News

Discussions sur la rémunération en ligne des acteurs culturels gabonais

20/05/2020
Libreville, Gabon
11 - Sustainable Cities and Communities

Les acteurs culturels se sont retrouvés, le 21 mai 2020, à l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle, avec l’appui de l’UNESCO, pour discuter de la faisabilité d’un projet de généralisation de la rémunération en ligne des acteurs culturels y compris les sous-secteurs qui pourraient être impliqués et les sources de financement possibles.

La fermeture de sites patrimoniaux, de musées, de théâtres et de cinémas et d'autres institutions culturelles, due à la crise sanitaire du COVID-19, met en péril le financement des artistes, des industries créatives, la conservation de lieux extraordinaires et les moyens de subsistance des populations locales concernées.

La COVID-19 a aussi mis en veilleuse de nombreuses pratiques du patrimoine culturel immatériel, y compris des rituels et des cérémonies, ce qui a eu un impact sur des communautés aux quatre coins du monde. La pandémie affecte également de nombreux emplois. Partout dans le monde, les artistes, dont la plupart dépendent d'activités annexes pour compléter les revenus tirés de leur art, sont désormais incapables d’assurer leur subsistance.

La réunion, du jeudi 21 mai, a permis de saisir cette opportunité qu’offre la crise sanitaire actuelle pour permettre aux opérateurs culturels et artistes de se faire rémunérer en ligne.

Cette réunion a mis ensemble une vingtaine de participants issus d’horizons culturels différents issus de la société civile, de l’administration publique et d’organisations internationales notamment. Les participants ont unanimement apprécié cette initiative déjà mise en œuvre à des dimensions diverses. Ils ont aussi estimé que tous les sous - secteurs culturels pourraient être associés pour faire de ce projet une boutique en ligne de l’art gabonais, c’est-à-dire une plateforme web où les acteurs culturels publieraient le fruit de leur imagination pour vente, diffusion, livraison et promotion. Elle serait accessible à tous les professionnels de tous les sous-secteurs de la culture à savoir : musique, cinéma, théâtre, peinture, sculpture, design, conte, slam, danse, mode.

La question des sources de financement a fait l’objet d’échanges forts appréciés. Les participants ont identifié plusieurs modalités de financements : crédit bancaire, mécénat, régie publicitaire, sponsoring, donateurs, taxes, etc. La forme juridique à donner à cette initiative et à la structure qui la portera a également été discutée longuement: s’agit-il d’une association ou d’une entreprise culturelle se sont-ils demandés ? Quel en sera le modèle économique ?

Cette discussion a fait apparaître la nécessité de renforcer les capacités des acteurs et opérateurs culturels dans les domaines du numérique pour être capables de produire du contenu et de le mettre en ligne.

En vue de donner une forme plus concrète à cette initiative, un groupe de travail a été constitué. Il est chargé de présenter dans une quinzaine de jours une première version du projet discuté.

Ce groupe est composé de personnalités connues dans le secteur culturel ou dans l’environnement numérique : Naneth, Franck Baponga, Sijeur Oumar, Olsen Mossot, Latif Ogoula, Bienvenu Kombila, Kristauf Ntoutoum, Moore Mombo, Danielle Ouattara ; et sera coordonné par Dread Pol Mouketa et Marcel Djabioh.