Incendies dans l’écorégion du Pantanal

05/08/2020

UNESCO, notamment à travers le Centre du patrimoine mondial et le Secrétariat du Programme sur l'Homme et la biosphère (MAB), observe avec attention et préoccupation les nombreux incendies qui ont frappé l’écorégion du Pantanal au cours des dernières semaines.
 

D’après les informations fournies par les experts et les pompiers sur place ainsi que les données satellitaires de l’Institut national brésilien pour la recherche spatiale (INPE - Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais, largement relayées par la presse internationale, plusieurs dizaines de milliers d’hectares de ce territoire auraient été détruits à cause de ces incendies au cours du mois de juillet.

Selon les informations disponibles, certains de ces feux pourraient avoir lieu dans le site du Patrimoine mondial "Aire de conservation du Pantanal" et dans la Réserve de biosphére du Pantanal, ou à leurs alentours.

 

Le Centre du patrimoine mondial (CPM) et le Secrétariat du Programme sur l'Homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO saluent les efforts des autorités compétentes pour faire face à cette situation et se tiennent prêts à les appuyer dans la mobilisation d'un soutien technique et financier.

Il est important de faire tout ce qui est humainement possible pour venir à bout de ce fléau qui menace la biodiversité de ce qui est aussi la plus grande zone humide de la planète.

Mechtild Rössler, Directrice du CPM et Miguel Clüsener-Godt, Secrétaire du MAB

Le Pantanal s'étend principalement dans les États brésiliens du Mato Grosso do Sul et du Mato Grosso, et dans le territoire de la Bolivie et du Paraguay. En 2000, une partie de cette écorégion, l’« Aire de conservation du Pantanal », qui représente 1,3 % du Pantanal brésilien, a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La même année, 26 400 000 hectares ont été nommées réserve de biosphère de l'UNESCO. Troisième plus grande réserve de biosphère au monde, la réserve du Pantanal abrite une diversité de flore et de faune particulièrement précieuse, avec au moins 4 700 espèces décrites. Près de deux millions de personnes vivent en outre sur le site du patrimoine mondial et la réserve de biosphère.