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Les dirigeants mondiaux s’engagent à mettre fin à la violence et au harcèlement en milieu scolaire

29 Juillet 2019

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© Iryna Gudyma / Safe to learn

L’UNESCO a placé le bien-être des apprenants au cœur de l’éducation lors d’un événement « Safe to Learn » à l’intention des dirigeants, organisé le 15 juillet durant le Forum politique de haut niveau à New York. Au côté de hauts dirigeants de gouvernements et d’agences des Nations Unies du monde entier, l’UNESCO a réaffirmé son engagement à lutter contre toutes les formes de violence et de harcèlement en milieu scolaire.

La violence dans les contextes éducatifs est une réalité quotidienne qui prive des millions d’enfants et de jeunes du droit humain fondamental à l’éducation. Près d’un élève sur trois (32 %) a été harcelé par des camarades à l’école au moins une fois au cours du dernier mois, et une proportion similaire subissent des violences physiques, selon le rapport de l’UNESCO « Au-delà des chiffres ». Cette situation a de lourdes conséquences sur la santé mentale, la qualité de vie et la réussite scolaire des élèves.

Intervenant au cours de l’événement Safe to Learn, la Sous-Directrice générale de l’UNESCO pour l’éducation, Stefania Giannini, a présenté son approche pour mettre fin à la crise. « Nous avons défini un objectif spécifique de lutte contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire dans le cadre d’une nouvelle initiative de l’UNESCO, « Nos droits, nos vies, notre avenir », à l’intention de 20 millions d’enfants et de jeunes dans 31 pays d’Afrique subsaharienne », a dit Mme Giannini.

« Nous apporterons également un soutien ciblé et renforcé dans une douzaine de pays bénéficiaires pour mettre fin à la violence scolaire, et nous allons lancer une nouvelle étude sur le rôle des enseignants dans la lutte contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire. Par ailleurs, dans le cadre de la réunion du G7 et de l’UNESCO qui s’est tenue en France ce mois de juillet, les Ministres de l’éducation ont convenu de soutenir l’adoption d’une nouvelle journée internationale de l’UNESCO contre le harcèlement et le cyber-harcèlement. »

Safe to Learn est une initiative sur cinq ans qui vise à mettre fin à la violence dans les écoles d’ici à 2024. Elle s’emploie à réunir les partenaires de l’éducation, de la protection de l’enfance et des communautés de prévention de la violence en faisant en sorte que ces groupes unissent leurs efforts et s’appuient sur leurs forces respectives pour rendre les écoles plus sûres. L’UNESCO est un partenaire officiel de la campagne Safe to Learn et membre du Partenariat mondial pour mettre fin à la violence envers les enfants.

L’événement Safe to Learn a été organisé conjointement par Henrietta H. Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF et Présidente du Conseil du Partenariat mondial pour mettre fin à la violence envers les enfants, et Martha Delgado, Ministre adjointe pour les affaires multilatérales et les droits de l’homme du Mexique. Il a rassemblé des intervenants tels que la Ministre de l’autonomisation des femmes et de la protection de l’enfance de l’Indonésie, le Dr Yohana Susana Yembise, le Secrétaire permanent du Ministère britannique du développement international, Matthew Rycroft, un jeune militant de l’UNICEF de la Jamaïque, Charles Young, la Présidente du Partenariat mondial pour l’éducation, Alice Albright, et le Directeur général pour l’éducation à la Banque mondiale, Jaime Saavedra.

Les engagements formulés lors de l’événement Safe to Learn sont ambitieux, et incluent notamment une contribution de 5 millions de dollars É.-U. du Ministère britannique du développement international (DFID) au Fonds pour mettre fin à la violence, ainsi que des plans concrets du Ghana, du Mexique, d’Oman et de la République d’Indonésie pour protéger les élèves à l’école. Les organismes des Nations Unies et les organisations multilatérales, les organisations non gouvernementales et la société civile ont promis d’accélérer leur soutien pour réduire la violence en milieu scolaire, notamment Education Cannot Wait, le Partenariat mondial pour l’éducation, le Forum de la société civile, la Banque mondiale, le Conseil mondial des Églises, World Vision et la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants.