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Diffusion sur UNTV et CNN de la cérémonie de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste Holocaust Remembrance Day ceremony broadcast on UNTV and CNN

28/01/2021

Le 27 janvier, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a participé à la cérémonie officielle de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Cette date marque le 76e anniversaire de la libération du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau par l’armée soviétique, à l’occasion de laquelle nous nous souvenons de toutes les victimes et de tous les rescapés de la Shoah, notamment les 1,1 million de personnes décédées à Auschwitz et les six millions de juifs assassinés dans toute l’Europe.

Cette cérémonie est la première à avoir été organisée conjointement par l’Organisation des Nations Unies et l’UNESCO, en coopération avec l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. Elle a été ouverte par Mme Azoulay et par le Secrétaire général de l’ONU António Guterres. Mme Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, a prononcé une déclaration liminaire.

Dans son discours, Mme Merkel a déclaré : « Ce qu’il s’est passé là-bas et dans de nombreux endroits où des atrocités ont été commises pendant la période nationale-socialiste est et reste inconcevable. J’ai profondément honte de la Shoah, de cette trahison de toutes les valeurs de la civilisation, qui a été perpétrée sous le régime national-socialiste ».

« Nous rendons hommage aux victimes de l’Holocauste en nous souvenant d’elles et en tirant les leçons de leur calvaire. C’est notre responsabilité éternelle, pour les générations présentes et futures. »

Pendant la cérémonie, S. E. Irwin Cotler, Envoyé spécial du Canada pour la préservation de la mémoire de l’Holocauste et la lutte contre l’antisémitisme, a annoncé que le gouvernement canadien s’associera à l’UNESCO pour faire de la lutte contre l’antisémitisme et de l’éducation pour la prévention des génocides une priorité.

Mme Azoulay a déclaré : « L’Organisation des Nations Unies et l’UNESCO ont été fondées au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale pour faire en sorte que la communauté internationale puisse empêcher que de telles horreurs se reproduisent. »

« Telle est la conviction qui guide notre action : ce n’est qu’en regardant l’inhumanité en face et en ayant foi en l’être humain et dans le pouvoir de l’éducation que nous pouvons combattre les causes profondes de l’antisémitisme et de la haine. »

Mme Azoulay a en outre annoncé une nouvelle collaboration avec Facebook, consistant à faire apparaître en tête des résultats de recherche liés à l’Holocauste un lien vers le site Internet de l’UNESCO et du Congrès juif mondial aboutholocaust.org. Ce site, actuellement disponible en 19 langues, fournira aux utilisateurs des informations fiables et facilement accessibles sur le génocide du peuple juif.

La cérémonie a été diffusée sur UNTV, et des éléments des manifestations ont été produits par CNN, notamment un entretien entre Clarissa Ward, correspondante internationale de CNN, Irene Butter, rescapée de la Shoah, et sa petite-fille Shireen Nassar.

Lors de cet entretien, Mme Butter a relevé qu’« il existe une tendance à l’autoritarisme et à la discrimination contre certains groupes. Nous devons donc être vigilants. Nous ne pouvons pas nous contenter d’ignorer ceux qui ont ces opinions, nous devons nous y confronter. »

« Nous avons la responsabilité d’être des citoyens actifs et de combattre la haine et les violations de notre démocratie. C’est comme cela que nous la protègerons. J’espère que nous ne serons jamais des spectateurs et que nous pouvons tous faire changer les choses. »

Le même jour, l’ONU et l’UNESCO ont organisé, en partenariat avec l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (AIMH), un débat en ligne sur la négation et la déformation de la Shoah. Animée par Hala Gorani, journaliste internationale de CNN, cette table ronde a inclus des interventions de l’historienne Deborah Lipstadt, de Hella Pick, enfant réfugiée du programme Kindertransport et personnalité médiatique, du spécialiste de l’antisémitisme de l’AIMH Robert Williams, de l’auteur à succès et avocat Philippe Sands et de Marian Turski, Présidente de l’Association de l’Institut historique juif et Vice-Présidente du Comité international d’Auschwitz.

Robert Williams a expliqué que la déformation de la Shoah « peut se traduire par une attitude aussi explicite qu’excuser ou minimiser les faits purs et simples qui concernent l’Holocauste, mais également par des comportements un peu moins évidents, comme le fait de détourner des images liées à l’Holocauste ou de vénérer certaines figures historiques ».

« Le fait de réhabiliter la réputation de [ceux qui sont responsables de la Shoah] ouvre la porte à des formes de haine, de déformation et de négation plus pernicieuses et plus dangereuses. »

Cette table ronde s’est tenue après le lancement de la campagne de l’UNESCO intitulée #ProtégeonsLesFaits, qui entend sensibiliser à la déformation de l’Holocauste en apprenant à la repérer et à la contester, en partenariat avec la Commission européenne, l’AIMH et l’ONU.

Cette série de manifestations en ligne a été organisée à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, célébrée chaque année par l’UNESCO le 27 janvier. Les activités de l’Organisation qui s’y rapportent sont mises en œuvre dans le cadre de son programme pour l’enseignement de l’Holocauste et des génocides.

 

Photo: Paweł Sawicki, Auschwitz Memorial