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Le Centre de Catégorie 2 de l’UNESCO CERAV/Afrique mobilise les acteurs culturels face au COVID19

30/09/2020
03 - Good Health & Well Being
08 - Decent Work and Economic Growth
10 - Reduced Inequalities

Le Centre Régional pour les Arts Vivants d’Afrique (CERAV/Afrique) a organisé deux webinaires RésiliArt  (https://www.facebook.com/ceravafrique ) les 15 et 22 septembre 2020. L’objectif était de réfléchir aux impacts, perspectives et bonnes pratiques d’un secteur culturel africain « résilient face à la COVID19 » selon Michel Saba, le Délégué Général du CERAV/Afrique.

A l’occasion de ces débats, M. Abdoul Karim Sango, Ministre de la Culture du Burkina Faso, a accueilli les points de contacts nationaux de la Convention UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Togo. A leurs côtés, étaient représentés également les acteurs culturels : des artistes, des managers et des entrepreneurs.

« Les effets de la pandémie ont des retombées à des niveaux divers, mais c’est toute la chaîne de valeur créative qui est impactée » alerte Mme E. Kouassi lors de la première rencontre qui a permis de donner la mesure des impacts socio-économiques de la pandémie. Selon la dernière enquête de l’AMS (Association des Métiers de la Musique du Sénégal) réalisée au mois de mai, près de 600 milliards de CFA de pertes sont estimées au sein du secteur du spectacle vivant au Sénégal où près 83% des contrats ont été annulés depuis mars dernier. 

Même constat au Burkina-Faso où 90% des initiatives culturelles ont été reportées ou annulées à l’instar d’évènements phares comme le Salon artisanal d’Ouagadougou ou la Semaine de la Culture. Face à cette situation, les Etats de la région mettent en place des mécanismes d’urgence de relance économique pour accompagner et soutenir le secteur de la Culture. Au Sénégal par exemple, un fonds spécifique s’élevant à 3 milliards de CFA a été créé pour soutenir directement les acteurs de la Culture. De même, au Burkina Faso, ce sont 1,250 milliards de CFA qui sont dédiés au secteur.

La seconde rencontre virtuelle a permis d’aborder les perspectives d’avenir et la relance du secteur culturel en Afrique de l’Ouest. A ce sujet, la transition digitale et numérique a occupé une grande partie des contributions alors que le potentiel sur le continent est immense. Les acteurs culturels ont témoigné d’exemples concrets  de bonnes pratiques en la matière : un modèle de catalogue et de vente en ligne innovant en Côte d’Ivoire ou encore un modèle de diffusion rémunérée des productions cinématographiques sur une plateforme de streaming pour pallier la fermeture des cinémas au Burkina Faso. Si ces modèles économiques basé sur internet sont encore balbutiants, ils innovent et promettent de se consolider à l’avenir.  

Alors que la pandémie se poursuit dans le temps, le message émanant de ces rencontres reste plein d’espoir, notamment envers la jeunesse : continuer de se réinventer et de s’adapter, dans le respect des protocoles sanitaires, pour une meilleure reconnaissance et prise en compte de la place de la culture dans notre société ouest-africaine.