Organisation de la Première Ecole « MOST » (Gestion des Transformations Sociales) à Brazzaville sous le thème « Genre et Migration » du 18 au 20 décembre 2019

Quand :

from Mardi 11 Février, 2020
14:00
to Mardi 11 Février, 2020
14:00

Where :

134, Boulevard Marécharl Lyautey Bureaux situés en face du Centre Hospitalier de Brazzaville B.P. 90 Tél: +242 670 55 53 Brazzaville (République du Congo), Brazzaville, Congo

Dans le cadre des activités du Bureau Multipays de Yaoundé, il a été organisé à Brazzaville, dans la salle de conférence de l’AOGC, la première école MOST sur le thème « Genre et Migration », du 18 au 20 décembre 2019.

Placée sous le patronage de M. Bruno Jean Richard ITOUA, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Président de la Commission Nationale Congolaise pour l’UNESCO et en présence de Mme Antoinette NDINGA DZONDO, Ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité des Affaires humanitaires, cette première école a regroupé une cinquantaine de chercheurs, cadres et experts des départements ministériels impliqués dans les questions du genre et de la migration. La Chargée du Bureau du HCR, Mme Ferdila OUATTARA et M. Joseph IKOUBOU, Spécialiste Gouvernance et Résilience du PNUD, ont également rehaussé de leur présence l’ouverture de cette école, aux côtés de Mme Yvonne MATUTURU, Conseillère Régionale de l’UNESCO, Spécialiste en Sciences Sociales et Humaines au Bureau Multipays de Yaoundé.

Y ont également pris part : l’Administrateur-Maire de Poto-Poto, le Vice-Recteur de l’Université Marien Ngouabi, la Déléguée de la Primature, l’Attaché à l’éducation de la Présidence de la République, le Délégué du Ministère de l’Intérieur, le Directeur de l’Ecole Normale Supérieure, le Directeur Général du Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique, le Directeur du Centre de Recherche en sciences sociales et humaines, le Directeur de l’Institut National du Travail Social, la Directrice Générale du Centre de Recherche, d’information et de documentation de la Femme du Ministère de la santé et de la population, de la Promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement.

La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par quatre allocutions.  Introduisant son allocution, le Ministre de l’enseignement supérieur et Président de la Commission Nationale Congolaise pour l’UNESCO, a marqué son entière satisfaction pour la tenue de cette première école et a relevé l’importance de son thème pour la République du Congo, qui, de par sa position et son histoire, constitue une terre de migration.

Selon la Ministre des Affaires Sociales et de l’Action Humanitaire, cette école revêt une importance capitale en ce qu’elle permettra le renforcement des capacités des professionnels et experts susceptibles d’appuyer le gouvernement dans le cadre de l’élaboration, de la révision, du suivi et de la promotion d’une politique inclusive, prenant en compte la singularité des femmes migrantes.

Prenant la parole, M. Richard BOUKA, Chargé du Bureau de l’UNESCO a rappelé l’importance de ce programme dans la contribution aux efforts des Etats membres pour le développement durable. A son tour, M. Dieudonné TSOKINI, Président du Comité National MOST a essentiellement mis l’accent sur l’importance d’une synergie entre la communauté des chercheurs en sciences sociales et les décideurs et acteurs politiques.   

Après la partie protocolaire, les travaux de l’atelier se sont déroulés sur un modèle pédagogique participatif, avec l’appui d’un consultant assermenté, favorisant le partage d’expériences individuelles et collectives pour la construction de connaissances et la conception des solutions adaptées aux préoccupations sociales, liées à la migration sous le prisme du genre.

 

Durant trois jours, cette formation a alterné des présentations thématiques (10 thèmes), des discussions, des exercices pratiques en plénière, des activités de groupes et une descente de terrain (Kintélé).  Les dix thèmes sélectionnés pour cette formation étaient axés sur :

  • le développement des concepts qui a permis aux participants de se saisir des particularités relatives aux politiques sociales inclusives ;
  • la situation de référence du thème sous examen, à savoir « Genre et migration ». Ceci pour une meilleure compréhension de la problématique et de l’intérêt du thème en République du Congo ;
  • L’environnement juridique relatif au genre et à la migration pour une appropriation des instruments juridiques en vigueur au Congo et l’état de leur mise en œuvre.

La descente de Kintélé sur le site des réfugiés rwandais en République du Congo a permis aux participants de concilier les concepts sur l’inclusion sociale avec la réalité de terrain. Ceci a également donné aux experts l’occasion d’accéder à une situation réelle des migrants au Congo, et de percevoir leurs besoins pour une meilleure inclusion dans les différentes politiques sociales à élaborer, dans la vision de ne laisser personne pour compte, à l’horizon 2030.

A l’issue de cette première école, le Congo s’est doté d’un noyau d’experts susceptible d’appuyer les différents exercices d’élaboration des Politiques publiques inclusives.

 

Aussi, ont-ils formulé, à la fin de cette école, des recommandations  en vue de la révision de la politique Nationale Genre. Quant à la politique nationale sur les migrations, Les orientations ont également été données dans l’optique de faciliter l’exercice d’élaboration de cette politique au Ministère de l’intérieur.