Les Etats membres réaffirment leur engagement envers l’UNESCO lors de la clôture de la Conférence générale

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© UNESCO/C.Alix
14 Novembre 2017
Les Etats membres de l’UNESCO ont clos la 39e session de la Conférence générale de l’Organisation avec l’adoption d’une série de décisions sur les programmes et le budget qui réaffirment la pertinence de l’Organisation face aux défis actuels.
 
Au cours de cette session, les Etats membres ont également entériné l’élection d’Audrey Azoulay, qui devient la 11e Directrice générale de l’UNESCO.
 
S’exprimant sur la pertinence du mandat de l’UNESCO pour favoriser la solidarité et la coopération dans le domaine de l’éducation, des sciences, de la culture et de la communication après sa prestation de serment, Audrey Azoulay a déclaré : « Face aux défis du monde d’aujourd’hui, contre l’obscurantisme, les simplifications meurtrières, nous détenons la seule réponse durable et crédible ».
 
Le changement climatique et les efforts déployés pour le contenir ont figuré en bonne place dans l’ordre du jour de la Conférence générale. Les Etats membres ont souligné la nécessité pour le secteur des sciences sociales de l’UNESCO de travailler sur les aspects éthiques et sociétaux de cette question capitale.
 
Cette préoccupation a conduit les Etats membres à adopter une Déclaration de principes éthiques en rapport avec les changements climatiques qui souligne l’importance du respect des principes éthiques pour éviter des dégâts irréparables et des injustices. La Déclaration réaffirme également l’importance d’une approche scientifique pour aborder le changement climatique et stipule que les « décisions devraient être fondées sur et guidées par les meilleures connaissances disponibles en sciences naturelles et sociales ».
 
La Conférence générale a également actualisé la Recommandation de 1974 concernant la condition des chercheurs scientifiques. Les aspects clés de la recommandation révisée concernent la responsabilité de la science eu égard aux idéaux de dignité humaine, de progrès, de justice, de paix, de bien-être et de respect de l’environnement. Cette Recommandation appelle les Etats membres à considérer la science comme un bien commun et préconise des conditions de travail non discriminatoires ainsi que l’accès à l’éducation scientifique et à l’emploi.
 
Concernant le secteur des sciences naturelles, la Conférence générale a adopté une stratégie actualisée sur le changement climatique. Elle invite l’UNESCO à soutenir les Etats membres dans l’élaboration et la mise en œuvre de programmes et de politiques d’éducation et de sensibilisation au changement climatique. L’UNESCO est également invitée à promouvoir la connaissance interdisciplinaire et la coopération scientifique concernant l’atténuation des effets et à l’adaptation au changement climatique.
 
Cette stratégie défend également les principes de respect de la diversité culturelle et de conservation du patrimoine culturel et souligne la nécessité d’un développement social inclusif, d’un dialogue interculturel et de l’égalité des genres en relation avec l’adaptation au changement climatique.
 
Les Etats membres ont par ailleurs adopté le 16 mai comme la Journée internationale de la Lumière et ont demandé à la Directrice générale de soutenir leurs efforts pour que les Nations Unies proclament 2019 comme l’Année internationale du tableau périodique des éléments chimiques.
 
Dans le domaine de la communication et de l’information, les Etats membres ont réaffirmé le mandat de l’UNESCO pour défendre la liberté d’expression et d’accès à l’information, y compris en ligne, comme des droits humains inaliénables. Ils ont aussi rappelé l’importance du travail réalisé pour protéger la sécurité des journalistes avec les Etats membres et à travers le système des Nations Unies, notamment grâce au rôle clé de l’UNESCO dans le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité.
 
La Conférence générale a également approuvé l’Appel à l’action adopté à l’issue de la Conférence de l’UNESCO à Québec, Internet et la radicalisation des jeunes : prévenir, agir et vivre ensemble, co-organisée par le secteur de la communication et de l’information de l’UNESCO. Elle a également encouragé le secteur à continuer à travailler sur une possible recommandation sur les Ressources éducatives libres en vue de renforcer la collaboration internationale dans ce domaine.
 
Concernant l’éducation, la Conférence générale a réaffirmé le rôle de l’Organisation en matière de coordination et de suivi des progrès réalisés pour atteindre l’Objectif n°4 du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Elle a également encouragé l’UNESCO à poursuivre ses efforts vers une Convention mondiale sur la Reconnaissance des qualifications de l’enseignements supérieur afin d’améliorer la mobilité, favoriser la coopération internationale et renforcer la confiance vis-à-vis des systèmes d’enseignement supérieur.
 
Enfin, pour ce qui est du secteur de la culture, la Conférence générale a révisé la stratégie adoptée il y a deux ans concernant le travail de l’UNESCO en faveur de la protection de la culture et du pluralisme culturel en cas de conflit armé. Cette stratégie révisée couvre désormais les catastrophes naturelles ainsi que les conflits armés.
 
Les Etats membres ont aussi lancé un Appel en faveur de la protection de la culture et la promotion du pluralisme culturel. Cet appel préconise que la culture, le patrimoine culturel et la diversité soient inclus dans les politiques internationales humanitaires et les opérations de maintien de la paix, conformément à la Résolution 2347 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Adoptée en mars 2017, cette résolution reconnaît que « le fait de lancer une attaque contre des sites et des bâtiments consacrés à la religion, à l’enseignement, à l’art, à la science ou à la bienfaisance, ou contre des monuments historiques peut constituer, dans certaines circonstances et en vertu du droit international, un crime de guerre et que les auteurs de ce genre d’attaque doivent être traduits en justice ».
 
La Conférence générale a décidé d’allouer un budget intégré de 1,2 milliard de dollars à l’UNESCO pour la période 2018-19. Il comprend le budget régulier qui s’élève à  595,2 millions ainsi que des contributions volontaires affectées à des actions spécifiques de sources publiques et privées.
 
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Contact medias : Clare Sharkey c.sharkey@unesco.org +33(0)145680431