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#KeepTruthAlive: nouvelle campagne de l'UNESCO pour commémorer la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes

14 Novembre 2019

Le 2 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, l’UNESCO a lancé sa nouvelle campagne de communication mondiale #KeepTruthAlive, conçue gracieusement par l'agence de création Doyle Dane Bernbach (DDB Paris), qui met en lumière les dangers auxquels sont confrontés les journalistes locaux à travers le monde.

En effet, 93% des journalistes tués cette dernière décennie étaient des journalistes locaux, la plupart en enquêtant sur l’actualité locale telle que la corruption, le trafic et les politiques. A travers une série de photos, produites par Charles Petit, la campagne aborde la question de « proximité » avec ces journalistes, et appelle à la fin de l’impunité pour les crimes commis à leur encontre.

La campagne a déjà bénéficié du soutien de partenaires médiatiques clés, tels que The New York Times, The Washington Post, Los Angeles Times, The Philadelphia Inquirer, Le Monde, Libération, Le Parisien, Les Echos, et Helsingin Sanomat qui ont publié l’un des visuels dans leurs journaux. La campagne a aussi été massivement relayée en ligne, notamment par des médias comme France Media Monde, L’Express, L’OBS, The Huffington Post, Al Jazeera, The Rappler, La Repubblica et The Times of India qui ont publié des articles et du contenu médiatique sur leurs sites et sur leurs pages Facebook et Twitter. De nombreuses personnalités, telles que Christiane Amanpour et Carmen Aristegui, ont également exprimé leur soutien pour la campagne à travers leur plateforme Twitter. De plus, les visuels de la campagne ont été traduits en 15 langues différentes, et sont affichés sur des spots publicitaires de JCDecaux en France et à Mexico, ainsi que dans les métros de Bruxelles.

Une série de 12 portraits de journalistes locaux qui ont été tués a aussi été développée et partagée sur Facebook, Twitter et Instagram, pour illustrer comment les menaces, les intimidations et la peur d’être attaqué sont souvent des réalités quotidiennes pour certains journalistes. A cet effet, l’UNESCO et DDB Paris ont créé une carte Google Maps, keeptruthalive.co, où figure les noms, dates et lieux de décès des 1348 journalistes tués depuis 1993 et dont le meurtre a été condamné par l'UNESCO. Les utilisateurs ont ainsi accès à l'information sur chaque journaliste, et peuvent partager la carte sur les réseaux sociaux pour demander justice et la fin de l’impunité pour les violences perpétuées envers les professionnels des médias.

En tant que chef de file dans la mise en œuvre du Plan d’action des Nations unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, l’UNESCO coordonne les efforts mondiaux et sensibilise au besoin de garantir un environnement plus sûr dans lequel les journalistes peuvent exercer leur métier. Selon un nouveau rapport de l’UNESCO, « Intensified Attacks, New Defences », au court des 12 dernières années (2006-2018), 1109 journalistes ont été tués pour avoir couvert l’actualité et pour avoir fourni de l’information au public. Dans neuf cas sur dix, les assassins ne sont pas poursuivis. C’est en reconnaissance des profondes conséquences de l’impunité, notamment en ce qui concerne les crimes commis contre les journalistes, que l’UNESCO a lancé cette campagne, et demande justice pour les journalistes dont les meurtres restent impunis.