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L'éducation à l'ordre du jour d’un des plus grands forums mondiaux sur la santé

12 Novembre 2019

La Sous-directrice générale de l'UNESCO pour l’éducation, Stefania Giannini, a fait valoir que l'éducation était le moteur de la santé et du bien-être lors du Sommet mondial de la santé qui s'est tenu cette année à Berlin, en Allemagne, du 27 au 29 octobre 2019.

Réunissant plus de 2 500 chercheurs, médecins, responsables gouvernementaux et représentants du secteur de la santé de 100 pays, le Sommet a pour but d’améliorer la santé à l'échelle mondiale, grâce aux progrès des domaines de la recherche, de l'éducation, des soins de santé et des résultats des politiques.

Madame Giannini est intervenue dans le cadre d’un panel de discussion en plénière, auquel participaient le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, la Vice-présidente du Libéria, Jewel Howard-Taylor, le ministre de la Santé du Brésil, Luiz Henrique, l’ambassadeur de bonne volonté de l'OMS pour le CSU et membre de la Chambre des conseillers du Japon, Keizo Takemi, et le secrétaire d'État du ministère allemand de la Santé, Thomas Steffen.

« Plus une personne parvient à un niveau d’instruction élevé, plus l’impact est positif et démontrable sur les résultats en matière de santé. De multiples études récentes ont démontré ce lien critique, en particulier pour les filles et les jeunes femmes, notamment dans quelle mesure des niveaux d’instruction plus élevés se traduisaient par une réduction significative de la vulnérabilité au VIH et à d'autres infections sexuellement transmissibles, aux mariages précoces et aux grossesses précoces et non désirées » a déclaré Madame Giannini.

« Les jeunes filles sans instruction ont trois fois autant de probabilité de se marier à 18 ans que celles qui ont fait des études secondaires ou supérieures. Nous savons également qu'une année supplémentaire d'enseignement secondaire réduit le risque d'infection par le VIH de 12 pour cent chez les filles » a-t-elle ajouté.

Des exemples tangibles

Madame Giannini a cité un exemple tangible du lien essentiel existant entre l'éducation et la santé, à savoir le programme de l'UNESCO  « Nos droits, nos vies, notre avenir » (03), qui vise à offrir à plus de 20 millions d'apprenants dans 32 pays une éducation sexuelle complète de qualité dans le cadre des efforts entrepris par le secteur de l'éducation pour réduire les nouvelles infections par le VIH, les grossesses précoces et non désirées, la violence sexuelle et le mariage d'enfants.

Elle a expliqué que ce programme avait reçu le soutien des ministres de l'éducation et de la santé qui collaborent en faveur de l’Engagement de l’Afrique de l’Est et australe pour répondre aux besoins des jeunes de la région en matière de santé et d'éducation sexuelle et reproductive, grâce à un effort multisectoriel soutenu par les Nations Unies. Il s'appuie également sur la Stratégie de l'UNESCO sur l’éducation pour la santé et le bien-être qui témoigne de la reconnaissance de plus en plus répandue au niveau international du fait qu'une approche plus globale de la santé scolaire et une action coordonnée entre les secteurs sont nécessaires.

Dans le paysage politique mondial, l'UNESCO s'est associée aux gouvernements et aux partenaires de développement du G7 et du G20 pour accélérer l'action en faveur de l'éducation des filles et des femmes, reconnaissant les bénéfices qu’apporte le niveau d'instruction à d'autres résultats clés des Objectifs de développement durable (ODD), y compris la santé.

Le Sommet mondial de la santé de cette année s'est penché sur l'impact des changements climatiques sur la santé, l'amélioration des systèmes de santé en Afrique et dans le monde, la lutte contre la résistance antimicrobienne, la santé numérique et la mise en œuvre des Objectifs de développement durable des Nations Unies. Le Sommet se tient sous le haut patronage de la Chancelière allemande Angela Merkel, du Président français Emmanuel Macron, du Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et du Directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.