Forum UNESCO Netexplo 2020

Quand :

from Lundi 21 Septembre, 2020
10:00
to Mercredi 23 Septembre, 2020
16:00

Type of event :

Catégorie 8-Colloque

Where :

Live on UNESCO website / En direct sur le site web de l'UNESCO, On-line, France

Contact :

Davide Storti (Email: d.storti@unesco.org)

Le Forum UNESCO Netexplo 2020 se tiendra en ligne sur le site http://fr.unesco.org/netexplo. Le Forum se compose de deux parties : Le Forum de l'innovation 2020 et le Netexplo Smart Cities Accelerator.
Le Forum de l'innovation 2020 présentera 10 innovations numériques révolutionnaires pouvant avoir un impact profond et durable sur la société numérique. Les innovations sont repérées dans le monde entier grâce au réseau universitaire de Netexplo, constitué d'universités renommées dans le domaine de la technologie, qui travaille tout au long de l'année. Le Forum de l'innovation mettra en lumière certains des innovateurs mondiaux les plus prometteurs dans le domaine des technologies numériques, dont les innovations ont influencé le développement de notre société par de nouvelles formes de formation, communication, information, solidarité et gestion dans le monde.

Le Forum Netexplo 2020 de l'UNESCO comprendra également la deuxième édition du Netexplo Smart Cities Accelerator, visant à partager les meilleures pratiques des villes intelligentes du monde entier. Les décideurs des villes sont confrontés à toute une série de questions pour tenter de répondre aux besoins les plus urgents de leurs citoyens. Celles-ci vont de la sécurité aux modèles de financement, en passant par les infrastructures et l'attractivité. Il y a autant de solutions qu'il y a de cultures et de territoires. Et toutes sont des sources d'inspiration. L'événement vise à aider les décideurs des villes à saisir les opportunités offertes par les Smart Cities pour améliorer la vie des femmes et des hommes du monde entier.

Le Forum de l'innovation 2020

17 mars 2020.

Le Forum de l'innovation 2020 présentera 10 innovations numériques révolutionnaires pouvant avoir un impact profond et durable sur la société numérique. Les innovations sont repérées dans le monde entier grâce au réseau universitaire de Netexplo, constitué d'universités renommées dans le domaine de la technologie, qui travaille tout au long de l'année. Le Forum de l'innovation mettra en lumière certains des innovateurs mondiaux les plus prometteurs dans le domaine des technologies numériques, dont les innovations ont influencé le développement de notre société par de nouvelles formes de formation, communication, information, solidarité et gestion dans le monde.

10 INNOVATIONS 

1. Amazon Bank of Codes

Brésil

Préserver les richesses naturelles de l’Amazonie et permettre leur utilisation industrielle au bénéfice des populations locales.L’ambition du projet Earth Bank of Codes, lancé par le Forum de Davos et l'entrepreneur péruvien Juan Carlos Castilla-Rubio, est de promouvoir une bioéconomie inclusive. Ce projet vise à rendre les actifs biologiques et biomimétiques de la nature accessibles aux scientifiques et aux innovateurs du monde entier, tout en assurant un partage juste et équitable des avantages commerciaux, notamment auprès des populations autochtones. Dans une première étape engagée en novembre 2019, c’est tous les êtres vivants de l’Amazonie qui verront leur ADN séquencé. Les droits d’accès et d’utilisation de ces données par l’industrie et les chercheurs seront codifiés par une blockchain qui assura la traçabilité d’une redistribution équitable des bénéfices. Les richesses amazoniennes, comme l’hévéa ou le venin du serpent Jararaca par exemple, ont fait la fortune d’industriels par le passé, et l’idée est de permettre aux communautés locales de tirer profit de telles percées scientifiques et exploitations industrielles à l’avenir. 

 

2. Aleph Farms

Israël

Une viande de synthèse sans élevage et donc abattage pour assurer une sécurité alimentaire pour les générations futures.
Aleph Farms est une startup israélienne qui fabrique de la viande in vitro. Elle est d’ailleurs la première au monde à avoir créé un steak à partir de cellules souches de vache dans la Station Spatiale Internationale. Elle s’est appuyée pour cela sur le procédé naturel de régénération des tissus musculaires. La start-up a identifié des cellules de vache capables de se renouveler, et donc de créer du muscle, puis les a cultivées dans des conditions qui reproduisent « l’intérieur d’une vache ». L'objectif de Aleph Farms est de créer une viande de synthèse, sans élevage et sans abattage donc, pour assurer une sécurité alimentaire pour les générations futures, tout en préservant nos ressources naturelles. La « clean meat » n’est toutefois pas sans impact écologique et pour certains observateurs, elle serait même plus néfaste à long terme que l’élevage traditionnel.

 

3. Astroscale

Japon

Dépolluer l’espace grâce à un satellite nettoyeur qui se désintègre avec les déchets récupérés.
Tout comme nous sommes confrontés à la pollution de nos terres et de nos océans, nous devons également faire face à la pollution grandissante de l’espace. En effet, les satellites en fin de vie et les débris de fusées orbitant autour de la Terre sont de plus en plus nombreux. C’est à ce problème qu’a décidé de s’attaquer la start-up japonaise Astroscale en lançant des satellites « nettoyeurs ». Le lancement de la mission pionnière ELSA-d (End of Life Services by Astroscale - demonstration) est prévue pour 2020. Cette démonstration mettra en scène un satellite « nettoyeur » et un satellite « faux débris », tous deux équipés de plaques magnétiques. L’objectif est de montrer que le satellite de dépannage est capable de rejoindre le satellite « débris » pour ensuite l’emmener se désintégrer dans l’atmosphère. À terme, ce système pourrait être également utilisé pour réparer les satellites en panne.

 

4. Climeworks

Suisse

Piéger le dioxyde de carbone et lui faire jouer un rôle positif en termes de bilan carbone, dans la construction, l’agriculture, l’agro-alimentaire.
Créé par deux ingénieurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich, la start-up Climeworks a mis au point des capteurs géants permettant de filtrer l’air ambiant et de piéger le dioxyde de carbone, pour ensuite alimenter divers usages. Le dioxyde de carbone de leur première usine à Zurich sert ainsi à accroître la productivité de plantes sous serre. Dans leur deuxième usine implantée en Islande, il est injecté dans le sous-sol où, combiné à une couche de basalte, il se transforme en une pierre blanche. Cette usine permet actuellement d’extraire 50 tonnes de CO2 par an. L’entreprise a également inauguré une nouvelle usine en Italie où le dioxyde de carbone est là combiné à de l’hydrogène pour produire du gaz naturel. Depuis 2019, Climeworks propose également aux particuliers et entreprises de souscrire un abonnement pour compenser leurs émissions de carbone et financer son développement. L’entreprise a pour ambition d’éliminer ainsi 1% des émissions mondiales d’ici à 2025.

 

5. Doconomy

Suède

Une carte bancaire qui permet de mesurer l’empreinte carbone de sa consommation et vous propose les compensations en rapport, grâce à des dons. 
La start-up suédoise Doconomy s’est associée à Mastercard pour lancer une application bancaire « Do » alliée à une carte de paiement qui permet à ses utilisateurs de mesurer l’impact carbone de leur consommation. L’objectif ? Suivre, comprendre et réduire l’empreinte carbone de ses dépenses. Le calcul d’impact carbone de chaque achat s'appuie sur l'indice Aland, créé par un des actionnaires de Doconomy, la Bank of Aland. Celle-ci a calculé le CO2 émis pour chaque euro dépensé dans chaque grand poste de dépense en fonction des émissions moyennes de chaque secteur. La carte « Do Black » va même plus loin car elle permet de fixer un plafond qui bloque ses dépenses une fois un seuil d’émissions carbone dépassé. Les utilisateurs peuvent alors compenser leur impact environnement en faisant des dons à des projets certifiés par l'ONU ou des fonds engagés dans le développement durable.

 

6. Land Life

Pays-Bas

La technologie au service de la reforestation durable en s’appuyant sur les communautés locales.
La reforestation n’a de sens que si le bon arbre est planté au bon endroit. Sinon, elle peut même avoir des conséquences désastreuses : la plantation massive d’eucalyptus en Espagne a facilité la propagation des feux de forêt ces dernières années. La start-up Land Life Company a mis au point un service de reforestation « end-to-end » composé d’une série d’outils technologiques pour reboiser de façon efficace et durable des milliers d’hectares. Avant que les arbres ne soient plantés, Land Life analyse les terres et la situation écologique pour comprendre comment la zone s’est dégradée et planifier l’approche optimale pour restaurer l’écosystème, en s’appuyant sur les communautés locales. Land Life utilise ensuite un système de plantation automatisé et des foreuses à guidage GPS. Pour s’assurer de la survie des semis dans leur première année critique, Land Life a imaginé un cocoon biodégradable pour protéger le plant et le rendre autonome en eau. Ensuite, Land Life suit l’impact du reboisement au fil du temps et toutes les données collectées sont stockées dans leur base de données. 

 

7. Masakhane

Afrique du Sud

L’IA au service de la diversité culturelle par la traduction automatique neuronale de toutes les langues du continent africain.
Plus de 2 000 langues coexistent sur le continent africain, ce qui peut entraver le dialogue intra-continent mais aussi avec le reste du monde. C’est pourquoi Jade Abbott et Laura Martinus, deux chercheuses sud-africaines, ont lancé le projet Masakhane (qui signifie « nous construisons ensemble » en isiZulu). Mené avec des chercheurs en intelligence artificielle et des experts en données dans toute l’Afrique, ce projet open-source vise à appliquer la traduction automatique neuronale aux langues africaines. En effet, les modèles classiques de traduction par machine learning nécessitent de grandes quantités de données pour s’entraîner et des experts linguistiques pour les former. Deux ressources rarement disponibles pour la plupart des langues africaines, bien qu’elles soient parlées par des millions de personnes. C’est là que Masakhane intervient. Le projet rassemble aujourd’hui 60 contributeurs qui participent à la collecte de données dans leur langue maternelle respective et à la formation de modèles nécessitant peu de ressources. L’objectif est de permettre à davantage de voix africaines de participer à la conversation mondiale en ligne ainsi qu’aux chercheurs africains de prendre part à la recherche en intelligence artificielle internationale et de l’appliquer aux défis du continent africain. 

 

8. Mon Compte Formation

France

Encourager les 25 millions de travailleurs français à être acteurs de leur formation, tout au long de leur vie.
Aujourd’hui, tous les métiers évoluent en permanence et beaucoup de travailleurs seront amenés à en exercer plusieurs au cours de leur vie. C’est pourquoi la formation continue devient aussi importante que la formation initiale. Pour permettre à chacun d’être acteur de sa formation, le gouvernement français a lancé une appli mobile et un site internet "mon compte formation", destinés à encourager les 25 millions de salariés qui en bénéficient d'utiliser facilement et en toute autonomie leurs droits à la formation. L'application, développée par la Caisse des dépôts et le ministère du Travail, permet de consulter ses droits, de parcourir un catalogue de 100.000 sessions de formations et surtout d'en réserver une, de la payer et de l’évaluer, le tout sans intermédiaire – notamment sans avoir à passer par son entreprise, qui par ailleurs a l'obligation de former ses salariés pour assurer leur maintien dans la vie active. Selon le ministère, c’est une véritable révolution culturelle et l’objectif est de créer le "AirBnb de la formation". Ainsi, les métiers en tension sont mis en avant dès la page d’accueil et à terme, les formations les mieux notées par les utilisateurs apparaîtront également en priorité.

 

9. Samaritan

Etats-Unis d'Amérique

Informer de l’histoire personnelle des sans-abris pour inciter la population à la solidarité et faire un don instantanément aux associations qui les soutiennent.
La start-up Samaritan est partie d’un constat simple : nous marchons souvent les yeux rivés sur notre smartphone et rares ceux sont qui ont encore de la monnaie dans leurs poches. Deux tendances qui réduisent les chances pour les personnes mendiant dans la rue de recevoir des dons. Samaritan souhaite donc mettre en relation les sans-abris avec les personnes qui passent devant eux, leur offrant ainsi une chance de connaître leur histoire et de leur donner un coup de main. Samaritan travaille avec des associations, comme l’Armée du Salut, qui équipent les personnes dans le besoin de balises iBeacon. Ces balises sont reliées à une application et permettent aux passants à proximité de recevoir une notification leur expliquant l’histoire du sans-abri et de lui faire un don instantanément par virement. Celui-ci peut ensuite utiliser les fonds récoltés auprès de partenaires commerciaux locaux : une épicerie, un magasin de fournitures de plein air, un salon de coiffure, un café, etc. 

 

10. Smart E-waste micro-factory

Australie

Une micro-usine permettant de recycler localement les déchets et de créer des emplois grâce à l’économie circulaire.
La professeure Veena Sahajwalla et son équipe de l’University of New South Wales ont imaginé un système de micro-usines destinées à recycler les déchets technologiques de manière ultra locale. Ces micro-usines modulaires peuvent fonctionner dans des espaces très réduits et donc être situées au plus près de là où les déchets sont stockés. L’objectif à long-terme est de permettre aux ramasseurs pauvres de déchets (par exemple les kabadiwallas en Inde, pays dont Veena Sahajwalla est originaire) d’obtenir un métier à plus haute valeur ajoutée et un meilleur statut. Ce projet est d’autant plus intéressant que le gouvernement australien a décidé d’interdire l’exportation des déchets recyclables et d’obliger à les recycler dans le pays dans une économie circulaire.

Netexplo Smart Cities Accelerator

18-19 mars 2020.

Le Forum Netexplo 2020 de l'UNESCO comprendra également la deuxième édition du Netexplo Smart Cities Accelerator, visant à partager les meilleures pratiques des villes intelligentes du monde entier. Les décideurs des villes sont confrontés à toute une série de questions pour tenter de répondre aux besoins les plus urgents de leurs citoyens. Celles-ci vont de la sécurité aux modèles de financement, en passant par les infrastructures et l'attractivité. Il y a autant de solutions qu'il y a de cultures et de territoires. Et toutes sont des sources d'inspiration. L'événement vise à aider les décideurs des villes à saisir les opportunités offertes par les Smart Cities pour améliorer la vie des femmes et des hommes du monde entier.

  • Programme (PDF, disponible prochainement)
  • Calendrier mis à jour dans l'application Netexplo, téléchargeable à l'adresse https://www.swapcard.com/app/netexplo/ ( Code: SMARTCITIES2020 )

10 LAURÉATS DU PRIX NETEXPLO SMART CITIES

 

1. ATTRACTIVITÉ

MEDELLIN

Ville parmi les plus dangereuses au monde dans les années 1990, Medellin recueille aujourd'hui les fruits de sa stratégie d'innovation sociale, économique, culturelle et environnementale.

Cette profonde transformation est le fruit d’un engagement exemplaire de la ville autour d’une vision commune :

- Priorité, par une planification sociale pionnière, aux populations et aux territoires les plus vulnérables.

- Mise en oeuvre des solutions de mobilité créatives, avec une variété de services qui sont aujourd’hui uniques au monde.

- Création de zones franches dans toute la province notamment pour attirer des entreprises de software (20 000 développeurs d’apps aujourd’hui à Medellin).

- Lancement d’un programme Sciences, Technologies et Innovations destiné à attirer les investisseurs privés, locaux, nationaux et étrangers, qui court de 2012 à 2021.

- Pacte Medellin Innovation signé pour faire passer, d’ici trois ou quatre ans, le budget de la ville en matière d’innovation de 0,75 à 2% de son PIB. quartier entier de la ville.

- Création d’un quartier consacré à l’innovation (énergie, digital et santé).

 

2. DATASPHÈRE

ESPOO

En 2018 Espoo, ville de banlieue de Helsinki de 270.000 habitants, a été élue « Intelligent Community of the Year » par l’ICF, la première ville européenne à obtenir le prix en 10 ans.

Le berceau de Nokia est reconnue pour son approche hollistique de la modernisation ainsi que pour la participation très active de ses citoyens. Elle est classée « Learning City » par l’UNESCO. Elle fait partie de 6Aika, réseau collaboratif des plus grandes villes finlandaises pour tester et déployer les solutions en matière de smart city et d’éducation.

La ville se positionne comme un centre d’expérimentation pour les solutions de vie urbaine (« city as a test bed »). Espoo teste actuellement le Customer-Centric Project. Cette initiative sert à exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle pour mieux servir les citoyens et optimiser le budget d’une ville.

Le projet a compilé toutes les données des habitants de 2002 à 2016 en matière d’aides sociales, d’éducation primaire et de soins médicaux (37 millions de contacts entre citoyens et services de la ville).

Le but est de créer des modèles qui prédisent les besoins des citoyens avant qu’une crise, par exemple un risque d’exclusion sociale, ne survienne.

Dans le cadre d’une rationalisation nationale des territoires, le projet intéresse de nombreuses municipalités dans la région.

 

3. ÉDUCATION

DAKAR

Dakar, ville phare de l’Education sur le continent africain ?

L’UVS, université en ligne implantée à Dakar, complétée par des ENO (espaces numériques ouverts) des centres physique d’encadrement à l’enseignement dans le pays tout entier, pour une diffusion des savoirs au plus proche de la population.

Près de 27 000 étudiants y ont fait leur rentrée en 2018. On y prépare désormais douze licences Dix masters sont aussi disponibles et, depuis avril, tout est accessible aux salariés dans le cadre de leur formation continue. Ses missions :

- Délivrer au moyen des TIC des formations adaptées aux besoins des communautés d’apprenants;

- Développer la recherche et vulgariser la culture scientifique;

- Favoriser l’accès aux connaissances partout, tout au long de la vie;

- Promouvoir la culture du numérique et de l’innovation.

 

4. RÉSISTANCE

SURAT

Pionnière parmi les villes indiennes, Surat met en œuvre une stratégie de résilience ambitieuse, développée en consultation avec les citoyens.

Parmi les projets on peut citer un programme visant à créer des logements abordables grâce aux dernières technologies, la diversification des métiers, des normes de construction écologiques et la protection du milieu naturel.

Dans le domaine essentiel de l’eau, la ville déploie des compteurs intelligents, améliore l’exploitation de l’eau de pluie, généralise les contrôles mobiles de qualité et le recyclage des eaux usées.

Surat prévoit également d’interdire tous les objets jetables en plastique pour devenir « plastic-free » en 2020.

 

 

5. FINANCE

SANTIAGO

La « green bond » (obligation verte) la plus importante de l’Amérique Latine a été émise à la bourse de Santiago du Chile en juin 2019. D’un montant de US$1,42 milliards, elle a été souscrite plus de 12 fois.

Les fonds récoltés seront consacrés notamment aux investissements d'infrastructures pour contrecarrer les effets du changement climatique aux niveaux municipaux, régionaux et nationaux. Les projets seront évalués en fonction d’indicateurs précis, par exemple kilomètres de ligne de bus électrique créées, MW d’énergie renouvelable installés, nombre de fermes mettant en œuvre des pratiques durables, nombre de bâtiments certifiés durables…

La ville de Santiago du Chili est souvent citée comme la plus « smart » d’Amérique Latine. Le programme Startup Chile est reconnu comme l’un des meilleurs accélérateurs au monde, par exemple.

 

6. HABITAT

VIENNE

Dès les années 1990, Vienne, a été précurseur dans le « gender mainstreaming ». La ville a pris en compte le vécu des femmes dans ses choix, notamment pour l’accessibilité, la sécurité et la liberté de mouvement.

Suite à une étude sur les différentes habitudes des sexes, un quartier pilote, Mariahilf a intégré de nombreux aménagements (éclairage, rampes, passages piétons…).

En 2008 la stratégie d’urbanisme de Vienne et son prisme d’inclusion des genres a été distingué par un United Nations Public Service Award récompensant les innovations en terme d’administration publique.

Pour remporter un appel d’offres à Vienne il faut nécessairement intégrer ce prisme de l’intégration du genre.

Aujourd’hui Vienne est reconnue comme l’une des villes les plus faciles à vivre du monde. Sa démarche a influencé Berlin, Barcelone, Stockholm and Copenhague.

Le quartier d’Aspern, en reconstruction pour loger 30.000 habitants d’ici 2028, sert de terrain d’expérimentation pour des solutions de pointe, dont des bâtiments intelligents, connectés à des smart grids.

 

7. MOBILITÉ

AUSTIN

Le plan de mobilité stratégique d'Austin est un programme multimodal en réponse à la forte croissance de la population de la ville. Alors que la capitale texane a un faible taux de chômage, elle continue d'attirer des talents et des opportunités dans les secteurs des services et de la technologie.

L’attitude pionnière de la ville en a fait un terrain d’essai pour les dernières formes de transport urbain, des véhicules autonomes aux solutions innovantes de micro-mobilité. Elle utilise également une approche de données ouvertes pour la coordination entre les différents opérateurs de services.

La réputation d'Austin en tant que centre de créativité a été cimentée en 2015 lorsqu'elle a obtenu le statut de ville créative des arts médiatiques de l'UNESCO. Son festival annuel SXSW attire plus de 400 000 participants. De nouvelles idées, artistes et start-ups émergent souvent lors de ce festival qui présente le meilleur de la musique, du cinéma et de la technologie.

 

 

8. TRANSFORMATION NUMÉRIQUE

TALLINN

Tallinn est la capitale de l'Estonie, peut-être le pays le plus « numérique » au monde, et abrite 30% de sa population.

Depuis son indépendance il y a 28 ans, l'Estonie a travaillé pour se réinventer et se développer grâce à l'innovation numérique.

Classée parmi les 10 principales capitales technologiques du monde, elle abrite de grandes institutions telles que le Centre de cyberdéfense de l'OTAN et l'Agence des technologies de l'information de l'Union européenne.

La majorité des habitants de Tallinn utilisent la technologie dans leur vie quotidienne. Les initiatives comprennent l’obligation pour tous les citoyens d’avoir une identité numérique à partir de 15 ans. Les habitants sont régulièrement consultés en ligne sur l’avenir de la ville. Tallinn est toujours très liée à ses racines historiques, avec son centre de la vieille ville inscrit comme site du patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

9. OBJECTIF ZERO-CARBONE

SINGAPOUR

Bien qu'elle soit largement reconnue comme pionnière des Smart Cities, Singapour est également connue comme une « Garden City ». Sa combinaison unique de haute technologie et de conscience environnementale se reflète dans des innovations étonnantes, tels que les arbres artificiels qui captent le CO2, ainsi que ses tours vertes et les forêts-nuages.

La cité-État montre également la voie à suivre avec des normes environnementales élevées pour tous les bâtiments publics, notamment en termes d'efficacité énergétique.

Singapour, ville créative du design de l'UNESCO, est l'un des États les plus performants au monde en termes de CO2 par rapport au PIB, et est en passe d'atteindre son objectif de réduction des émissions de 30% de 2005 à 2030. Singapour se classe régulièrement parmi les pays le plus développés, notamment en termes de sécurité et de qualité de vie, avec ses citoyens bénéficiant de l'un des taux d'espérance de vie les plus élevés.
Singapour abrite également des attractions comme les jardins botaniques, qui ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2015.

 

10. RÉSEAU DE TRANSPORTS

SHENZHEN

Shenzhen, une ville de 12 millions d'habitants à croissance rapide, abrite certaines parmi les entreprises les plus innovantes de Chine. Shenzhen est vue comme un laboratoire à la pointe des politiques de développement durable.

Parmi les nombreuses initiatives dans le domaine des transports, Shenzhen a été la première grande ville au monde à passer à une flotte de bus entièrement électrique.

Avec 12 millions d'habitants, Shenzhen fait la transition vers des transports plus verts à un rythme impressionnant et à une échelle sans précédent.

L'attrait mondial de Shenzhen se reflète également dans sa désignation par l'UNESCO à la fois comme « ville apprenante » et « ville créative » pour le design.