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Les enseignants du Guatemala se forment au développement durable

17 Octobre 2019

Au Guatemala, le « projet de fin d’études » est une composante importante des études secondaires. Ces projets, qui sont généralement réalisés en petits groupes et font appel à la méthodologie de recherche-action, ont pour objet de servir la communauté et de contribuer à résoudre les problèmes que les jeunes ont identifiés dans leur communauté ou leur école.

En 2019, le ministère guatémaltèque de l'éducation a proposé que les projets de fin d’études aient comme base thématique les Objectifs de développement durable (ODD).

L'UNESCO apporte au ministère de l’Éducation un appui technique qui met en avant l'importance de l'éducation au développement durable pour le pays. L'organisation a notamment eu l'occasion d’animer dans l’ensemble du pays, dans les zones rurales et urbaines, une série de 11 ateliers de formation faisant découvrir la pédagogie transformatrice et les compétences en durabilité aux enseignants chargés de superviser les projets de fin d'études en lien avec les ODD. Six cents enseignants du pays tout entier ont été dotés des moyens d’accroître la participation et la collaboration entre les jeunes élèves. Les participants à chacun de ces ateliers ont pris l’engagement d’appliquer les connaissances acquises au contexte de leur école et de transmettre les informations aux autres enseignants de leur municipalité.

Faits marquants :

  • En 2019, 11 formations en rapport avec les ODD ont été proposées aux enseignants du Guatemala et 600 enseignants ont participé à des ateliers dans tout le pays
  • Plus de 2900 enseignants travaillent au Guatemala, dans les établissements publics et privés
  • 185 000 jeunes auront mis en œuvre des projets de fin d'études axés sur le développement durable d'ici la fin de l'année

 

Près de la moitié de la population du Guatemala est autochtone, ce qui signifie que la question de la diversité culturelle et linguistique revêt une pertinence spéciale pour le développement durable du pays. Lors des ateliers, ce thème a donc bénéficié d’une attention particulière, dans le contexte de l'Année internationale des langues autochtones célébrée par les Nations Unies en 2019. Les ateliers ont notamment donné l’occasion aux enseignants de réfléchir à la place de la nature dans diverses visions du monde autochtones. Selon la culture maya, les humains partagent leur place dans le monde avec d'autres êtres vivants, ce qui se traduit par un profond respect pour l'environnement.

D'ici la fin de l'année, 185 000 jeunes guatémaltèques auront mis en œuvre dans leurs communautés des projets de fin d’études axés sur le développement durable. Ces jeunes poursuivront aussi leurs études et leur développement professionnel dotés d’une sensibilité accrue et ressentant plus de solidarité et d’intérêt pour le développement de leurs communautés à partir d'approches transformatrices.