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Des gorilles positifs à la COVID-19: Conséquences pour les grands singes

12/01/2021
03 - Good Health & Well Being
15 - Life on Land

Ce 11 janvier 2020, nous apprenons que des gorilles ont été positifs à la COVID-19 au Parc Zoo Safari de San Diego (Californie, Etats-Unis d’Amérique). Deux individus malades ont été repérés après l’apparition de symptômes (congestion, nez qui coule, léthargie) et les matières fécales de la troupe (8 individus au total) ont été testées et 3 sont positifs. Les gorilles sont des êtres sociaux et la troupe est organisée autour d’un dos argenté, il est donc probable que les 8 membres ont déjà été exposés au virus. Ils n’ont donc pas été isolés les uns des autres. 

Afin d’éviter les transmissions de la COVID-19 aux animaux, le parc avait mis en place des mesures strictes de protection (protections complètes pour le personnel en charge des animaux) et était fermé au public depuis début décembre 2020. Néanmoins, la découverte de la maladie chez ces gorilles rappelle l’importance du respect de la distanciation et tout particulièrement pour les individus vivants encore à l’état sauvage qui peuvent rencontrer la maladie non seulement au contact d’humains mais également au contact de déchets laissés par les humains dans leur habitat (bouteilles, déchets organiques à moitié consommés, etc.). Afin de sensibiliser sur ce sujet, l’UNESCO avait préparé, avec le Projet Chimpanzé de Sebitoli, des posters à destination des professionnels et des communautés
 

© UNESCO

C’est le premier cas de COVID-19 détecté chez un grand singe dans le monde. Il est donc, à ce jour, impossible de déterminer comment la maladie va évoluer chez ces individus. Lorsque le SARS-COV-2 a émergé, le Groupe de spécialistes de la santé de la faune sauvage de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature et le Groupe de spécialistes des primates avaient mis en garde des possibles effets du virus sur les grands singes qui sont particulièrement sensibles aux maladies respiratoires. Toutefois, en 2016-2017, des chimpanzés du site mixte de Taï en Côte d’Ivoire (réserve de biosphère et site du patrimoine mondial) avaient été infectés par le coronavirus OC43 et avaient uniquement développé des symptômes légers. Ainsi, les spécialistes primatologues du monde entier suivent avec attention l’évolution de la maladie chez les gorilles infectés de San Diego. 

L’UNESCO reste aux côtés des gestionnaires des réserves de biosphère et sites du patrimoine mondial et son réseau de spécialistes pour suivre l’évolution de la situation dans les 36 sites désignés par l’UNESCO et dans le monde.