en attendant d’avoir la capacité d’accueillir des œuvres venues d’ailleurs. Lancée en 2017 à la faveur de la 16ème édition du Festival international du théâtre et des marionnettes (FITMO), la Route des Arts pour l’intégration africaine est une initiative, un concept qui a pour objectif principal de créer un circuit de diffusion de spectacles en Afrique. Il s’agit d’un circuit qui commence par Ouagadougou au Burkina Faso pour faire le tour de six pays de la sous-région et se referme sur le Burkina Faso, avec pour ambition d’avoir d’autres extensions. Ces pays, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin et le Niger sont également des pays organisateurs du FITMO devenu depuis 2010, un festival co-organisé par plusieurs pays. Le principe de la Route des arts pour l’intégration africaine est de tracer un chemin par lequel les artistes peuvent diffuser leurs œuvres pendant ou hors FITMO. C’est un mécanisme qui lui est donc indépendant. La pertinence de ce concept tient du fait que cette route est une route réelle car elle a des points d’attaches dans les villes des pays qu’elle traverse, mettant ainsi en relation dans un réseau, tous les responsables de ces structures qui sont par excellence, des circuits de diffusion artistiques. Créée pour être permanente, elle n’a pas de durée ni de périodicité donnée. De plus, la Route des arts est ouverte à toute personne physique ou morale qui souhaite emprunter le circuit entier ou partiel dans le but de diffuser toute œuvre artistique. Les points d’attache (structures privées ou publiques) de la route des arts sont : les Nuits Atypiques de Koudougou, l’Espace culturel ancien et la Troupe théâtrale de l’université à Koudougou ; le Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) et le Centre Siraba à Bobo-Dioulasso ; le Centre Culturel Kôrè, Arterial Network à Ségou, l’Association Acte 7 et l’Association Côté Cour à Bamako. Les résultats attendus sont les suivants : la solidarité et l’intégration africaine sont réaffirmées et renforcées ; des partenariats dans les points d’attaches) sont développés à chaque étape de la route ; du lien est créé à travers les échanges pour en renforcer les capacités d’actions de chaque partie prenante à l’initiative ; des jeunes praticiens, des scolaires et des amateurs qui souhaitent se familiariser avec les métiers des arts de la scène sont formés.
Quels sont les résultats atteints jusqu’à présent grâce à la mise en œuvre de la mesure/initiative ?: 
Les résultats suivants ont été atteints : - les spectacles de la 16ème édition du FITMO ont emprunté le circuit de la route des arts en 2017; - « Scènes émergentes en Afrique » a réuni, à Ouagadougou, une centaine de participants venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie en 2018; - les spectacles de la 17ème édition du FITMO ont emprunté le circuit de la route des arts en 2019; - « Le cri de l’espoir » de Jean-Pierre Guingané a été créé avec le soutien du Fond culturel africain (Mali), puis a emprunté partiellement la Route des arts en 2020 ; - le circuit Burkina-Mali a été réalisé du 27 janvier au 07 février 2020. La conjugaison des actions de formation avec la diffusion du « Projet Route des Arts pour l’Intégration Africaine » a connu la participation des jeunes et leur implication dans l’organisation pratique des diffusions dans les villes de Koudougou, Bobo-Dioulasso, Ségou et Bamako. La communication et la mobilisation du public ont été facilitées par l’implication d’institutions fortes telles que les Nuits Atypiques de Koudougou, le CERAV/Afrique de Bobo, le Festival sur le Niger. Au niveau communautaire, l’interaction du projet avec les communautés s’est manifestée d’abord sur le plan du renforcement des capacités avec la formation en art dramatique de soixante-dix-huit (78) jeunes et des formations dispensées par les comédiens professionnels du spectacle « Le cri de l’espoir ». Environ 2000 personnes de tous les âges et sexes ont pris part aux activités du projet.