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Les Laboratoires de la COVID-19 : Lancement du Rapport annuel 2019 du Bureau régional multisectoriel de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Ouest (Sahel)

24/06/2020
03 - Good Health & Well Being

Le Bureau de l’UNESCO à Dakar (BreDA) a organisé, ce mardi 16 juin 2020, le lancement de l’initiative « Les Laboratoires de la COVID-19 », série de webinaires destinés à penser l’Afrique dans le temps de la pandémie, à penser l’après COVID-19 en Afrique et à identifier les opportunités qui permettront d’avancer avec l’implication de toutes les couches de la population.

M. Firmin Edouard Matoko, Sous-Directeur Général pour la Priorité Afrique et les Relations extérieures, a rappelé le contexte particulier dû à la pandémie actuelle :

L’après-COVID-19 ne sera pas l'avant-COVID-19. L'Afrique sera certainement différente de ce que nous avons connu jusqu’à aujourd'hui. Il est important de relever le travail de nos bureaux en Afrique. Dans tous les secteurs, une riposte qui se fait avec des ressources limitées montre cette volonté acharnée de travailler ensemble pour lutter contre un ennemi invisible.

La première rencontre virtuelle des « Labos de la COVID-19 » a porté sur la publication du Rapport annuel 2019 du Bureau régional multisectoriel de l'UNESCO pour l'Afrique de l'Ouest (Sahel), qui s’établit comme un recueil de bonnes pratiques et offre un aperçu de la situation dans les pays couverts par le Bureau régional, à savoir le Burkina Faso, Cabo Verde, la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger et le Sénégal. Des représentants de chacun de ces pays étaient présents, ainsi que les représentants des ambassades de Madagascar et de l’Ouganda, les Comnats et les délégations permanentes du Cameroun, du Gabon et du Sénégal à Paris.

M. Dimitri Sanga, Directeur du Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Ouest (Sahel), a présenté le Rapport annuel 2019 à travers les résultats clés, les défis et les perspectives futures. Réitérant l’objectif principal d’aider les Etats à construire un Sahel en paix, prospère, résilient et sécure, il a rappelé les axes stratégiques qui décident des activités menées :

Les trois axes stratégiques sont multisectoriels et transversaux : contribuer au développement inclusif du capital humain et au renforcement des capacités institutionnelles des pays du Sahel ; contribuer à la mise en valeur des potentiels naturels, culturels et technologiques de manière équitable et durable ; appuyer les pays du Sahel dans la gestion adéquate des transformations sociales pour des sociétés pacifiques, prospères et inclusives.

L’éducation, la culture, les sciences, la communication et l’information, sont fortement impactées par la crise sanitaire de la COVID-19, et des solutions sont apportées par l’UNESCO pour soutenir les Etats : atténuer les disparités dans l’apprentissage, soutenir les acteurs du secteur de la culture au vu de la baisse de revenus substantielle dans leur domaine, lutter contre l’augmentation de menaces pour la liberté d’expression et la multiplication de désinformations, apporter un appui aux scientifiques africains et leur donner les moyens d’innover pour répondre aux crises futures. 

Pour le ministre de la Culture et du Tourisme du Burkina Faso, M. Abdoul Karim Sango, si la pandémie de la COVID-19 est venue questionner les modèles de développement, elle se présente également comme une opportunité de réflexion :

Ce monde souffre beaucoup de son mauvais rapport aux questions de valeurs. Si nous avons un fond commun de valeurs, cette solidarité créée par la COVID-19 doit devenir plus structurante (…). Les grands points qui ont été abordés ici sont en cohérence totale avec le mandat de l’UNESCO, à savoir construire la paix dans l’esprit des hommes et des femmes.