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Lancement officiel et présentation de l’état d’avancement des activités, du projet de « Sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine Culturel du Mali »

11/11/2020

Bamako, 05 novembre 2020, la salle de réunion du ministère de la Culture, de l’artisanat du Tourisme a abrité la première réunion du Comité de pilotage  du projet de « Sauvegarde et de Mise en valeur du Patrimoine culturel du Mali ». Les activités de ce programme s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du Programme de réhabilitation du patrimoine culturel et de sauvegarde des manuscrits anciens du Mali (2017-2020) et qui vise à appuyer le Gouvernement malien dans la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel, y compris des manuscrits anciens au Mali. Elle était sous la présidence de Madame Kadiatou Konaré, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Organisé par le Bureau de l’UNESCO à Bamako, en partenariat avec le Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, cette réunion avait pour but de lancer officiellement le projet et faire le point sur l’état d’avancement des activités menées et d’échanger sur les perspectives et les actions à venir.

Présidée par Madame Kadiatou Konaré, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, qui avait à ses côtés M. Edmond Moukala, Chef de bureau et Représentant de l’UNESCO au Mali ;  Son Excellence Bart OUVRY, Ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne (UE) au Mali, la réunion a enregistré la présence des représentants  de l’Ambassade  de France, de la Norvège, de l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au Développement, ainsi que d’autres  partenaires techniques et membres du Comité du pilotage du Programme de Réhabilitation (DNPC, SAVAMA-DCI, IHERI-ABT, ICOMOS, ICOM, Ordre des Architectes du Mali, Musée national du Mali, Commission nationale malienne pour l'UNESCO et l’ISESCO), des membres du Cabinet et des Chefs des Services techniques du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, des experts et consultants et de la presse.

Dans son allocution, Madame Kadiatou Konaré a remercié l’UNESCO et l’UE ainsi que toutes les parties prenantes du Programme de Réhabilitation. Elle s'est réjouie de la tenue de ce comité, qui témoigne de la nécessité et de l’importance du suivi de l’exécution des recommandations du plan d’action 2017-2020 de la deuxième phase du Programme, qui a enregistré des résultats remarquables en termes de réhabilitation des biens culturels détruits, de mesures d’accompagnement de la communauté internationale à travers des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies en faveur de la protection du patrimoine culturel, des sanctions à l’endroit des auteurs des crimes contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale.

Le rôle indéniable du patrimoine culturel comme facteur de toutes ces valeurs fondamentales sociales, n’est plus à démontrer.

Madame Kadiatou KONARE, Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Monsieur Edmond Moukala a, pour sa part,  rappelé que les activités, mises en œuvre avec les financements de l’UE, contribuent à l'atteinte des objectifs couvrant tout le spectre patrimonial dont traitent les différentes Conventions de l'UNESCO – de la conservation et la gestion du patrimoine mondial, en passant par la lutte contre le trafic illicite, à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, sans oublier, bien sûr, les actions de conservation et de promotion des manuscrits anciens du Mali. Il a ainsi rappelé que la sauvegarde du patrimoine immatériel, ou la protection des biens culturels, contribue partout à soutenir la culture, à valoriser les identités culturelles, et ainsi à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir une culture de la paix.

Grace à l’appui constant de l’Union européenne dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme, dont les actions de l’UNESCO ont permis de renforcer la cohésion sociale, reconstruire l’espoir des populations et poser les bases d’un développement futur.

Edmond MOUKALA, Chef du Bureau de l'UNESCO à Bamako

Monsieur Bart OUVRY, Ambassadeur de la Délégation de l’UE, a souligné la détermination de son institution pour la cause de la culture malienne et de ce programme dont l’écho dépasse les frontières nationales. Il a noté singulièrement de ses attentes dans la suite des actions dans le cadre de la deuxième phase du Programme. Il a exprimé sa satisfaction sur la formation de 50 jeunes sur les techniques de travaux de conservation du patrimoine, car cela est très importante pour la pérennisation des savoir et savoir-faire endogènes, qui est indispensable afin de s’ouvrir le patrimoine aux nouvelles générations.

Le Comité de pilotage s’est poursuivi par une présentation de Monsieur Fidèle Guirou, Coordinateur du Programme de réhabilitation, sur les activités réalisées, les difficultés rencontrées, les stratégies et les perspectives. Les activités se résument en quatre principaux volets : (i) Réhabilitation et Protection du Patrimoine; (ii) la mise en place de mesures de sauvegarde durables et valorisation des manuscrits anciens; (iii) renforcement des capacités pour rétablir les conditions appropriées de conservation, gestion, sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel et des manuscrits anciens et afin (iv) l’Information régulière au public de la mise en œuvre du projet et visibilité des partenaires. Malgré les contextes sanitaire et sécuritaire, les activités conduites par volet, ont été bien exécutées.

Les échanges se sont déroulés dans une atmosphère participative et interactive. Ils ont donné lieu à plusieurs recommandations visant la réussite du programme d’une part mais également la nécessité de l’implication du Gouvernement dans la conservation des sites du patrimoine.  Il s’agit notamment de consolider les acquis et plus de mobilisation pour la protection du patrimoine qui demeure fragilisé et continue de subir les conséquences de la crise. Une autre recommandation forte a porté sur l’organisation des campagnes d’informations et de sensibilisation sur les activités du programme à l’endroit de toutes les parties prenantes et l’organisation d’une table ronde pour une plus grande mobilisation des partenaires.