Éducation et Afrique : deux priorités au cœur du déplacement de la Directrice générale de l’UNESCO à l’occasion d’une conférence sur le financement de l’éducation à Dakar

01 Février 2018

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay se rend au Sénégal du 1er au 3 février à l’occasion de la Conférence de financement du Partenariat mondial pour l'éducation (PME), qui se tient à Dakar. Il s’agit de son premier déplacement en Afrique illustrant la priorité accordée au secteur de l’éducation et la priorité transversale donnée au continent africain.

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies chargée de la coordination des efforts au niveau mondial pour une éducation de qualité d’ici 2030. Le Partenariat mondial pour l’éducation s’inscrit pleinement dans cette dynamique portée par l’UNESCO.

La conférence de Dakar, qui a pour ambition de collecter des fonds destinés à renforcer le soutien à l’éducation, est co-présidée par le Président du Sénégal, Macky Sall, et le Président de la France, Emmanuel Macron.

Elle réunit des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres, des chefs d’agence des Nations Unies, des responsables d’organisations de la société civile, des représentants du secteur privé et plus d’un millier d’acteurs du monde de l’éducation.

« L’éducation doit devenir la priorité de l’aide au développement. Nous sommes ici pour mobiliser davantage de fonds, soutenir les efforts nationaux et faire de l’éducation la responsabilité de tous », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO.

D’après le Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO, l’aide totale à l’éducation a baissé de 4% par rapport à 2010. L’Afrique sub-saharienne, où vit la moitié des enfants non scolarisés recensés dans le monde, a vu la part de cette aide baisser de moitié entre 2002 et 2015. Pour atteindre l’éducation universelle de l'enseignement pré-primaire au secondaire dans les pays à faible et moyen revenu, on estime qu’il faudrait 39 milliards de dollars par an.

La Directrice générale plaidera en faveur de l’éducation comme force de changement sans égal pour construire un avenir plus équitable et inclusif. Elle soulignera le besoin de partenariats pour fournir aux Etats les outils et les savoirs nécessaires à des systèmes éducatifs de qualité. L’UNESCO est la seule organisation qui dispose à cet égard d’outils statistiques, normatifs et stratégiques de nature à répondre aux besoins spécifiques de chaque Etat.

La Directrice générale de l’UNESCO s’exprimera lors de la conférence (9h30, 2 février) et interviendra durant la session qui aura lieu l’après-midi (de 14h00 à 16h00), en présence des chefs d’Etat. Elle aura également des entretiens bilatéraux avec les chefs d’Etat, ministres et dirigeants d’autres agences des Nations Unies pendant cet événement de deux jours.

En marge de la conférence, elle se rendra le jeudi 1er février à Pikine, deuxième ville la plus peuplée du Sénégal, où l’UNESCO contribue à l’autonomisation des populations vulnérables, en particulier des filles et des femmes, à travers plusieurs programmes en langue nationale sur des thèmes tels que l’alphabétisation et le développement urbain durable.

La Directrice générale se rendra aussi sur l’Ile de Saint-Louis, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000, aux côtés des Présidents sénégalais et français le 3 février. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un projet conjoint entre l’UNESCO, la Banque mondiale et la France qui vise à contenir l’érosion côtière menaçant le patrimoine culturel et naturel.

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Contact médias

A Dakar, Marion Piccio, Bureau Régional Multisectoriel de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel), +221 772208494, m.piccio@unesco.org

A Paris,  Laetitia Kaci, Service de presse de l'UNESCO, +33 1 45 68 17 72, l.kaci@unesco.org