Renforcer la responsabilité dans la mise en œuvre de l’ODD4 – Éducation 2030

Quand, heure locale: 
Mercredi, 1 Novembre 2017 -
3:00pm - 6:00pm
Où: 
France, Paris
Type d’événement: 
Conférence générale

Mercredi 1er novembre 2017 de 15h à 18h, Paris, Siège de l'UNESCO, Salle II

Deux tables rondes ministérielles ont donné l’opportunité de débattre des différents processus, mécanismes ou instruments établis par les gouvernements pour promouvoir la responsabilité et la transparence, notamment par le biais d’ évaluation et de suivi publics. Elles ont analysé également le lien entre une obligation de rendre des comptes plus forte et l’amélioration du financement alloué à l’éducation ainsi que la manière de faire avancer le programme Education 2030.

Présentation : La responsabilité et la redevabilité dans l’éducation

L’exposé liminaire par l’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO (GEM), a servit de cadre aux deux tables rondes, en présentant la notion d’obligation redditionnelle dans le domaine de l’éducation, la diversité des approches et la question centrale de la reddition de comptes en ce qui concerne le financement de l’éducation. Les tables rondes ont été suivies de débats.

Table ronde thématique 1 : Obligation de rendre des comptes – Une diversité des approches

L’obligation redditionnelle vise à renforcer l’efficience et l’efficacité des systèmes éducatifs pour, au bout du compte, améliorer les résultats pour tous, tant sur le plan individuel et social qu’en matière de développement. À cette fin, des données ponctuelles, fiables et transparentes sont nécessaires, qui permettent de dûment éclairer les décisions liées à l’utilisation des moyens, à la réglementation des établissements d’enseignement et à la qualité et à la pertinence de l’apprentissage, ainsi qu’à déterminer le niveau d’adéquation entre les résultats de l’apprentissage et les objectifs nationaux en matière d’éducation et de développement. Les façons d’appréhender et de concevoir l’obligation redditionnelle en matière d’éducation sont très différentes selon les contextes. En présentant la multiplicité des approches, des mesures, des stratégies et des outils adoptés par les gouvernements dans le cadre des ODD, cette table ronde a permit d’identifier les environnements favorables nécessaires à la bonne application du principe de reddition de comptes, quel que soit le contexte.

Questions d’orientation pour les intervenants :
• Quelle est votre approche en matière d’obligation redditionnelle dans le cadre de la mise en oeuvre des objectifs et des cibles de l’agenda Éducation 2030 ?
• Quels mécanismes de suivi des systèmes nationaux d’enseignement public garantissent le respect de l’obligation de rendre des comptes ?
• Comment les rendre plus efficaces ?

Table ronde thématique 2 : L’obligation de rendre des comptes dans le cadre du financement de l’éducation

L’obligation redditionnelle en matière de financement est décisive pour la réussite de l’agenda Éducation 2030. Elle entraîne deux obligations qui s’appliquent à l’ensemble des acteurs de l’éducation, à savoir : (i) que les établissements rendent compte de l’utilisation de leurs ressources et (ii) qu’ils agissent dans le respect du droit. En matière d’éducation, les gouvernements sont responsables devant leurs citoyens. Il leur incombe de veiller à ce que les fonds publics soient affectés aux fins pour lesquelles ils ont été engagés et à ce qu’ils soient utilisés de façon à garantir le droit de tous les apprenants à l’éducation, en particulier ceux qui appartiennent aux populations défavorisées. Des informations fiables et complètes sur la provenance et l’emploi des fonds sont essentielles pour s’assurer de leur utilisation rationnelle par les gouvernements, conformément aux priorités inscrites au budget de leurs plans d’éducation. Cette table ronde a étudié comment une meilleure application de l’obligation redditionnelle peut améliorer le financement national et international de l’éducation.

Questions d’orientation pour les intervenants :
• Comment garantir une meilleure application de l’obligation redditionnelle relative au financement national et international de l’éducation ?
• Quelle est l’efficacité des différents processus, mécanismes et instruments de suivi et d’établissement de rapports concernant les budgets publics dans le cadre de la promotion de la transparence et de l’obligation redditionnelle aux niveaux national et international ?

Avec la participation de :
Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO
S.E. M. Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale, France
M. Dankert Vedeler, Co-président du Comité directeur ODD-Éducation 2030
M. Manos Antoninis, Directeur, Rapport Mondial de Suivi sur l’Éducation

Les intervenants :
Table ronde: Obligation de rendre des comptes – Une diversité des approches
Moderateur: M. Andreas Schleicher, Directeur, Direction de l'éducation et des compétences, l’OCDE
S.E. Mme Sanni Grahn-Laasonen, Ministre de l’Éducation, Finlande
S.E. Mme Mailis Reps, Ministre de l’Éducation, Estonie
S.E. M. Roberto Aguilar Gómez, Ministre de l’Éducation, Bolivie
S.E. M. Chen Baosheng, Ministre de l’Éducation, Chine
S.E. M. George Kronnisanyon Werner, Ministre de l'Education, Libéria
S.E. M. Sabri Saidam, Ministre de l’Éducation et de l’Éducation Supérieure, Palestine

Table ronde : L’obligation de rendre des comptes dans le cadre du financement de l’éducation
Modératrice: Mme Alice Albright, Directrice générale, Partenariat mondial pour l’éducation
S.E. M. Sébastien Proulx, Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et Ministre de la Famille, Quebéc, Canada
S.E. M. Tomaž Boh, Secrétaire d’Etat au Ministère de l’Education, des Sciences et des Sports, Slovénie
S.E. Mme Cira Piñeiro Alonso, Vice-Ministre de l’Éducation, Cuba
S.E. M. Henry Puna, Premier Ministre et Ministre de l’Éducation, Îles Cook
S.E. M. Lazarus Dokora, Ministre de l'Education Primaire et Secondaire, Zimbabwe
S.E. Dr Ahmed bin Mohammed AL-Issa, Ministre de l’Éducation, Arabie Saoudite
S.E. M. Nurul Islam Nahid, Ministre de l’Éducation, Bangladesh, Groupe E-9