Gender Views : Féminisme Noir et Intersectionnalité : pourquoi est-ce nécessaire ?

30/07/2020

Le24 mai, la Division pour l’Egalité des genres a reçu MmeDjamila Ribeiro pour une séance Gender Views séance intitulée « Féminisme Noir et Intersectionnalité : pourquoi est-ce nécessaire ? ».

Mme Saniye Gülser Corat, Directrice de l’UNESCO pour l’Egalité des Genres, a ouvert cette session en accueillant les participants venus nombreux avant de présenter brièvement l’invitée du jour. Activiste féministe brésilienne, journaliste et chercheure en philosophie politique, Djamila Ribeiro est une des figures contemporaines incontournables du féminisme noir.

Diplômée de l’Université fédérale de Sao Paulo, elle a écrit une thèse de master sur les féministes Simone de Beauvoir et Judith Butler, les comparant à la condition féminine noire. Engagée politiquement dès son plus jeune âge, Djamila Ribeiro a également été Secrétaire ajointe aux Droits de l’Homme et a la Citoyenneté de la mairie de Sao Paulo entre2016 et 2017.

Pendant cette session, Djamila Ribeiro est tout d’abord revenue sur la définition de l’intersectionnalité avant d’expliquer comment celui-ci affectait les femmes noires et l’égalité des genres de manière plus large. Né en 1989, ce concept et outil de politique publique explique que les oppressions relatives à la race, au genre et à la classe sont liées et ne peuvent se penser de manière séparée. Ainsi, Djamila Ribeiro a affirmé que pour réfléchir à des sorties émancipatrices, il était nécessaire de prendre en compte ces différentes identités et non de se focaliser sur une seule identité au risque de renforcer les autres oppressions.

Illustrant son propos en se référant à son expérience à la mairie de Sao Paulo, Djamila Ribeiro a cité l’exemple d’une politique de transcitoyenneté mise en place par la ville afin de penser à des politiques publiques en faveur des personnes LGBT.

A l’issue de cette présentation passionnante, les participants ont pu directement poser leurs questions à Djamila Ribeiro afin d’élargir le champ de la discussion sur l’universalité du féminisme, ou encore sur l’existence de résistances venues d’autres courants féministes.