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Des experts internationaux discutent à Alger des bonnes pratiques pour la sauvegarde du patrimoine culturel subaquatique

04 Novembre 2019

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El Hamdania - Cherchell , Algérie
© Centre National de Recherche en Archéologie – Algérie

Le Conseil consultatif scientifique et technique de la Convention de l'UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique (2001) s'est réuni, à l’invitation du Gouvernement algérien, le 28 octobre 2019 à Alger pour une réunion extraordinaire.

« Il était important de réunir le Conseil consultatif ici, en Algérie, étant donné que nous avons un patrimoine submergé considérable, y compris les épaves de la baie d'Alger, » explique Toufik Hamoum, Président du Conseil consultatif et éminent archéologue subaquatique en Algérie.  « Nous avons pour objectif d'appliquer les normes internationales les plus hautes et les meilleurs pratiques de la Convention de 2001 dans nos initiatives de recherche et d'exposition. La coopération internationale est cruciale pour ce travail scientifique. »

Les discussions ont principalement porté sur la promotion des meilleurs pratiques en matière d'accès au patrimoine culturel subaquatique et de sauvegarde de ce patrimoine, ainsi que sur la participation des organisations non gouvernementales (ONG). A cet égard, le Conseil consultatif a décidé de lancer la préparation de directrices qui permettront une évaluation scientifique des dossiers de meilleurs pratiques soumis par les Etats parties, ainsi que des demandes d'accréditation par les ONG.  La nécessité de mieux faire connaître le patrimoine culturel subaquatique et l'importance de le protéger a également été jugée essentielle, en particulier parmi le grand public, car ce patrimoine est exposé à des menaces telles que le tourisme, le pillage, l'industrie de la pêche, et le changement climatique.

Lazare Eloundou Assomo, Secrétaire de la Convention de 2001, a souligné que « le Conseil consultatif apporte un soutien particulier à la mise en œuvre de la Convention et aux décisions des Etats parties. Ses contributions importantes comprennent des analyses et des recommandations sur les exemples de meilleurs pratiques, l'accréditation des ONG en tant que partenaires et l'organisation de missions d'experts à la demande des États parties. Cette réunion à Alger reflète le rôle croissant que joue le Conseil consultatif auprès des Etats parties en travaillant avec eux sur leurs priorités pour la Convention. »

Soixante-deux États ont ratifié la Convention de 2001 et le Conseil consultatif, composé de 14 experts représentant leurs États, est un organe de la Convention qui offre à la Conférence des États parties des conseils techniques pour la protection du patrimoine culturel subaquatique.