La Fondation Helsingin Sanomat renouvelle son soutien au Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano

19/03/2020
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Photo : M. Moez Chakchouck (à droite) et Mme Tarja Turtia (à gauche), de l'UNESCO, avec Mme Ulla Koski, présidente de la Fondation Helsingin Sanomat, lors de la visite du Musée Päivälehti.

En mai 2019, les reporters birmans Wa Lone et Kyaw Soe Oo ont été libérés de prison après plus de 500 jours de détention. La condamnation des journalistes de Reuters à sept ans de prison a déclenché un tollé international. L'annonce de leur libération a suscité un message de solidarité de la part de la communauté internationale, ainsi que des expressions de soutien à l'importance de la liberté de la presse dans le monde. Quatre jours avant l'annonce, Wa Lone et Kyaw Soe Oo avaient reçu le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano.

La Fondation Helsingin Sanomat, dédiée au journalisme de qualité et à la liberté d'expression, a renouvelé sa contribution financière à ce prix pour 3 ans, jusqu'en 2023. La Fondation souhaite soutenir un Prix qui s'avère avoir un impact significatif sur la liberté d'expression.

"La liberté de la presse est menacée dans de nombreux pays. Les journalistes exerçant leur liberté d'expression sont menacés dans de nombreux pays. Il est d'une importance vitale qu'il existe des prix comme le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano. Ce prix s'est révélé être un outil puissant pour attirer l'attention sur des journalistes courageux et souvent emprisonnés. La Fondation Helsingin Sanomat est fière de pouvoir contribuer à ce travail", déclare Ulla Koski, la présidente de la Fondation Helsingin Sanomat.

Au cours des sept dernières années, le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano a été décerné à huit lauréats, dont Wa Lone et Kyaw Soe Oe, dont sept étaient emprisonnés au moment de leur remise. Six d'entre eux ont été libérés par la suite (parmi eux, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, Reeyot Alemu (Ethiopie), Mazen Darwish (Syrie), Khadija Ismayilova (Azerbaïdjan), Mahmoud Abu Zeid "Shawkan" (Egypte). Ceci témoigne de l'impact du Prix et de son potentiel à contribuer à la liberté de la presse.

Ce 3 mai, le lauréat de l'édition 2020 du Prix sera annoncé. Un jury international indépendant composé de 6 membres prendra la décision sur la base des candidatures soumises par les États membres de l'UNESCO et les ONG internationales et régionales qui se consacrent à la promotion de la liberté de la presse.

Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano a été créé en 1997 afin d'honorer la contribution exceptionnelle d'une personne/organisation à la défense et à la promotion de la liberté de la presse, en particulier lorsque celle-ci a été réalisée dans un environnement menaçant. Le prix est nommé en l'honneur de Guillermo Cano Isaza, journaliste colombien et directeur de El Espectador, qui a été assassiné devant les bureaux de son journal. Le prix est soutenu par la Fondation Cano, le Namibia Media Trust et la Fondation Helsingin Sanomat, qui a apporté une contribution importante depuis 2012.