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COVID-19 : Une opportunité de renforcer la coopération pour une paix durable en Afrique centrale

19/11/2020
16 - Peace, Justice and Strong Institutions

A l’occasion de la Journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre, le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), l’UNESCO et la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont organisé une rencontre virtuelle sur le thème « Pandémie de la COVID-19 : opportunité pour une résolution durable des conflits armés en Afrique centrale ou conjoncture favorisant leur aggravation ? »

Les échanges, suivis par plus de 70 participants à travers les onze pays d’Afrique centrale, ont permis d’aborder des questions cruciales liées notamment à l’importance de la coopération transfrontalière pour la stabilité des Etats ainsi qu’au rôle de la diplomatie dans la promotion de la paix et à l’engagement de la société civile pour une paix durable.

Au-delà de l’évaluation de la mise en œuvre du cessez-le-feu global lancé le 23 mars par le Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, les débats ont porté sur l’impact de l’appel de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme en faveur de la libération de certaines catégories de prisonniers et visant à prévenir la propagation de la COVID-19 en milieu carcéral.

Plusieurs autres sujets étaient au cœur des discussions, y compris ceux relatifs aux efforts de médiation entrepris dans le contexte de cette pandémie ainsi que la place primordiale des médias, des femmes et des jeunes dans ce dispositif.  Sur ce dernier point, la CEEAC a donné des détails sur la création d’un réseau de jeunes tisserands de la paix dans les régions transfrontalières du Gabon, du Cameroun et du Tchad, en insistant sur la contribution qu’il peut apporter au Mécanisme d’alerte rapide de l’Afrique centrale (MARAC). 

Dans ses interventions à l’ouverture et à la clôture de la conférence virtuelle, M. Salah Khaled, Directeur du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, a salué cette initiative et réitéré la disponibilité de l’institution dont il a la charge ainsi que celle des autres partenaires onusiens à continuer à apporter l’appui nécessaire à son implémentation.

« L’œuvre de construction de la paix ne peut qu’être collective », a-t-il souligné, rappelant ainsi la profondeur du thème de la Journée internationale de la paix, « Façonner la paix ensemble ».