Améliorer la sécurité des écoles face aux risques de catastrophe au Mozambique

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© UNESCO / Arianna U. & Jair Torres
15 Décembre 2017

Les catastrophes ont un impact majeur sur les enfants, les jeunes et les systèmes éducatifs. Chaque année, 175 millions d'enfants risquent d'être affectés par des catastrophes liées aux catastrophes naturelle, selon les études des tendances de catastrophes et les projections des impacts du changement climatique. Le Mozambique prend des mesures pour améliorer la sécurité de son infrastructure éducative, en utilisant une méthodologie développée par l'UNESCO et le SPRINT-Lab de l'Université d'Udine, qui facilite l'évaluation des risques dans les établissements scolaires et fournit des informations pratiques pour aider les décideurs à identifier les aspects critiques et prioriser les investissements.

Ce projet pilote comprenait un atelier de présentation de la méthode aux des parties permettant d’établir des partenariats clés pour son adaptation au contexte mozambicain, ainsi que plusieurs ateliers pour renforcer les capacités locales d’évaluation des risques et former le personnel concerné à l’utilisation de cette méthodologie. Dans cette phase initiale de mise en œuvre, le ministère mozambicain de l'Éducation et du Développement humain a pour objectif d'appliquer la méthodologie UNESCO-VISUS à environ 100 écoles.

students assessing risks using the VISUS paper codification forms as well as a dedicated mobile phone app, VISUS Finder

L'atelier des parties prenantes, tenu en septembre 2017, a été animé par Jair Torres, UNESCO, et le Professeur Edgar Peña, université d'El Salvador, tous deux experts VISUS ayant participé à la première application de cette méthode, au Salvador, en 2013. La mise en œuvre commencé en novembre, avec une série de formations. La première concernait l'application et l'utilisation de la méthodologie UNESCO-VISUS par les décideurs. La seconde portait sur les aspects théoriques de la méthodologie, pour former les enseignants de l'université Eduardo Mondlane (UEM) ainsi que le personnel technique du ministère de l'Éducation et du Développement humain et de l'Institut national de gestion des catastrophes du Mozambique (INGC).

Le troisième et dernier atelier a porté sur l'utilisation pratique de la méthodologie pour les évaluations sur le terrain. Des enseignants de la Faculté d'architecture de l'UEM en ont bénéficié, ainsi que des étudiants de dernière année, qui sont maintenant en mesure d'effectuer l’évaluation des risques dans les écoles en utilisant la méthodologie. La formation s'est terminée par un exercice pratique : évaluer les risques dans six écoles de la ville de Maputo. Les six écoles étudiées étaient EPC (école primaire complète) 3 de Fevereiro, EPC A luta continua, EPC São António de Polana, EPC do Alto Mãe, EPC de Mikadjuine et EPC Unidade 7.

Teachers and soon-to-be graduates were trained to assess risks in schools

Leur formation s’étant achevée le 1er décembre, ces professeurs, enseignants et étudiants appliquent maintenant leurs connaissances pour mener l’étude et l’évaluation de 94 écoles dans les provinces de Maputo, Gaza et Inhambane. Ils utilisent des formulaires de codage VISUS ainsi qu'une application de téléphonie mobile dédiée, VISUS Finder. Les données de l'étude et de l'évaluation sur le terrain seront ensuite traitées et validées par le Laboratoire intersectoriel Sécurité et Protection (SPRINT) du Département polytechnique d'ingénierie et d'architecture de l'université d'Udine, Italie - partenaire scientifique de l'UNESCO pour la méthodologie VISUS et chaire UNESCO sur l'évaluation de la sécurité.

Une fois la validation terminée, ces données seront disponibles en tant que rapports individuels pour chacune des écoles, et en tant que rapport collectif adressé aux décideurs du ministère de l'Éducation et du Développement humain du Mozambique. Les rapports individuels seront ensuite partagés dans un outil de cartographie sous forme de données géolocalisées (format SIG). Les conclusions des enquêtes menées au cours de la phase pilote seront présentées au gouvernement du Mozambique au début de 2018. Elles fourniront des informations scientifiques prêtes à l'emploi sur la sécurité dans les écoles pour permettre aux décideurs mozambicains de prendre des décisions éclairées sur la sécurité et la rénovation des écoles, leur permettant d'améliorer la budgétisation et de hiérarchiser les interventions et les dépenses.

La mise en œuvre de la méthodologie UNESCO-VISUS pour l'évaluation de la sécurité des écoles à risques multiples au Mozambique a été soutenue par l'UNESCO, le Dispositif mondial pour la réduction des risques de catastrophes (GFDRR) et l’Agence belge de développement.

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