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Inscrire la santé et l’éducation à l’ordre du jour du G7

23 Juillet 2019

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© Mulugeta Ayene / UNICEF Ethiopia

Des organisations de la société civile du monde entier se sont réunies à Paris au début du mois afin de convenir d’une approche commune de plaidoyer pour les pays du G7 qui réduirait les inégalités mondiales par la santé et l’éducation.

La réunion s’inscrivait dans le cadre du Sommet de la société civile du G7, également appelé C7, durant lequel les organisations de la société civile des pays membres du G7 mettent en avant les recommandations d’acteurs non-étatiques sur de vastes thèmes tels que la santé, la sécurité et la cohésion sociale.

Dans son intervention lors de la réunion du 3 juillet, le chef de la Section de la santé et de l’éducation de l’UNESCO, Christopher Castle, s’est penché sur les défis du développement dans les domaines de la santé et de l’éducation.

« Si l’on veut remédier aux inégalités dans l’éducation et la santé, un effort concerté est nécessaire pour aider les secteurs de la santé et de l’éducation, entre autres, à collaborer pour mettre en place une approche axée sur l’apprenant. Pour s’assurer que les filles et les jeunes femmes ne soient pas laissées pour compte, il faut supprimer tous les obstacles qui les privent de leur droit à l’éducation, par exemple en mettant à leur disposition des installations d’eau et d’assainissement, des toilettes privées, ainsi que les produits dont elles ont besoin pour gérer sainement leurs menstruations », a dit M. Castle.

Participant à la première table ronde du C7 (du 1er au 3 juillet), et en réponse à une question posée par un journaliste de France 24, M. Castle a évoqué les données concernant les taux toujours élevés d’infection par le VIH qui affectent de façon disproportionnée les filles et les jeunes femmes, ainsi que l’urgence pour les écoles de dispenser une éducation complète à la sexualité de qualité.

« L’UNESCO et d’autres organismes répondent à une demande croissante des pays qui intensifient leurs efforts visant à réduire le nombre de grossesses précoces et non désirées, ainsi que les taux élevés d’infection par le VIH, en aidant à fournir une éducation à la sexualité dès le plus jeune âge. » « Les pays comprennent que l’incapacité de remédier aux grossesses précoces et non désirées, au mariage des enfants, au VIH et à la violence et au harcèlement en milieu scolaire menace la réalisation non seulement de l’objectif de développement durable relatif à l’éducation, mais également de tous les autres objectifs », a-t-il ajouté.

Durant la présidence française du G7, le C7 a été dirigé par Coordination SUD. Ses travaux mettent l’accent sur la lutte pour l’égalité des genres, le climat et l’environnement, l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, l’agriculture et l’alimentation, la paix et la sécurité, le financement du développement et la justice fiscale.