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Festival international Ecrans noirs : Les acteurs du cinéma et de la mode s’expriment et se réinventent face à la COVID-19

23/11/2020

Quelques mois après la levée progressive de certaines mesures barrières inhérentes à la lutte contre le Covid-19 et en dépit de l’impact de cette pandémie, de grands rendez-vous créatifs et culturels ont renoué avec leurs habitudes, dans le respect des mesures de distanciation sociale encore en vigueur, avec en filigrane, l’appui de l’UNESCO.

C’est le cas du Cinéclub Nkah lancé par l'association Tell And Be Africa pour la projection des films locaux accompagnés de débats, pour une meilleure appropriation des arts africains - du festival de film YAHRA ou encore - de la 11ème édition du Forum des métiers de la mode et du design, par le Centre des créateurs de mode du Cameroun et de la 24ème édition du festival international Écrans Noirs que l’on ne présente plus.

L’un des points saillant de ses manifestations est la série de réflexions menée par et pour les artistes et acteurs culturels, pour discuter entre pairs et poser des futurs jalons pour une meilleure viabilisation de leur secteur. Au-delà des enjeux du développement de ces filières et de leur impact sur le développement durable, la question de la résilience face à la crise est restée d’actualité et a fait l’objet d’un Colloque lors du festival Écrans noirs sur le thème « Cinéma de crise, cinéma en crise : la Covid 19, une opportunité de réinventer le 7ème art en Afrique ».

Il faut dire et rappeler que la pandémie que traverse le monde depuis plusieurs mois et la crise qu’elle a générée ont eu un effet dévastateur sur les industries culturelles et créatives. Les mesures de restrictions et la fermeture des espaces culturels ont eu un impact sur les revenus des artistes et créateurs, mettant ainsi en danger leurs moyens de subsistance et leur condition de vie. Au-delà de la perte des revenus, c’est aussi l’accès à la culture et la liberté d’expression artistique qui ont pris un coup.

Les artistes dans la sous-région Afrique centrale et les professionnels créatifs figurent parmi les plus impactés par la crise du fait de la vulnérabilité du secteur, composé en majorité de travailleurs indépendants et de petites et moyennes entreprises, et embuées dans l’économie informelle ou l’économie « des petits boulots ».