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À Brazzaville et Kinshasa, la Directrice générale de l’UNESCO met l’accent sur l’importance de ne pas permettre un recul de la scolarisation des filles

16/10/2020

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a effectué les 14 et 15 octobre une visite officielle de deux jours à Brazzaville et Kinshasa axée sur l’éducation, alors que la rentrée des classes venait tout juste d’avoir lieu en République du Congo et en République démocratique du Congo (RDC) après un long confinement. Un accent particulier a été mis sur l’instruction des filles, alors que la scolarisation un peu partout dans le monde est gravement affectée par les effets collatéraux de la pandémie de COVID-19.

À Brazzaville, elle a visité le Lycée de la Révolution où elle a été accueillie par une bonne partie des 4 000 collégiens et 3 000 lycéens fréquentant cet établissement pilote d’enseignement à distance. Mme Azoulay y a inauguré la chaine éducative du Congo.

Elle a aussi été reçue au Centre national de référence pour la drépanocytose (CNRD), maladie génétique du sang extrêmement répandue qui contrecarre particulièrement l’éducation des filles et l’alphabétisation des jeunes femmes. L’UNESCO a joué un rôle clé dans la création de cet institut qui prend en charge les frais de dépistage et de traitement de la maladie tout en effectuant aussi un travail de sensibilisation.

La visite au Président de la République, Denis Sassou Nguesso, a clôturé les activités de la Directrice générale après la signature de l’accord-cadre de coopération globale en matière d’assistance technique entre l’UNESCO et la République du Congo. Mme Azoulay a réaffirmé le soutien et la disponibilité de l’Organisation à accompagner le pays dans le processus de candidature pour l’inscription de la rumba congolaise sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Par ailleurs, lors de ce séjour à Brazzaville, la Directrice générale a visité l’École de peinture de Poto Poto, fondée il y a sept décennies et qui est une pépinière d’artistes reconnus internationalement. L’UNESCO a contribué au début des années 2000 à la réhabilitation de l’établissement.

En République démocratique du Congo, la Directrice générale a visité le Lycée de filles Kabambare où elle exprimé « une inquiétude qui est - pas seulement en RDC, mais dans de nombreux pays -, que la fermeture des écoles ne soit malheureusement une occasion de déperdition ». C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de la réouverture des établissements scolaires à l’issue des confinements, l’UNESCO entend « sensibiliser à la nécessité de remettre les filles à l’école ».

Le Président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi, et son hôte ont fait le point des actions à réaliser de concert pour appuyer les efforts du pays dans le processus d’amélioration du système scolaire. « L’UNESCO se tient aux côtés du Gouvernement pour appuyer la planification des efforts et assurer la soutenabilité des réformes qui vont exiger beaucoup d’investissements et l’accompagnement des bailleurs de fonds internationaux », a-t-elle souligné.

Enfin, la Directrice générale a visité l’École régionale post-universitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (ERAIFT), projet régional de l’UNESCO implanté sur le campus universitaire de Kinshasa. Celle-ci dispense une formation de troisième cycle à des étudiants originaires de 18 pays africains francophones et lusophones. Dans la pépinière de cette école, Mme Azoulay a planté un arbre, symbole du soutien de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture à l’atténuation des changements climatiques.