Faire revivre l’esprit de Mossoul

Nom du projet :

Faire revivre l’esprit de Mossoul

Durée du projet :

23-04-2018

Lieu :

Mosul, Irak
L'objectif principal du projet est de favoriser la réconciliation et la cohésion sociale à Mossoul et dans sa vieille ville, par la restauration et la reconstruction de la mosquée Al-Nouri et de son minaret Al-Hadba en tant que repères iconiques, ainsi que d'un mémorial. Outre la réhabilitation du patrimoine, le projet vise également la relance des institutions éducatives et culturelles.intégrant le développement des compétences et de création d'emplois.

Mossoul est l’une des plus grandes villes d’Iraq, unique par sa richesse historique et culturelle. Son nom en arabe signifie «le point de rencontre». Depuis des millénaires, ce lieu de passage sur le Tigre a relié le nord au sud, l’est à l’ouest. Durant l’Antiquité, Assyriens et Romains, Juifs et Perses cohabitaient à Ninive, sur la rive est du fleuve. Plus tard, chrétiens et musulmans, Ottomans et Arabes échangèrent dans la vieille ville, construite sur la rive ouest. Mossoul a connu son lot de conflits, de débats intellectuels et d’engagements militaires, mais aussi de longues périodes de paix et d’harmonie.
Elle a connu l’indépendance politique, la prospérité économique, l’hégémonie intellectuelle, mais aussi des périodes d’occupation et d’oppression.

L’histoire extraordinaire de Mossoul est inscrite au cœur de la vieille ville. Beaucoup de ses mosquées, sanctuaires et lieux sacrés musulmans datent du XIIe siècle, lorsque Mossoul était la glorieuse capitale de la dynastie des Zengides, réputée pour son travail raffiné du métal, ses miniatures et ses tapis de soie. Les églises et monastères de la ville témoignent de sa vitalité en tant que centre d’étude chrétien depuis au moins le IVe siècle

La mosquée Al-Nouri et le minaret Al-Hadba

La grande mosquée Al-Nouri, originellement bâtie à la fin du XIIe siècle, est célèbre pour son remarquable minaret incliné, dont le nom Al-Hadba signifie «le bossu». Ce minaret cylindrique était d’une hauteur de 45 mètres. Il était composé de sept bandes de briques maçonnées formant un schéma géométrique complexe, et partageait des similarités avec d’autres monuments à travers l’Asie centrale. Avant sa destruction en 2017, il constituait un point de repère proéminent de la vieille ville, et un emblème de la ville de Mossoul. Aperçu du minaret avant sa destruction.

L’église des Dominicains, couramment appelée église Al-Sa’a (église de l’horloge)

L’église Al-Sa’a («l’horloge») servait aussi d’école dont de nombreux Mossouliotes, indépendamment de leur foi, sont diplômés. En marchant depuis les rues de Ninive ou d’Al-Farouq, les habitants de Mossoul pouvaient voir le minaret Al-Hadba et l’horloge de la tour de l’église, unis sur la même ligne d’horizon.

Le marché

Le marché aux épices de Bab al-Saray, où s’achètent des épices d’Inde et de Chine depuis plus de mille ans, ainsi que les librairies de la rue Al-Nujaifi, incarnent l’échange de marchandises et d’idées qui nourrissent Mossoul depuis des temps immémoriaux.Vue du marché en 2018.

La bibliothèque

Amina est une poétesse mossouliote. Elle s’inspire beaucoup de la Bibliothèque centrale de l’Université de Mossoul et de son histoire pour écrire. Des centaines de milliers de livres et d’objets ont été réduits en cendres ou détruits.

Le sanctuaire Nabi Younis

La tombe du prophète Jonas, détruite en 2014, était l’un des monuments les plus célèbres d’Iraq. Vénérée par les musulmans, les chrétiens et les juifs, elle est considérée comme le dernier lieu de repos du prophète biblique Jonas. Elle est un symbole de coexistence religieuse et de tolérance, qui incarne l’esprit de Mossoul. Vue du sanctuaire vers 1910