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Au Burkina Faso, le projet pour renforcer la résilience des jeunes face à l’extrémisme violent et leur engagement pour la construction de la paix à travers l’éducation est lancé

15/06/2021
14 - Life Below Water

L’appui au Burkina Faso pour la prévention de l’extrémisme violent par l’éducation (PEV-E) est l’objectif principal du projet qui a été lancé, ce 27 mai 2021, à Ouagadougou.

Financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la France et mis en œuvre par le Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel), en partenariat avec le Ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MENA-PLN), ce projet vise à renforcer la résilience des jeunes dans trois pays du Sahel, au Burkina Faso, au Mali et au Niger, afin de prévenir l’extrémisme violent et de promouvoir la paix et l’état de droit.

La cérémonie de lancement, présidée par le représentant du ministre de l’Education nationale, M. Jean-Noël Tagnabou, chargé de mission, s’est déroulée en présence de la conseillère de Coopération et d'Action Culturelle de l’Ambassade de France au Burkina Faso, Mme Laurence Arnoux et du Secrétaire général de la Commission Nationale burkinabè pour l’UNESCO, Dr Fatié Ouattara. Le Directeur du Bureau régional multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel), M. Dimitri Sanga, a été représenté par le chef du secteur Éducation du même bureau, M. Guillaume Husson, en mission à Ouagadougou pour l’occasion.

Dès l’entame de son allocution, Dr Ouattara a souligné l’importance de « la paix dans l'éducation, qui se construit par elle, d'où le sens et l'intérêt de ce projet qui va renforcer la résilience des jeunes face à l'extrémisme violent au Burkina Faso ».

A sa suite, M. Husson a présenté ce projet visant à prévenir l’extrémisme violent et à renforcer l’état de droit par la « puissance douce » de l’éducation : « Il met l’accent sur la collaboration entre plusieurs Ministères dans le cadre des formations des enseignants et de l’accompagnement des jeunes, selon une approche scolaire globale qui fait partie intégrante de la pédagogie transformationnelle. » a-t-il expliqué.

M. Jean-Noël Tagnabou, au nom du Ministre de l’éducation nationale, a salué le soutien apporté par l’UNESCO dans l’accompagnement du Burkina Faso à disposer d’outils performants permettant de renforcer les capacités de résilience des jeunes qui, lorsqu’ils sont laissés à eux-mêmes et particulièrement dans les zones ciblées, peuvent être embrigadés par les groupes extrémistes.

La première phase du projet vise à renforcer les guides et matériels pédagogiques élaborés sur la prévention de l’extrémisme violent par l’éducation (PEV-E) en y intégrant l’éducation à l’état de droit, tout en mettant l’accent sur le genre dans la PEV-E.  Cette phase cherche également à identifier les besoins en renforcement des capacités des jeunes des zones ciblées pour qu’ils deviennent des acteurs pour la paix dans leur communauté. Par le biais de la formation des enseignants sur la PEV-E, ce projet va ensuite permettre de mobiliser les jeunes et les communautés ciblées.

A la suite de la cérémonie officielle de lancement, le Dr Souleymane Coulibaly, point focal du projet au MENA-PLN, a présenté les prochaines étapes du projet et son état d'avancement au Burkina Faso. « Ce projet va renforcer les connaissances, attitudes et comportements des jeunes et les aider à se positionner comme des vecteurs de la paix, aptes à promouvoir la culture de la paix et de la non-violence », a-t-il déclaré. Le plan d’action au Burkina Faso, a insisté Dr Coulibaly, s’articule autour de différentes activités, dont la formation de 30 formateurs de formateurs, qui vont renforcer les capacités des enseignants expérimentateurs, la formation de 180 enseignants du primaire et du secondaire, chargés de l’expérimentation du projet dans les classes, et enfin la formation de 30 personnels administratifs et de la vie scolaire, dont le rôle d’interface est essentiel à la réussite du processus.

L’une des innovations majeures du projet est la mobilisation de tous les acteurs de l’école, mais aussi d’autres acteurs et de l’ensemble de la communauté, y compris les jeunes, dans le cadre d’une approche scolaire globale. Ainsi, ces derniers pourront contribuer davantage à la promotion de la paix, tant dans l’espace scolaire qu’au sein de leurs communautés respectives.

 

© UNESCO/Théo SOMDA

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://fr.unesco.org/node/337731

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