La Directrice générale Irina Bokova manifeste sa profonde consternation suite à la destruction du temple de Bel à Palmyre

01 Septembre 2015

palmyra_688px_drupal.jpg

Temple de Bel à Palmyre, en Syrie
© WitR

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova a exprimé son profond désarroi en condamnant la destruction du temple de Bel, à Palmyre (Syrie), l’un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique.

« La destruction de Palmyre constitue un crime intolérable contre la civilisation mais n’effacera jamais 4500 ans d’histoire », a déclaré la Directrice générale. « Il est fondamental d’expliquer l’histoire et la signification des temples de Palmyre. Quiconque a vu Palmyre garde à jamais le souvenir d’une ville qui porte en elle la dignité de tout le peuple syrien, et qui incarne les plus hautes aspirations de l’humanité », a-t-elle ajouté.

« Chacune de ces attaques nous appelle à partager encore davantage le patrimoine de l’humanité, dans les musées, dans les écoles, dans les médias, à la maison. C’est le sens des initiatives lancées partout dans le monde par l’UNESCO, et par de nombreux citoyens de toutes nationalités, de toutes les religions, de toutes les origines, en particulier dans le monde arabe et musulman. Cette énergie de la culture est plus forte que tous les fanatismes et rien ne peut l’étouffer.»

Face à ce nouveau crime de guerre, l’UNESCO réaffirme sa détermination à poursuivre la protection de ce qui peut être sauvé, par une lutte sans merci contre le trafic illicite des objets culturels, par la documentation et la mise en réseau des milliers d’experts, en Syrie et dans le monde, qui s’emploient à favoriser la transmission de ce patrimoine aux générations futures, y compris par les moyens technologiques modernes.

Selon les rapports de témoins oculaires, confirmés par l’imagerie satellite de l’agence UNOSAT, le temple de Bel à Palmyre, l'un des monuments les plus emblématiques de ce site du  patrimoine mondial, a été détruit le 30 août dernier au moyen d'explosifs. Il était l’un des temples les mieux conservés et les plus imposants de Palmyre, affichant une remarquable synthèse de l'ancien Proche-Orient et de l'architecture gréco-romaine, visible dans des plafonds sculptés, un podium monumental et des frises en relief qui racontent l’histoire de la ville, représentant des caravanes de dromadaires et des constellations astrales. Le grand temple de Bel est l'un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique. Le traitement de la sculpture et de la gravure de l'arc monumental par lequel on pénètre dans la cité depuis le grand temple est un exemple exceptionnel d'art palmyrénien.

***

Contact médias :

George Papagiannis, Service de presse de l’UNESCO 

Tel : +33 (0) 1 45 68 17 06, g.papagiannis@unesco.org