La Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, a condamné le meurtre de la journaliste Mina Khairi survenu le 3 juin à Kaboul, en Afghanistan. Cette attaque a également coûté la vie à sa mère, sa sœur et deux autres passagers du minibus public dans lequel elle voyageait.
Je condamne le meurtre de Mina Khairi et des autres personnes innocentes qui l’accompagnaient. J'appelle les autorités à enquêter sur ce crime et à voir dans quelle mesure la profession et le sexe de la journaliste ont pu motiver ses meurtriers, qui doivent être traduits en justice. Trop de femmes journalistes dans le monde sont harcelées et subissent menaces et violences dans l'exercice de leur profession. Quel que soit le genre des individus, leur droit inaliénable à la liberté d’expression doit être défendu, tout comme la liberté de la presse et le droit d'accès à l'information.
Mina Khairi présentait les nouvelles pour Ariana Television Network. Elle a péri à la suite de l'explosion d'une bombe fixée au minibus dans lequel elle se trouvait pour rentrer chez elle après avoir fait des courses. Sa mère et deux autres passagers ont également été immédiatement tués. Mortellement touchée, sa sœur est décédée à l'hôpital quelques jours plus tard. L’explosion a également blessé plusieurs autres personnes.
Mina Khairi est la cinquième femme journaliste afghane dont le meurtre a été enregistré par l'UNESCO au cours de l'année écoulée.
L'UNESCO promeut la sécurité des journalistes au travers de mesures de sensibilisation mondiale, d'un renforcement des capacités, ainsi que par un certain nombre de mesures, notamment dans le cadre du Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité.
- Voir aussi l’Observatoire des journalistes assassinés de l’UNESCO.
- Contact médias : Guilherme Canela de Souza Godoi