Construire la paix dans l’esprit
des hommes et des femmes

Le cadre DOAM de l’UNESCO reconnu par un rapport du panel de haut-niveau de l’ONU sur l’« interdépendance digitale »

21 Juin 2019

news_210619_eurodig.jpg

Jovan Kurbalija, Directeur exécutif du Secrétariat du Panel de Haut-Niveau de l’ONU sur la coopération digitale, a présenté le nouveau rapport à l’EuroDIG, La Haye, le 19 juin 2019.
© UNESCO

Le 10 juin 2019, le Panel de haut niveau du secrétariat des Nations Unies sur la coopération digitale a publié un nouveau rapport,  “The Age of Interdependence”, appelant à un futur digital plus sécurisé et plus inclusif. Le rapport, accompagné d’une « déclaration d’interdépendance digitale » signée, explore comment les technologies digitales peuvent être captées pour contribuer à la réalisation des Objectifs du Développement Durable de l’ONU. Il défend l’importance critique de la coopération dans le domaine des questions digitales – qui devrait impliquer des individus, institutions, sociétés comme des gouvernements.

En tant qu’entité de l’ONU avec le mandat de promouvoir « la libre circulation des idées par le mot et par l’image », l’UNESCO a précédemment contribué un livrable lors des consultations du Panel de Haut Niveau. Cela a souligné le travail de l’Organisation dans le domaine des implications des développements digitaux en termes de droits de l’homme, particulièrement concernant les domaines de la vie privée et de la liberté d’expression, et dans la promotion des manières desquelles les espaces digitaux peuvent favoriser le développement durable.

Le Rapport final reconnaît le rôle de l’UNESCO, notamment par le développement du cadre DOAM: « L’UNESCO a utilisé son cadre de Droits, Ouverture, Accessibilité et Multiples parties prenantes (DOAM) pour examiner les implications de l’IA sur les droits, donc la liberté d’expression, le droit à la vie privée, l’égalité et la participation à la vie publique. »

L’établissement par l’UNESCO, avec l’UIT, de la Broadband Commission for Sustainable Development, a également été reconnu comme une initiative transversale mettant en avant l’importance du haut-débit dans les agendas politiques.

Les principes “ROAM” auxquels le Rapport de Haut Niveau fait référence, font partie du concept d’universalité d’Internet qui fut adopté par les Etats membres de l’UNESCO en 2015.

A partir de ce cadre, l’UNESCO a développé, sur trois ans, les Indicateurs sur l’Universalité de l’Internet – une série de 303 indicateurs couvrant six catégories. Ils sont un outil de recherche pour l’évaluation holistique de l’état de développement d’Internet au niveau national. Les Indicateurs sont actuellement en cours de mise en œuvre dans plusieurs pays, et l’UNESCO appelle à l’expression volontaire d’intérêt de la part de parties prenantes qui souhaiteraient évaluer l’état de développement d’Internet dans leur pays.

En relation avec les questions liées à Internet, l’UNESCO travaille également sur l’intelligence artificielle – sur comment favoriser un développement de l’IA qui soit aligné avec les principes DOAM : Steering AI for Knowledge Societies: A ROAM perspective.