Lancement d'une campagne annuelle pour commémorer le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme

12 Décembre 2017

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© UNESCO / Christelle Alix

Le 11 décembre 2017, Audrey Azoulay, Directrice générale de l'UNESCO, a lancé une campagne d’une année pour commémorer le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme aux côtés de M. Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, S.E. Mme Zohour Alaoui, Présidente de la Conférence générale de l'UNESCO, et de M. Robert Badinter, ancien Ministre de la Justice et ancien Président de la Cour constitutionnelle de France.

« C'est l'occasion de réaffirmer, aux côtés du Haut-Commissaire, la place centrale de la protection des droits de l'homme dans l'histoire et le mandat de l'UNESCO », a déclaré la Directrice générale. C'est aussi l'occasion de « mesurer les progrès accomplis et les défis à relever ». Parmi ces défis, la Directrice générale a mis l'accent sur quatre thèmes : les risques découlant de l'ignorance et du mépris des droits de l'homme ; les conséquences dramatiques du terrorisme et de la montée de l'extrémisme violent ; la résurgence du relativisme culturel; et la régression du multilatéralisme. Toutes ces réalités « appellent à de nouvelles manières de défendre et d'articuler les droits de l'homme, (...) à un renforcement du suivi, (...) à des alliances plus fortes » et « à de nouveaux droits, repoussant les frontières de la dignité. »

Dans son discours, le Haut-Commissaire a noté qu'en dépit de l'équilibre positif de l'impact au fil des ans, nous sommes à un moment critique. Nos principes communément admis sont soumis à des pressions croissantes, le pilier de la justice miné et le sentiment de honte face aux violations des droits de l'homme appauvris. Nous devons défendre les droits de l'homme, en utilisant notre propre savoir-faire pour construire la voie de la sécurité et de la paix.

La Présidente de la Conférence générale de l'UNESCO a déclaré que nous ne pouvons pas nous satisfaire des progrès réalisés face à des défis tels que le sort des réfugiés, les femmes victimes de viol ou les formes modernes d'esclavage et de servitude. « Il n'y a pas d'universalité des droits de l'homme dans tout cela, » a-t-elle déclaré. Consciente des complémentarités, elle a exprimé le souhait d'une coopération et d'une interaction renforcées entre l'UNESCO et le HCDH.


© UNESCO / Christelle Alix

 
Pour Robert Badinter, l'UNESCO, maison de justes causes, a la responsabilité d'agir en s'appuyant sur la force morale inépuisable de la Déclaration universelle contre la dégradation de l'environnement, les violations odieuses de la dignité et de l'intégrité physique des femmes et des filles et la discrimination et l'exclusion subies par les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Dans le cadre de ces efforts, il est fondamental de protéger les défenseurs des droits de l'homme car « ils sont le sel de la terre, » a-t-il déclaré. « Aujourd'hui encore la Déclaration demeure l'horizon moral de notre temps. »

L'UNESCO souhaite vivement que l'occasion d'une mobilisation annuelle à travers l'Organisation et l'ensemble de l'ONU puisse inciter à une action plus cohérente et plus globale, nous permettant de mieux répondre, en étroite collaboration avec toute la constellation d'acteurs promouvant les droits de l'homme, aux besoins sur le terrain de nos États membres.