S'engager dans une pêche durable

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© CRISTOFANI/SIPA

À la fin des années 1980, la surexploitation ainsi que le réchauffement climatique qui déplace les gisements vers le nord de l’Europe viennent menacer la pêche à la coquille Saint-Jacques en Bretagne. Afin de protéger cette biodiversité et ne pas perdre leur savoir-faire ancestral, les pêcheurs se sont alors mobilisés et se sont imposé un certain nombre de restrictions. Ils collaborent avec différents organismes comme l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) ou le Parc Marin d’Iroise afin de réguler leur activité et permettre une gestion pérenne de la coquille Saint-Jacques.

Les jours de pêche sont désormais limités, la taille des navires et des mailles des filets est fortement réglementée et un système de licence a été établi. Les pêcheurs ont eux-mêmes fixé un quota qui évolue en fonction de la campagne de pêche. Ils ont mis en place plusieurs mesures éducatives pour sensibiliser les enfants, dès le plus jeune âge, à l’école, au capital que constitue la coquille Saint-Jacques dans la région. À Erquy, les classes découvertes viennent maintenant se sensibiliser à l’importance de la pêche durable.

 

REPORTER

 

MARTINA CRISTOFANI

" La pêche de coquilles Saint-Jacques à Erquy montre clairement l’impact des humains sur l’environnement, y compris à travers les choix opérés par quelques « éclaireurs du changement » dans une petite ville. Grâce à ce travail et à l’expérience humaine partagée avec les pêcheurs, il est devenu évident que la volonté et la détermination de l’Homme jouaient un rôle crucial. Les habitants d’Erquy m’ont accueillie, ils m’ont montré leur travail et l’importance de chaque geste."

 

 

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