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La culture au service de la lutte contre la violence faite aux femmes

04/12/2019

A l’occasion de Journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, l’UNESCO et ses partenaires ont organisée, le mercredi 27 novembre une causerie avec Elizabeth Pierre-Louis et Florence Jean-Louis Dupuy, deux leaders dans le secteur culturel haïtien. A travers cette causerie, les organisateurs voulait attirer davantage l’attention sur le combat pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes.

Près de soixante personnes se sont empressés pour participer à cette activité initiée dans le cadre des activités programmées dans le cadre des 16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes. La Représentante de l’UNESCO en Haiti, Pilar Alvarez a donné le coup d’envoi de la cérémonie en soulignant qu’il est urgent de trouver des solutions à ce phénomène. Une minute de silence a été observée en mémoire des femmes victimes de violence sexistes.

© UNESCO

Amener le public à la découverte des soeurs Mirabal, était le sens de l’intervention d’Elizabeth Pierre-Louis, Directrice des Programmes à FOKAL, (Fondasyon Konesans Ak Libéte) et animatrice. Rappelant les origines du combat de ces femmes dominicaines, et a souligné le combat de Yvonne Hakim Rimpel, journaliste haïtienne, fondatrice de la Ligue féminine d’action sociale, combat brutalement réprimé en janvier 1958. Elle a lu des morceaux choisis d’Au temps des papillons, de Julia Alvarez.

 

Enseignante, Metteur en scène, Directrice de l’atelier de théâtre Eclosion, Florence Jean-Louis Dupuy, quant à elle, a témoigné de son engagement à partir de son expérience avec la pièce de théâtre « Les Monologues du Vagin », version haïtienne « Pawol Chouchoune ». Elle a souligné les défis professionnels et personnels qu’elle et ses comédiennes ont surmontés. Son témoignage a révélé le potentiel en terme de « développement humain et personnel » de l’instrument de libération, de thérapie, de prévention, de promotion, qu’est le théâtre. Les comédiennes Ange Bellie Andou et Huguette Saint-Fleur, la danseuse Erika Jean-Louis, ont illustré la présentation avec des extraits de texte, lus, joués et dansés. 

 

Cette causerie a offert un espace de dialogue, sensibiliser, mobiliser et démontrer qu’avec la culture, il est possible de développer des programmes contribuant à la lutte contre la violence faite aux femmes.

© UNESCO