Le Comité du Patrimoine culturel immatériel s’ouvre à Bogota sur des rythmes de cumbia, de fandango et de merengue carranguero

10/12/2019

Le Président Iván Duque Márquez de la Colombie a participé aux côtés de la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, et de plus d’un millier de délégués à l’ouverture de la 14e session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel qui s’est ouvert le 9 décembre à Bogota, sous la présidence de María Claudia López Sorzano, Secrétaire à la culture de la capitale colombienne.

Des danseurs du Carnaval de Barranquilla, inscrit depuis 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, ont accompagné les délégués à l’auditorium où s’est tenue la cérémonie d’ouverture en présence de l’orchestre symphonique Corbandas qui a joué des airs de cumbia, de fandango et de musique merengue carranguero.

Dans son intervention, la Directrice générale a souligné que, depuis son entrée en vigueur en 2006, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel avait été « consolidée par la diffusion d’une conception ambitieuse du patrimoine, à savoir l’idée d’un patrimoine vivant intègrant un ensemble de pratiques, d’expériences, de techniques et de connaissances humaines, nourries au fil des générations (…) Ces expressions, histoires, artisanat, danses, musiques, costumes et rituels expriment la richesse de notre humanité », a-t-elle ajouté. Pour Mme Azoulay, « il ne s’agit pas de les protéger comme des souvenirs lointains et fragiles mais de les sauvegarder dans leur vivacité quotidienne qui nous offre d’innombrables solutions pour relever les défis contemporains. »

Pour sa part, le Président Duque a noté que la réunion de Bogota était la première du Comité en Amérique latine. Le chef de l’État a plaidé pour la démocratisation de la culture, qu’il a définie comme « ce qui reste enraciné dans les sentiments et les principes, (…) quelque chose qui devient une tradition évoluant année après année, tout en étant aussi une expression vivante de l’humanisme. C’est ce qui nous distingue, c’est ce qui nous permet de vivre avec la nature et c’est ce qui lègue des héritages qui au fil des ans finissent par devenir une sagesse », a-t-il dit, avant de conclure que « le monde avait besoin aujourd’hui de plus de culture et d’humanisme. »