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Coopération dans les eaux internationales – La protection des bancs de Skerki

11 Février 2019

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© Maria Sanchez

La première réunion d'information sur la protection des vestiges archéologiques submergés découverts sur les bancs de Skerki, situés dans les eaux internationales du bassin méditerranéen, a eu lieu le 6 février 2019 avec les représentants des États méditerranéens.  
La Convention de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique établit un système de coopération internationale dans les eaux internationales, c'est-à-dire dans la zone économique exclusive, le plateau continental et la Zone. Ce système repose sur le partage de l'information et un effort conjoint de coopération pour la protection du patrimoine culturel subaquatique. 
La découverte du site des bancs de Skerki a été notifiée à l'UNESCO par l'Italie début 2018, ce qui a lancé le processus de coopération internationale dans les eaux internationales dans le cadre de la Convention. Quatre États parties à la Convention, l'Italie, l'Espagne, la France et la Tunisie, ont manifesté l’intérêt d'être consultés sur les moyens d'assurer une protection efficace du site. La Tunisie a annoncé être État coordonnateur dans la mesure où les éléments archéologiques submergés se situent sur le plateau continental tunisien.
Il convient de rappeler que les bancs de Skerki se distinguent par leur richesse historique et archéologique exceptionnelle, avec cinq épaves romaines datant d'une période comprise entre le Ier siècle avant J.-C. et le IVe siècle après J.-C. Les bancs de Skerki ont également été le théâtre de la bataille navale du même nom, le 2 décembre 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette affaire présente un grand intérêt pour la protection du patrimoine culturel subaquatique, car elle permet de créer le premier exemple de protection du patrimoine dans les eaux internationales, rappelant l'innovation et la pertinence de la Convention de 2001. Plus qu'une étude de cas, ce processus est une véritable occasion de donner un exemple de bonnes pratiques sur la manière de coopérer pour atteindre un objectif commun de protection dans les eaux internationales.
La réunion d’information a apporté des éclaircissements sur le site et le mécanisme de coopération pour la protection des vestiges archéologiques sous-marins. La Tunisie, en tant qu'État coordonnateur, tiendra une réunion de consultation technique et scientifique au printemps 2019 à Tunis.