Le CIC-Angkor : 25 ans de coopération internationale exemplaire

Angkor est l’un des principaux sites archéologiques de l’Asie du Sud-Est. S’étendant sur quelque 400 km2 couverts en partie par la forêt, le parc archéologique d’Angkor recèle les admirables vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer qui rayonna entre le IXe et le XVe siècle.

L’action du Comité international de coordination (CIC-Angkor) pour la sauvegarde et le développement de ce site culturel exceptionnel constitue un exemple éclatant de solidarité internationale et témoigne d’un des succès les plus impressionnants de l’UNESCO pour le patrimoine.

Mis en œuvre il y a 25 ans à la suite de la Déclaration de Tokyo par l’UNESCO et reconduit par la Déclaration de Paris en 2003, le Comité International de Coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'Angkor assure la coordination entre trente pays et un groupe d'experts Ad-hoc pour des projets scientifiques, de restauration et de conservation. Ce Programme international se distingue par son approche novatrice, associant étroitement les opérations de sauvegarde aux efforts en matière de développement durable.

La réussite de la conservation du site par l’Autorité nationale APSARA, suivie par le CIC-Angkor, a été récompensée par le retrait du bien de la Liste du Patrimoine mondial en péril en 2004. De même, les efforts consentis par le CIC-Angkor pour la protection des sites ont permis le développement économique et social de la région par la formation de professionnels, la création d’emplois, l’autonomisation des femmes.

Angkor est ainsi devenu en 25 ans, un laboratoire vivant faisant la preuve du potentiel du tourisme durable, de l’artisanat, de la pleine mobilisation des communautés locales pour la cohésion sociale.

 

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Un modèle de réussite

Angkor met en lumière l’extraordinaire étendue des réalisations qu’il est possible d’accomplir grâce à la coopération internationale. L'expertise scientifique spécialement créée par le CIC-Angkor permet de coordonner les efforts de diverses disciplines dans des domaines tels que la restauration, la conservation ou la recherche en aidant les architectes, ingénieurs, archéologues à échanger des informations et des méthodes de recherche qui ont notamment résolu la stabilisation structurale des monuments d’Angkor.

La vitalité de ce gigantesque site représente un modèle de développement durable qui fait vivre 700 000 habitants et attire quelque cinq millions de visiteurs dont il faut gérer le flux chaque année. Les autorités du parc, mènent plusieurs projets destinés à améliorer la vie des communautés par la mise en oeuvre d'un tourisme durable et respectueux de la sensibilité locale. Consultant la société civile dans toutes les phases de développement du site, chaque projet est géré par un comité directeur constitué des représentants du secteur privé, des résidents, ainsi que le clergé bouddhiste, très actif sur le site.

Le fait qu’un projet d’une telle ampleur ait pu être mené à bien dans un pays en développement, tout juste sorti de plus de deux décennies de conflit en 1992, atteste du potentiel remarquable de la Convention du patrimoine mondial et de la solidarité internationale animée par l'UNESCO.

Aujourd’hui, Angkor est non seulement une destination touristique clé en Asie avec 5 millions de touristes annuels, mais aussi un formidable moteur de développement économique. Le site, qui constitue un modèle de gestion exemplaire pour tous les biens classés au patrimoine mondial, a par ailleurs inspiré de très nombreux projets de restauration à travers le monde.

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