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Du rétablissement de l’apprentissage aux Futurs de l’éducation : instantanés de l’action de l’UNESCO en 2021

16/12/2021

Au début de l’année 2021, l’action principale de l’UNESCO en matière d’éducation était de faire en sorte que les gouvernements puissent rouvrir en toute sécurité les écoles aux millions d’apprenants affectés par les fermetures d’écoles liées à la pandémie de COVID-19. Par l’intermédiaire de la Coalition mondiale pour l’éducation, les apprenants et enseignants du monde entier ont été soutenus de manière inédite à travers cette crise qui est toujours d’actualité.

Le rapport phare sur les Futurs de l’éducation, la Conférence mondiale sur l’éducation au développement durable ou la Déclaration de Paris sur l’augmentation des financements pour l’éducation ne sont que quelques exemples parmi d’autres des événements importants qui ont jalonné ces douze derniers mois.

Voici quelques-unes des actions et moments clés de 2021.
 

Les États membres de l’UNESCO s'unissent pour accroître les investissements dans l’éducation

Les chefs d’Etat et de gouvernement et les ministres de l’éducation de plus de 40 pays ont adopté la Déclaration de Paris lors de la Réunion mondiale sur l’éducation qui s’est tenue pendant la Conférence générale de l’UNESCO. Cette Déclaration constitue un appel mondial initié par l’UNESCO et par la France pour accroître les investissements dans l'éducation au lendemain de la crise du COVID-19. Au cœur de la pandémie, 1,6 milliards d’enfants et d’adolescents se sont retrouvés privés d’école. Parmi eux, 500 millions d’élèves, principalement dans les pays du Sud, sont sans accès à l’enseignement à distance. L’UNESCO s’est rapidement mobilisée en fédérant les Etats, les organisations internationales et les entreprises au sein d’une Coalition mondiale pour l’éducation qui a permis d’assurer la continuité pédagogique dans 112 pays.

Ce qu’il faut savoir du rapport de l’UNESCO sur les futurs de l’éducation

Imaginons l’éducation en 2050 : que devons-nous continuer à faire ? Que devons-nous abandonner ? Que devons-nous repenser avec créativité ? L’UNESCO répond à ces trois questions essentielles dans son nouveau rapport mondial sur les futurs de l’éducation, intitulé Repenser nos futurs ensemble : un nouveau contrat social pour l’éducation. Plus d’un million de personnes ont participé au processus mondial de consultation qui a servi de base à cette publication phare, où un appel est lancé en faveur d’une transformation majeure de l’éducation afin de réparer les injustices passées et de renforcer notre capacité à agir ensemble pour un avenir plus durable et plus juste.

Rencontre avec Angel et Fatma, émancipées grâce à l’éducation en Tanzanie

« Si une femme est sans instruction, sans travail, si elle doute d’elle-même et ne peut pas tenir debout sur ses deux jambes, la vie peut être cruelle pour elle » déclare Asela Mataba, la mère d’Angel. Angel, 17 ans, fait ses études à l’école secondaire Ngweli de Sengerema, en Tanzanie. Avec ses 32 %, la Tanzanie présente l’un des plus faibles taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire d’Afrique et elle est confrontée à des défis concernant le passage de l’école primaire au secondaire. C’est tout  particulièrement le cas pour les filles. Alors que des progrès ont été accomplis pour mettre un terme au mariage des enfants et accroître l’accès à l’éducation pour les filles et les garçons, la crise de la COVID-19 a exacerbé les défis auxquels les filles sont confrontées.

Apprendre pour la planète : ce qu’il faut savoir

L’apprentissage est essentiel pour trouver des solutions et créer un monde plus durable. L’éducation transformatrice est la solution de long terme pour modifier notre façon de vivre et préserver notre planète. C’est pour cette raison que l’UNESCO lancera la campagne « Apprendre pour la planète » lors de la Conférence mondiale sur l’éducation pour le développement durable, afin d’appeler la communauté internationale dans son ensemble à investir dans l’éducation au développement durable et à garantir son intégration dans les systèmes éducatifs du monde entier. Pour la survie de notre planète, nous devons #ApprendrePourLaPlanète.

L’UNESCO appelle à un meilleur encadrement de l'enseignement privé pour réduire les inégalités

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO met en garde contre la progression des inégalités et de l’exclusion due aux coûts élevés de l’enseignement privé et au manque de réglementation de la part des États. Il préconise cinq mesures pour assurer une éducation de qualité pour tous.

40 % des élèves de maternelle, 20 % des élèves du primaire et 30 % des étudiants du secondaire et du supérieur sont aujourd'hui scolarisés dans des écoles non publiques dans le monde. Cependant, le nouveau Rapport mondial de suivi de l'éducation (GEM) de l'UNESCO montre que de nombreux pays ne disposent pas des réglementations adéquates sur l'enseignement privé ou de la capacité de les faire appliquer, ce qui peut nuire à la qualité des enseignements et risque de creuser le fossé éducatif entre riches et pauvres.

Les pertes d'apprentissage causées par les fermetures d'écoles liées au COVID-19 risquent d’appauvrir toute une génération

Selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par la Banque mondiale, l’UNESCO et l’UNICEF, cette génération d'étudiants risque désormais de perdre 17 000 milliards de dollars de revenus tout au long de la vie en valeur actuelle, soit environ 14 % du PIB mondial actuel, en raison des fermetures d'écoles liées à la pandémie de COVID-19. La nouvelle projection révèle que l'impact est plus grave qu'on ne le pensait auparavant et dépasse de loin les estimations de 10 000 milliards de dollars publiées en 2020.

L’UNESCO aide des adultes à reprendre leur scolarité au Cambodge

« Aujourd’hui, j’ai plus d’espoir que jamais », déclare Mut Vibol, diplômé du programme BEEP. Orphelin, il a dû aider sa grand-mère et a arrêté l’école au bout de sa sixième année de scolarité. Mut gagne sa vie comme chauffeur de taxi, mais rêve de devenir électricien. Grâce à la plate-forme interactive du programme BEEP, il a pu continuer de travailler parallèlement à ses études. Son projet est de s’inscrire à une formation d’électronique à l’Institut de technologie de Battambang, puis d’ouvrir un magasin d’électronique devant chez lui.

L’UNESCO alerte sur les enjeux pour l’éducation en Afghanistan

“Ce qui est en jeu, en Afghanistan, c’est la nécessité absolue de préserver les avancées accomplies en matière d’éducation, en particulier pour les filles et les femmes.,” a déclaré  Audrey Azoulay, Directrice générale de l'UNESCO. Depuis 2001, l’Afghanistan a fait de grands progrès en matière d’éducation, comme le montre un rapport de l’UNESCO publié aujourd’hui. Ces gains immenses pour le développement du pays sont cependant en danger, et nous nous devons de préserver le droit à l’éducation pour tous les étudiants, en particulier les filles, surtout face à la longue crise humanitaire qui se profile à l’horizon. Le rapport montre que le nombre total d’écoliers et étudiants inscrits est passé d’environ 1 million à 10 millions. Le nombre d’enseignants, lui, a augmenté de 58 %, et le taux d’alphabétisation des femmes a pratiquement doublé, passant de 17 à 30 %.

Apprendre les faits, réfléchir de manière critique, agir : restons unis face aux discours de haine

Dans tous les pays du monde, les discours de haine menacent les droits de l’homme et la stabilité sociale en exacerbant les conflits et les tensions. Dans le contexte de la COVID-19, les contenus haineux, la désinformation et les théories du complot ont proliféré à travers le monde, aggravant les préjugés préexistants, les stéréotypes nuisibles et la discrimination, notamment la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la misogynie et la haine contre les personnes LGBTQI+. La première Conférence mondiale des ministres de l’éducation et le Forum multipartite consacrés à la lutte contre les discours de haine par l’éducation, organisés en septembre et en octobre 2021, sont des jalons importants qui ont rassemblé des décideurs politiques du secteur de l’éducation, des experts et la société civile du monde entier pour rechercher un consensus dans la lutte contre les discours de haine et la discrimination.

Des syriens qualifiés réfugiés en Iraq reçoivent le Passeport de qualifications de l’UNESCO

Dans le prolongement de la réussite d’un projet pilote mis en œuvre par le Ministère iraquien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Haut-Commissariat des Nations Unis pour les réfugiés, NOKUT et l’UNESCO, 21 passeports de qualifications ont été officiellement remis aux candidats lors d’une conférence qui s’est tenue le 27 mai 2021. Ce projet pilote du Passeport des qualifications de l’UNESCO illustre l’importance de ce mécanisme de reconnaissance pour l’inclusion dans l’enseignement supérieur et montre le potentiel d’un mécanisme global dans le champ de la reconnaissance des titres de compétences.